Moulin à blé de l'Angle, puis minoterie, puis laiterie industrielle dite Caséinerie de l'Angle

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin à blé, minoterie, laiterie industrielle

Titre courant

Moulin à blé de l'Angle, puis minoterie, puis laiterie industrielle dite Caséinerie de l'Angle

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Antrain

Précision sur la localisation

Oeuvre située en partie sur la commune : Fontenelle (la)

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ille-et-Vilaine

Canton

Antrain

Lieu-dit

L'Angle

Références cadastrales

1823 B 484, 1995 B 343, 345, 346

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Le Couesnon

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, bâtiment d'eau, entrepôt industriel, bureau d'entreprise

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Temps modernes

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Les moulins de l'Angle, composés de deux bâtiments, sont attestés en 1791. En 1830, le propriétaire M. Goupil demande l'autorisation de réparer le moulin et son déversoir. Le régime hydraulique est réglementé par l'ordonnance royale du 2 février 1846. Elle stipule la mise en place d'un déversoir et d'un vannage de décharge composé de dix vannes. En octobre 1846, M. Goupil demande l'autorisation de reconstruire, sur l'emplacement de ses moulins qui tombent en ruine, une minoterie sur une surface de 21 m sur 10, avec trois ou quatre étages de hauteur. Cette requête est acceptée à l'unique condition de respecter les prescriptions du régime hydraulique stipulées dans l'ordonnance royale. Le 20 août 1847, le récolement des travaux est dressé dans un procès verbal. En 1849, suite à des analyses de la composition du terrain qui mettent à jour un sol d'alluvions composé de couches superposées de sable et de vase jusqu'à une profondeur de 5 m au-dessous du lit de la rivière, la construction de l'usine est reportée un peu plus en amont des anciens moulins et établie sur une dérivation du Couesnon. La construction de la minoterie, toujours en place, est achevée vers 1850. En 1852, il subsiste un ancien moulin à un tournant, situé en aval. A cette date, les ouvrages régulateurs comprennent un déversoir séparé en deux parties par une pile et un vannage de décharge composé de dix vannes. La date de cessation d'activité est inconnue. A la fin du XIXe siècle, une beurrerie remplace l'ancienne activité de mouture. En 1897, un annuaire d'Ille-et-Vilaine précise que la beurrerie fonctionne tous les jours avec les machines les plus perfectionnées. Vers 1910, les bâtiments sont réutilisés par une laiterie industrielle, dite la Caséinerie de l'Angle ou l'Armoricaine. Dirigée par A. Favre en 1911, elle produit des caséines industrielles pour tous usages, de la caséine alimentaire et possède un laboratoire d'essais et de recherche. La date de cessation d'activité est inconnue. En 1852, les deux anciens moulins de l'Angle sont activés chacun par une roue hydraulique. En 1903, mention d'une chaudière locomobile à vapeur provenant des ateliers Albaret. En 1911, mention d'une chaudière à vapeur issue du constructeur Auber, à Paris (75). Elle présente une forme horizontale tubulaire à retour de flammes, une capacité de 1, 7 m3, une surface de chauffe de 19, 32 m2 et est timbrée à 7 kg.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, granite, moellon, brique, béton, parpaing de béton

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Description de l'élévation intérieure

3 étages carrés, étage de comble

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique, produite sur place, énergie thermique, produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

La minoterie, construite en schiste, est de plan rectangulaire. Elle s'élève sur trois étages carrés et un étage de comble couvert d'un toit à croupe en ardoise. Les façades antérieure et postérieure sont rythmées par cinq travées de baies encadrées de pierre de taille et de linteaux en granite. Seules les fenêtres du rez-de-chaussée sont en plein cintre. La travée centrale est amortie par une lucarne-pignon en granite percée d'un triplet : une grande baie en plein cintre flanquée, de part et d'autre, de deux autres plus petites et barlongues. Chaque niveau est souligné par un bandeau en granite. A l'instar des chambranles des différentes baies, les chaînes d'angle, également en granite, sont harpées. L'ancien logis patronal, à un étage carré, est couvert d'un toit à longs pans. De l'autre côté de la cour, sont implantées quelques dépendances dont les anciens bureaux et le laboratoire de la laiterie industrielle, en rez-de-chaussée (constructions en brique et en parpaing de béton). Le paysage hydraulique du site a été fortement remanié.

Commentaires d'usage régional

Minoterie dite à l'américaine de plan allongé comptant au moins deux étages carrés (type D2)

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

Patrimoine industriel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35