moulin à blé, puis minoterie d'Epron

Désignation

Dénomination

moulin à blé, minoterie

Titre courant

moulin à blé, puis minoterie d'Epron

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Nouvoitou

Aire d'étude

Ille-et-Vilaine

Canton

Châteaugiron

Lieu-dit

le Moulin d'Epron

Référence cadastrale

1850 E 754, 1979 E4 583 à 586, 592, 594, 931

Milieu d'implantation

en écart

Cours d'eau

la Seiche

Parties non étud

atelier de fabrication, bâtiment d'eau, bassin de retenue, logement patronal, bureau d'entreprise, entrepôt industriel, hangar industriel, cour

Historique

Datation des campagnes principales de construction

Temps modernes

Datation des campagnes secondaires de construction

3e quart 19e siècle

Datation en années

1864

Justification de la datation

daté par source, daté par tradition orale

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Le moulin à blé d'Epron est vendu en 1700 par la famille Brissac aux seigneurs de Châteaugiron. Des baux indiquent qu'il est antérieur à cette période. A la Révolution, le moulin appartenait encore à l'ancien seigneur de la baronnie de Châteaugiron dont le fief se situe précisément à Epron. Le moulin est réglementé par une ordonnance royale du 25 août 1842 qui fixe les conditions selon lesquelles l'usinier est autorisé à se servir des eaux de la Seiche. Dressé le 25 mai 1857, un procès verbal de récolement constate l'exécution des travaux à peu près conformes aux dispositions prescrites. A cette date, le vannage de décharge se compose de sept vantelles. En 1864, le propriétaire M. Ozanne est autorisé à entreprendre des modifications. Il désire transformer le moulin en une petite minoterie à deux paires de meules et agrandir la vanne motrice afin de substituer à l'ancienne roue hydraulique en-dessous, une roue hydraulique de côté de 2, 30 m de largeur. En 1903, les ouvrages régulateurs sont reconstruits par M Ozanne. Un procès verbal de récolement des travaux de reconstruction du vannage, du 28 décembre 1903, constate son exécution conforme aux prescriptions. En 1936, la capacité maximum d'écrasement journalier s'élève à 70 q de blé. La minoterie d'Epron, dirigée par M. Legendre, est toujours en activité. En 1840, le moulin est actionné par une roue à aubes de 5 m de diamètre. Son axe est situé à 94 cm au-dessus de l'eau du bief d'amont. La chute d'eau est de 1, 13 m. En 1911, mention d'une chaudière à vapeur de forme horizontale à deux bouilleurs, d'une surface de chauffe de 20, 186 m2, timbrée à 6 kg et fabriquée par Hérisson, au Mans (72). En 1936, la force motrice est distribuée par une roue hydraulique qui développe 20 ch et par un moteur à gaz pauvre horizontal. La même année, le matériel de mouture se compose de quatre broyeurs à cylindre, de quatre convertisseurs, d'un plansichter et d'une bluterie hexagonale.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

schiste, grès, granite, moellon, béton, béton armé

Matériau de la couverture

ardoise

Parti de plan

plan régulier en L

Vaisseau et étage

4 étages carrés

Type de la couverture

toit à longs pans, croupe

Source de l'énergie

énergie hydraulique, produite sur place, énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, achetée

Commentaire description

Le site comprend plusieurs corps de bâtiment répartis autour d'une cour. La minoterie, formée de trois corps, présente un plan en L. Le corps principal, atelier de fabrication et bâtiment d'eau, compte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et quatre étages carrés couverts d'un toit à croupe en ardoise. Il est construit en schiste sur ses trois premiers niveaux, en grès au quatrième et en béton armé au dernier niveau formant couronnement. Ces trois types de matériaux correspondent à trois campagnes de construction différentes qui se sont succédées afin de répondre aux nécessités technologiques de la minoterie. Le second corps de bâtiment, en retour d'équerre, prolongement de l'atelier de fabrication, est construit sur le même modèle avec un niveau en moins. Ces deux bâtiments sont percés de baies à arc surbaissé, encadrées de brique et situées au même aplomb. L'entrepôt industriel, accolé, comprend un étage carré couvert d'un toit à croupe en ardoise. De l'autre côté de la cour s'organisent des bâtiments plus récents destinés au stockage de la marchandise (hangars industriels). Le logis patronal, en granite, est situé en amont du moulin.

Typologie

minoterie dite à l'américaine de plan allongé comptant au moins deux étages carrés (type D2)

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

Patrimoine industriel

Dossier adresse

s