Centrale thermique de Bordeaux-Ambès

Désignation

Dénomination de l'édifice

Centrale thermique

Appelation d'usage

Centrale thermique de Bordeaux-Ambès

Titre courant

Centrale thermique de Bordeaux-Ambès

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Gironde (33) ; Ambès

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Gironde

Canton

Lormont

Lieu-dit

Villeneuve

Références cadastrales

2006 BA 6, 9, 12, 13, 20, 22

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Garonne (la)

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, chaufferie, machine énergétique, cheminée d'usine, aire de stockage du combustible, station de pompage, station de captage, bassin de décantation, embarcadère, atelier de réparation, cantine, infirmerie, conciergerie, stationnement, cité ouvrière

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1959, 1971

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

Homberg Michel (architecte)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Dans le cadre du programme de déploiement lancé par EDF dans les années 1950 d'un parc de centrales thermiques destiné à répondre à la demande croissante en électricité, et du développement économique de la région Aquitaine, décision d'implanter une centrale fonctionnant au fioul à Ambès. Choix du site justifié par la proximité de l'agglomération bordelaise, de l'estuaire et des usines de traitement de pétrole (voir notice IA00135856). L'architecte parisien Michel Homberg (architecte-conseil auprès d'EDF) fut associé à la réalisation du projet. Mise en service des 2 premières tranches de 125 MW chacune en 1959-1960. Construction de 4 nouvelles unités de 250 MW progressivement mises en service entre 1971 et 1974, pour une capacité totale de production de 1250 MW. Après la construction de la centrale nucléaire de Braud-et-Saint-Louis dans les années 1970, l'usine d'Ambès fut progressivement déclassée. La première étape du démantèlement est intervenu en 1994, avec la destruction des tranches 1 et 2. La cessation définitive d'activité est intervenue en avril 2004 ; le site est maintenant en phase de post-exploitation et l'usine doit être totalement démontée d'ici 2015. L'alimentation de la centrale en fioul et gaz était assurée par bateau depuis un appontement situé sur la Garonne, et par des conduites depuis la raffinerie voisine. Les générateurs de vapeur des tranches 125 MW et 250 MW, à circulation naturelle, ont été construits par la société Babcock. Les autres principaux matériels de la tranche 125 MW étaient : groupes turbo-alternateurs des sociétés Rateau (turbines) , Jeumont (alternateurs) et SCAM (condenseurs) ; transformateurs principal et auxiliaire Alsthom. Matériels des tranches 250 MW : turbo-alternateurs de la société de Construction Electro Mécanique CEM et condenseurs SCAM, transformateur principal CEM et auxiliaire Jeumont-Schneider. Chaque tranche est équipée de pompes alimentaires Worthington. Les sociétés Pillard (couronnes des chaudières) , Forney, Sapag, Denies et Cie, SACM (groupes électrogènes) ont également fourni divers matériels. 125 personnes étaient employées pour le fonctionnement des tranches 1 et 2 dans les années 1960 ; l'effectif, renforcé à 250 personnes au début des années 1970, s'élevait à plus de 500 personnes après la mise en service de la totalité des tranches. Effectif redescendu à 130 personnes environ après la suppression des tranches 1 et 2. Les bâtiments sociaux comprenaient, sur le site : infirmerie, salles de loisir et de jeux, cantine ; en dehors du site : 2 célibatoriums (à Ambès et Saint-Louis-de-Montferrand) et plusieurs cités ouvrières (à Ambès, Saint-Louis-de-Montferrand et Ambarès). Existence d'un fonds d'archives privées.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Béton, béton armé, acier, pan de métal

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente métallique, ascenseur

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique, produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

Site industriel desservi par voie navigable et embranchement ferroviaire. L'ensemble occupe une superficie d'environ 50 ha, comprenant, outre le bâtiment de production, les bâtiments administratifs et sociaux à l'ouest, au nord les dépôts de carburant et les postes d'expédition de l'énergie raccordés aux lignes à haute tension ; séparés de la centrale par la route, un appontement et deux stations de captage sont installés sur la Garonne. La centrale est de type "extérieur" : le matériel thermique, générateurs de vapeur et groupes turbo-alternateurs sont à l'air libre ; seuls les salles de commande, quelques auxiliaires, l'ensemble des bureaux, magasins et ateliers d'entretien sont abrités. Le bloc usine formé de 4 unités juxtaposées comporte une ossature de béton armé sur piliers, surmontée d'une structure métallique divisée en plateaux, auquel est suspendu le système de production de la vapeur. Le sol du plateau béton est carrelé, les autres niveaux sont constitués de grilles métalliques. Le tout s'élève à plus de 47 mètres de haut. Les cheminées sont en béton avec gainage intérieur en tôle ; celles des tranches 1 et 2 avaient une hauteur de 100 mètres, les 4 autres mesurent 140 mètres. Les salles de commande, largement éclairées de baies obliques, sont installées à la jonction de 2 tranches. 2 grues mobiles ACA sur pont roulant permettent le levage et l'entretien des turbo-alternateurs. La capacité de stockage, augmentée parallèlement au développement de la centrale, se compose d'un parc de 7 réservoirs de 20000 mètres cubes, assurant une réserve utile moyenne de 10 jours de marche, pour une consommation quotidienne maximale de 6750 tonnes.

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté, menacé

Protection

Observations concernant la protection de l'édifice

Bien qu'étant l'une des plus importantes centrale thermique française, l'usine d'Ambès n'a pas été prise en compte dans le repérage du patrimoine industriel de la Gironde achevé en 1995, limité à des établissements antérieurs à 1950. De type dit "extérieur", comme celles de Martigues-Ponteau (13) et d'Albi (81) , en usage entre la fin des années 1950 et les années 1970, elle fut la plus importante centrale de sa génération.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'un établissement public de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2006

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Beschi Alain, Maffre Marie-Hélène

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel, opération d'urgence

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Bordeaux - 5, place Jean-Jaurès 33000 Bordeaux - 05 57 57 72 37