Prieuré de bénédictins Saint-Pierre et Saint-Phébade, puis église paroissiale

Désignation

Dénomination de l'édifice

Abbaye, prieuré, église paroissiale

Genre du destinataire

De bénédictins

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Pierre ; Saint-Phébade

Titre courant

Prieuré de bénédictins Saint-Pierre et Saint-Phébade, puis église paroissiale

Localisation

Localisation

Occitanie ; Haute-Garonne (31) ; Venerque

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Haute-Garonne

Canton

Auterive

Références cadastrales

1815 I 311, 2009 I 556

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 12e siècle, 13e siècle (?), Fin du Moyen Age, 19e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Du Mège Alexandre (maître d'ouvrage)

Description historique

La première mention connue fait état d'un monastère en 817 ; le comte de Toulouse Guillaume IV en fait donation à Saint-Pons de Thomières en 1080 (M. Durliat, Haut-Languedoc roman, p. 41). La construction de l'église commence par l'édification du chevet dans les premières décennies du 12e siècle. Les travaux se poursuivent, vraisemblablement au 13e siècle, par les parties hautes du chevet, le clocher-mur, puis le transept et la nef, jusqu'au portail d'entrée. A la fin du Moyen Age, le transept et sa croisée sont voûtés. A la même époque, le bas-côté nord est construit. La surélévation du chevet est peut-être contemporaine. Au 19e siècle, plusieurs campagnes de travaux se succèdent. Dans la première moitié du 19e siècle, d'importants travaux sont diligentés par l'abbé Lassalle et la fabrique : établissement des voûtes des deux travées de la nef et du bas-côté nord et construction du bas-côté sud, achevée en 1841. Les travaux sur le chevet sont dirigés par Alexandre du Mège à partir du classement de l'église en 1840. Ils portent sur les vitraux, fresques et sculptures. L'architecte Jacques-Jean Esquié prend ensuite la direction des travaux à partir de 1853, s'occupant du carrelage de la nef et de la toiture du choeur. En 1896-1897, son fils Pierre Esquié fait surélever les trois vaisseaux pour recevoir trois toitures indépendantes et une fortification périphérique : les travaux sont sans doute achevés en 1903, date inscrite sur un vitrail, de l'atelier de Saint-Blancat de Toulouse, placé dans une fenêtre haute de la nef.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, brique, galet, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Brique en couverture, tuile creuse

Typologie de plan

Plan en croix latine ; plan allongé

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Typologie du couvrement

Cul-de-four ; voûte d'ogives ; fausse voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit à deux pans, extrados de voûte, toit à un pan, croupe polygonale

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Le chevet roman, construit en grès, comporte une abside et deux absidioles polygonales. L'abside, voûtée en cul-de-four, conserve sa couverture d'origine en briques posées en tas-de-charge sur un blocage en galets. Le transept et les parties sommitales du chevet sont construits en brique. Le clocher-mur s'appuie à l'est sur la couverture de l'abside et à l'ouest sur l'arc triomphal. Il comporte deux séries de quatre arcades en plein-cintre et est couronné de merlons et créneaux. La surélévation de l'abside, à des fins de fortification à la fin du Moyen Age, vient s'appuyer contre le clocher-mur et a entraîné le bouchage des arcades basses. Au 13e siècle, l'édifice, en croix latine, comportait une nef unique, ouverte à l'ouest par un modeste portail dans une façade sobre, cantonnée de deux massifs contreforts d'angle. Le bas-côté nord est construit en brique à la fin du Moyen Age. Le bas-côté sud, ajouté dans la première moitié du 19e siècle, est bâti en assises alternées de brique et galets. Les fausses voûtes des deux bas-côtés et de la nef sont réalisées, au 19e siècle, à l'image de celles du transept, mais en briques posées à plat. La surélévation de la nef dans le dernier quart du 19e siècle, en brique, reçoit un appareil défensif : mâchicoulis, créneaux et échauguettes.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, vitrail (étudié dans la base Palissy), peinture (étudiée dans la base Palissy)

Indexation iconographique normalisée

Ornement végétal ; animal ; ornement géométrique ; animal fantastique

Description de l'iconographie

Chapiteaux ornés de feuillages et d'animaux, cordons à billettes et à palmettes, gargouilles en forme d'animal fantastique.

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1840 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Classement par liste de 1840

Référence aux objets conservés

IM31000601, IM31000602, IM31000603, IM31000604, IM31000605, IM31000606, IM31000607, IM31000608, IM31000609, IM31000610, IM31000612, IM31000613, IM31000615, IM31000616

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2009

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Joy Diane, Brunel Agathe, Decomble Laure, Machabert Coralie, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Opération ponctuelle

Typologie du dossier

Dossier individuel

prieuré de bénédictins Saint-Pierre et Saint-Phébade, puis église paroissiale
prieuré de bénédictins Saint-Pierre et Saint-Phébade, puis église paroissiale
(c) Inventaire général Région Occitanie
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