Hôtel de Croismare, puis hospice dit bureau des pauvres

Désignation

Dénomination

hôtel, hospice, hôtel-Dieu, hôpital

Destinataire

de soeurs de saint Paul de Chartres

Vocable

Sainte-Elisabeth ; Saint-Louis

Appellation et titre

Hôtel de Croismare ; Chapelle Saint-Louis ; Hospice des pauvres ; Hospice des vieillards ; Hôpital Saint-Louis ; centre hospitalier

Titre courant

Hôtel de Croismare, puis hospice dit bureau des pauvres

Localisation

Localisation

Haute-Normandie 27 Vernon

Aire d'étude

Vernon

Canton

Vernon Nord

Lieu-dit

Gamilly

Adresse

Paris (route de) ; Grévarin (rue du) ; Benjamin Pied (rue)

Référence cadastrale

1825 D3 1056 à 1061, 1979 XC 466

Milieu d'implantation

en ville

Parties non étud

chapelle, cour, jardin

Historique

Datation des campagnes principales de construction

14e siècle, 1er quart 18e siècle, 1er quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, limite 19e siècle 20e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle

Datation en années

1726, 1858, 1896, 1965

Justification de la datation

daté par source, porte la date

Justification de l'attribution

attribution par source

Commentaire historique

Ensembles de bâtiments en partie construits sur l'ancien fief de Bonnemare. En 1657, Elisabeth de Vendôme, veuve de Charles-Amédée de Savoie-Nemours, duchesse de Nemours, fonde le bureau des pauvres, destiné à recevoir les mendiants ; en 1659, la nouvelle institution s'installe dans deux anciennes hôtelleries, place de l'ancienne halle (place de Gaulle) ; elle est placée sous le vocable de sainte Elisabeth. En 1724, le bureau des pauvres est transféré dans l'ancien hôtel de M. de Croismare, lieutenant général de Louis XV, gouverneur de l'Ecole militaire ; la propriété, où il résidait encore en 1715, se compose d'un grand corps de logis avec deux gros pavillons. Deux bâtiments en retour fermant la cour et la chapelle sont ajoutés dans le 1er quart du 18e siècle (entre 1715 et 1724). L'institution devient hospice de vieillards. En 1810, le logis de l'hôtel de Croismare est démoli et remplacé par un édifice d'élévation ordonnancée de deux étages surmonté d'un fronton orné d'une horloge, surnommé "pavillon de l'horloge". En1858, l'ancien hôtel-Dieu situé depuis le 13e siècle dans le centre de la ville (voir dossier IA27000116) est transféré sur un terrain adjacent à l'hospice de vieillards. Les bâtiments sont construits par l'architecte Joseph-Louis Delbrouck : corps de logis central relié par des galeries à deux grandes ailes latérales ; une annexe à la chapelle est également construite. Le pignon du pavillon central orné d'une niche abrite une statue de saint Louis haute de 2m ; la niche est surmontée des armoiries de la ville et de la couronne royale. Conformément aux nouvelles prescriptions en matière d'architecture hospitalière, ils contiennent de grandes salles aérées à l'usage des malades et un jardin d'agrément où ils peuvent se promener. En 1896, un pavillon d'isolement et un dispensaire sont construits en brique et chaînes de pierre, dans l'esprit des bâtiments de Delbrouck. Devenu centre hospitalier au 20e siècle, de nouveaux bâtiments sont construits dans les années 1930 par l'entreprise Lanctuit, notamment à l'emplacement de l'ancienne auberge des Trois Maillets sur la rue du Grévarin, puis autour de 1965 ; la plupart des bâtiments du 19e siècle sont alors détruits. L'ancien portail du 18e siècle est transféré à l'entrée du cimetière de Vernonnet. En 1984, le pavillon de l'horloge et l'aile gauche de l'ancien hospice, dite "aile des hommes", en mauvais état, sont détruits ; l'escalier du pavillon de l'horloge est déposé. Des anciens bâtiments, seuls subsistent la cave voûtée médiévale de l'hôtel de Croismare, la chapelle et le bâtiment attenant (lucarnes à croupes supprimées, façade enduite) ; du 19e siècle subsiste la statue de Saint-Louis. Une partie du mobilier de la chapelle est déposée au musée.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

calcaire, brique, pierre de taille, silex, moellon, enduit partiel, enduit, torchis, bois, pan de bois, essentage d'ardoise

Matériau de la couverture

tuile plate, ardoise

Parti de plan

plan régulier en H ; plan symétrique

Vaisseau et étage

sous-sol, 1 étage carré, étage de comble

Type et nature du couvrement

voûte d'ogives, lambris de couvrement

Parti d’élévation extérieure

élévation ordonnancée

Type de la couverture

toit à longs pans, croupe, pignon couvert, flèche polygonale

Emplacement, forme et structure de l’escalier

escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours avec jour

Commentaire description

Cave du 13e siècle voûtée à croisées d'ogives avec piliers octogonaux et pilastres ; chapelle Saint-Louis à nef unique sur un plan allongé en pierre de taille et blocage du 1er quart 18e siècle couverte en ardoise ; deux bâtiments 1er quart 18e siècle en pierre de taille et blocage couverts en tuile ; hôtel-Dieu de Delbrouck en 1858 sur un plan en H en brique avec chaînes de pierres ; façade-pignon portant la date ; jardin d'agrément composé de pelouses et d'arbres ; pavillon d'isolement et dispensaire de 1896 portant la date ; bâtiments divers des 2e et 3e quart du 20e siècle.

Technique du décor des immeubles par nature

sculpture

Représentation

saint

Précision sur la représentation

statue de Saint Louis en pied

Etat de conservation

vestiges

Protection

Référence aux objects conservés dans l'édifice

IM27016132, IM27016384, IM27016130, IM27016131, IM27016389, IM27016385, IM27016378, IM27016386, IM27016382, IM27016129, IM27016377, IM27016383, IM27016387, IM27016388

Intérêt de l'oeuvre

à signaler

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété publique

Références documentaires

Date d'enquête

1995

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1996

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bocard Hélène

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Dossier

dossier individuel

Dossier adresse

Conseil régional de Haute-Normandie - Service chargé de l'inventaire 2, rue Maladrerie 76000 Rouen - 02.32.08.19.80