usine métallurgique dite forge de Padulella, dite forge "di i Cioti", dite "ferrera sottana di Moriani"

Désignation

Dénomination

Usine métallurgique

Appellation et titre

Forge de Padulella, Forge "di i Cioti", dite "ferrera sottana di Moriani"

Titre courant

Usine métallurgique dite forge de Padulella, dite forge "di i Cioti", dite "ferrera sottana di Moriani"

Localisation

Localisation

Corse 2B San-Nicolao

Aire d'étude

Castagniccia

Lieu-dit

Padulella (près de)

Référence cadastrale

1989 A 578, 580

Milieu d'implantation

Isolé

Cours d'eau

Le Petrignani

Parties non étud

Bas fourneau, bâtiment du martinet, aire de concassage, bassin de retenue, logement d'ouvriers, pièce de stockage du combustible, aqueduc

Historique

Datation des campagnes principales de construction

2e quart 16e siècle, 3e quart 16e siècle, 4e quart 16e siècle, 1er quart 17e siècle, 1er quart 18e siècle, 2e quart 18e siècle, limite 18e siècle 19e siècle

Datation en années

1562, 1578, 1616, 1705, 1726

Justification de la datation

Daté par source

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Personnalitées

De Pino Benedetto, podestat (maître d'ouvrage) de Gentili Alessandro, capitaine (maître d'ouvrage)

Commentaire historique

Cet établissement métallurgique ou "forge à la lucquoise", construit au cours du deuxième quart du 16e siècle pour le podestat de Bastia Benedetto de Pino et pour le capitaine Alessandro de Gentili d'Erbalunga (Cap Corse) , endommagé au cours de la première guerre dite de Sampiero Corso (1553-1559) , est remis en état en 1562. Exploité en faire-valoir direct par l'intermédiaire d'intendants ou "fattori" ou confié à des locataires, par bail triennal, il nécessite d'importantes réparations en 1578 et en 1612 (A. D. Corse-du-Sud - Fonds Civile Governatore C 107 - C 212). Vendu en 1616 par les héritiers des fondateurs aux notables et hommes d'affaires bastiais Anton Francesco Pietri et Giovan Francesco Franceschi, détenu du deuxième quart du 17e siècle au quatrième quart du 17e siècle par le notable Ludovico Battestini puis par sa veuve, il est mentionné en 1696 comme copropriété des frères de Battisti et de l'homme d'affaires bastiais Marco Morelli, fermier de la gabelle de Porto-Cardo. Complété d'un martinet (distendino) en 1705, transformé en "forge à la génoise", équipé d'une soufflerie hydraulique substituée à l'ancienne paire de soufflets, il est détenu en 1709 par les familles Ciceretti, Berlia et Zerbi, les de Battisti ayant vendu leur part. Restauré en 1726 (A. D. Corse-du-Sud - Fonds Camerali - Liasse 206) , il est mentionné en ruines par la notice du Plan Terrier dressé en 1774. Remis en état à la fin du 18e siècle ou au début du 19e siècle, il est actif en 1811, date à laquelle il produit cent quintaux métriques de fer (Archives Nationales - Paris - F 12/1604) et en 1820, comme le fait observer l'ingénieur des mines Gueymard dans son rapport. Nos informations cessent avec cette notation.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

Schiste, moellon

Matériau de la couverture

Bardeau

Type et nature du couvrement

Charpente en bois apparente

Source de l'énergie

Énergie hydraulique, produite sur place, roue hydraulique verticale

Commentaire description

Les profonds bouleversements du site joints à l'état ruiné du bâtiment de la forge nous invitent à une lecture prudente des vestiges encore en place. Un aqueduc long de deux kilomètres, comptant originellement trente-deux arches, et dont il subsiste encore quelques éléments, conduisait l'eau du Petrignani à la retenue alimentant la forge située à 700 mètres de l'embouchure du cours d'eau. L'édifice, aux élévations formées de moellons de schiste et de scories, abritait sous le même toit les fonctions de production, de stockage et de logement ouvrier. Seule une halle de 72 m², à l'intérieur de laquelle était aménagé un coursier abritant la roue hydraulique verticale actionnant le marteau, a été conservée. Il ne subsiste aucun vestige de la charbonnerie, de la soufflerie hydraulique, du logement des forgerons et du martinet attenant, selon les sources, au bâtiment principal.

Etat de conservation

Vestiges

Statut juridique

Statut de la propriété

Propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1999

Crédits

© Inventaire général, © Collectivité Territoriale de Corse

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Mattioli Mauricette, Fideli Marie-Antoinette

Cadre de l'étude

Inventaire préliminaire

Dossier

Dossier individuel

Dossier adresse

Collectivité Territoriale de Corse - Direction du Patrimoine - Service de l'Inventaire du Patrimoine B.P. 215 - 20187 Ajaccio Cedex 1 - 04.95.50.38.06/04.95.50.38.07