Maison de maître dite Château Sainte-Barbe

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Genre du destinataire

De maître

Appelation d'usage

Château Sainte-Barbe

Titre courant

Maison de maître dite Château Sainte-Barbe

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Gironde (33) ; Ambès ; route du Burck

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lormont

Lieu-dit

Sainte-Barbe

Adresse de l'édifice

Burck (route du)

Références cadastrales

1824 B2 351, 2001 AX 29

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Jardin, cour, chai, cuvage, puits, clôture de jardin, portail, mur de clôture

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 18e siècle, 2e moitié 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

17e siècle (détruit), 2e moitié 20e siècle

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques, daté par tradition orale

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Lynch Jean-Baptiste (habitant célèbre)

Description historique

Si le lieu de Sainte-Barbe est mentionné dès le 14e siècle, il semble que la maison dite château Sainte-Barbe n'apparaît qu'au 17e siècle dans les textes et qu'au 18e siècle sur les cartes qui mentionnent aussi sa chapelle et son embarcadère. Vers 1765 un registre d'hommages cite la maison noble de Fourmigley autrement Sainte-Barbe que Jean-Baptiste Lynch, maire de Bordeaux, aurait fait reconstruire à cette époque. Diverses vues des 19e et 20e siècles représentent les façades. L'aile nord de la demeure a sans doute subi des transformations car le cadastre de 1824 ne représente pas la configuration actuelle. La tradition orale mentionne une campagne de travaux vers 1886 ; celle-ci correspond sans doute au remaniement de l'intérieur et à la construction du cuvier modèle et du pressoir roulant que signale un ouvrage consacré à la viticulture. Le parc aurait été réaménagé à la même époque profitant de l'implantation d'un puits artésien pour alimenter des bassins, des viviers et des "jalles". Malgré des dégradations, l'ensemble a conservé une grande partie des aspects d'origine permettant en 1996 sa protection au titre des monuments historiques. Des restaurations sont en cours depuis plusieurs années.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, ardoise

Typologie de plan

Plan régulier en U

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, étage de comble, en rez-de-chaussée surélevé

Typologie du couvrement

Voûte d'arêtes

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit à longs pans brisés, pignon couvert, pignon découvert, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Le domaine de Sainte-Barbe est situé au bord de la Garonne à la limite méridionale de la commune ; il est entouré de marais asséchés plantés de vignes. Les bâtiments sont établis selon un plan en U ; le logis, simple, est flanqué d'ailes en retour d'équerre prolongées par les dépendances. La façade principale est tournée vers l'ouest et la Garonne ; elle est précédée d'un jardin limité par des grilles où s'ouvre un portail de chaque côté. Au bord de la route deux pavillons encadrent la grille ; un terrain planté de platanes prolonge le jardin jusqu'au fleuve. La cour orientale limitée par les deux ailes de dépendances est fermée par un mur ouvert d'un portail. Le jardin est agrémenté d'un puits ; l'ornement du parc est complété par un bassin alimenté par un puits artésien et par une pièce d'eau traversée par un pont de jardin. Le logis est construit en pierre de taille sauf les murs des ailes et ceux, avec fruit, des dépendances en moellon. Les murs de clôture et ceux des pavillons sont en pierre de taille. Les couvertures du logis et des pavillons de jardin sont en ardoise ; les toits des dépendances sont en tuile creuse. Des grilles et des portails en fer forgé complètent les clôtures. Le corps de logis en rez-de-chaussée repose sur de vastes salles voûtées d'arêtes qui occupent le soubassement. On accède à l'étage d'habitation par 2 perrons situés devant les 2 façades antérieure et postérieure et précédés d'escaliers doubles à 2 volées convergentes en équerre. Un étage de comble, éclairé par des lucarnes, couvre les ailes et la partie postérieure du logis. Les élévations sont ordonnancées avec ou sans étage. Un muret de couronnement règne sur chacune des façades principales sauf sur la partie centrale surmontée par un fronton. Chaque partie centrale comporte trois baies ; celle de l'élévation antérieure forme une avancée. Le mur pignon de chacune des ailes formant retour porte aussi un fronton agrémenté d'un oculus aveugle. La demeure est ornée d'un décoration simple dans le style du milieu du 18e siècle. Des bossages d'angles, un bandeau et une corniche complètent le décor des élévations du logis et des pavillons. Le tympan des deux frontons des élévations principales reste en attente de sculpture. Des ailerons et des corniches agrémentent les lucarnes des combles. Une balustrade complète l'escalier extérieur situé dans la cour. Les amortissements des piliers des portails sont constitués de polyèdres. La margelle du puits est constituée de dalles ornées d'un cordon central et d'un rebord plat. A l'intérieur du logis un décor stuqué de style Louis XV recouvre les murs ; ce décor imite des lambris de hauteur dans le vestibule et le salon ; il orne les cheminées ou les alcôves des autres pièces. Celles-ci sont généralement agrémentées de cheminées de style Louis XV en marbre ; dans le comble elles sont en pierre peinte. On accède aux caves par une porte en menuiserie dont le faux dormant est orné de cannelures et d'un losange. Les croisées sont découpées en petits carreaux. Les grilles du portail principal sont ornées du monogramme M (Maingard, propriétaire au 19e siècle). Le corps de logis est couvert d'un toit à longs pans et croupe ; le pan postérieur et les ailes en retour sont couvertes de longs pans brisés. Les dépendances sont couvertes de toits à longs pans avec pignons découverts. Un vestibule occupe le centre du corps de logis dont les pièces sont disposées en enfilade. Chaque aile est distribuée par un couloir et un escalier en charpente.

Commentaires d'usage régional

Toit à croupes, élévation ordonnancée,plan en U,partie agricole en soubassement

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1996/12/23 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Château, son parc et sa clôture avec ses deux pavillons (cad. AX 10) : inscription par arrêté du 23 décembre 1996.

Intérêt de l'édifice

À signaler, maison d'homme célèbre

Eléments remarquables dans l'édifice

Élévation ; clôture ; parc ; pavillon de jardin

Observations concernant la protection de l'édifice

Cette demeure a conservé son aspect d'origine illustrant ainsi le type des maisons de campagne construites au 18e siècle pour les notables bordelais.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2003

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Maffre Marie-Hélène

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Bordeaux - 5, place Jean-Jaurès 33000 Bordeaux - 05 57 57 72 37