distillerie dite établissements Pioc, puis Société Civile Immobilière Pioc

Désignation

Dénomination

distillerie

Titre courant

distillerie dite établissements Pioc, puis Société Civile Immobilière Pioc

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Saint-Jean-sur-Couesnon

Aire d'étude

Ille-et-Vilaine

Canton

Saint-Aubin-du-Cormier

Lieu-dit

la Lande de Lessard

Référence cadastrale

1997 ZW 73, 80, 84 à 88

Milieu d'implantation

isolé

Parties non étud

atelier de fabrication, logement de contremaître, bureau d'entreprise, entrepôt industriel, magasin industriel, cheminée d'usine, silo

Historique

Datation des campagnes principales de construction

1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle

Datation en années

1923, 1947

Justification de la datation

daté par source, daté par tradition orale

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

C'est en 1923 que Jean Pioc, bouilleur de cru, installe au lieu-dit la Lande de Lesssard un atelier public essentiellement édifié en essentage de planche. Au fil des années, l'atelier prend de plus en plus d'importance et se transforme en distillerie au cours de deux campagnes principales de construction. La première a lieu avant la Seconde Guerre mondiale et voit l'édification de la cheminée d'usine toujours en place. En 1937, la production est supérieure à 500 l d'alcool pur par 24 h. La seconde campagne de construction a lieu après guerre et s'étale de 1947 à 1952 pour aboutir à la distillerie actuelle. C'est au cours des années 1950 que l'usine, inscrite sous la raison sociale établissements Pioc, connaît sa période la plus prospère. Sa production concerne alors à 80 % une fabrication d'alcool d'Etat, les 20 % restant consistent en de l'eau-de-vie de Bretagne, autrement appelée alcool de bouche, et en du cidre. Durant toute son exploitation, l'usine est dirigée par la famille Pioc. Inscrite sous la nouvelle raison sociale Société Civile Immobilière Pioc, la distillerie, faute de matière première, cesse toute activité en 1988 après une marche au ralenti pendant une dizaine d'années. Actuellement, les bâtiments sont désaffectés. Pour son fonctionnement, la distillerie importait 50 % de charbon de terre en provenance de Cardiff (Pays de Galles) et en transit par Saint-Malo, les 50 % restant se composaient de charbon français avant l'adoption du fuel lourd, puis de l'énergie électrique. Aujourd'hui, l'atelier de fabrication abrite encore une presse datée des années 1960, les séchoirs à marc intégrés au bâti, ainsi que deux chaudières à vapeur dont une Babcock et Wilcox à simple bouilleur, de 1928. La seconde, plus petite, est une chaudière à vapeur verticale. Dans les années 1950, la distillerie Pioc emploie environ trente-cinq salariés.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

béton, béton armé, brique creuse, brique, granite, moellon

Matériau de la couverture

ardoise, matériau synthétique en couverture

Vaisseau et étage

1 étage carré, étage de comble

Type de la couverture

toit à longs pans, appentis

Source de l'énergie

énergie électrique, achetée, générateur

Commentaire description

Atelier de fabrication construit en brique creuse à ossature métallique couvert d'un toit à longs pans en matériau synthétique. Cheminée d'usine en brique. Les entrepôts et les magasins industriels sont édifiés en béton armé et sont couverts d'une toiture à longs pans en matériau synthétique. Le logement du contremaître est construit en grès. Il compte un étage carré et un étage de comble surmonté d'un toit à longs pans en ardoise. Sa façade postérieure est flanquée d'un bâtiment en appentis.

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1998

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

Patrimoine industriel