Couvent de pénitents Notre-Dame-de-Bonne-Espérance, château

Désignation

Dénomination de l'édifice

Couvent, château

Genre du destinataire

De pénitents

Vocable - pour les édifices cultuels

Notre-Dame-de-Bonne-Espérance

Titre courant

Couvent de pénitents Notre-Dame-de-Bonne-Espérance, château

Localisation

Localisation

Normandie ; Eure (27) ; Vernon ; rue du Docteur Chanoine 12-14

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Haute-Normandie

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Vernon

Canton

Vernon Nord

Lieu-dit

Vernonnet

Adresse de l'édifice

Docteur Chanoine 12-14 (rue du)

Références cadastrales

1825 B 105, 1979 BE 142.143

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Logis prieural, parc

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 17e siècle, 1er quart 20e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Les religieux du tiers ordre de Saint Francois, établis au 13e siècle sur les hauteurs de Vernonnet vers Heurgival, sont autorisés, par lettres patentes du roi louis XIII, à choisir un endroit plus commode. Avec l'aide d'Alphonse Jubert, sieur d'Harquency et de Bizy, et président en la Cour des Aides de Normandie, ils s'installent à cet emplacement vers 1614-1616. En 1618, le doyen rural de Baudemont pose les premiers fondements du couvent ; certains religieux viennent alors du couvent des Cordeliers situé dans la vieille ville. La chapelle, placée sous l'invocation de Notre-Dame de Bonne-Espérance, est bâtie grâce aux aumônes de Hiéronyme d'Arcona, gouverneur de Vernon. En 1712, les religieux sont chargés de desservir la paroisse de Notre-Dame de l'Ile. En 1723, la communauté ne compte plus que dix religieux et en 1790, ils sont autorisés a vendre leur argenterie pour subvenir à leurs besoins. En 1792, le domaine, d'une superficie de deux arpents, est vendu à M. Predin. Au 19e siècle, la propriété, qui comprend d'importants vestiges du couvent, est constituée d'une aile parallèle à la rue, avec pignon fleuronné, abritant à l'étage un corridor et les anciennes cellules (la façade s'orne de galeries et d'une terrasse) et d'une aile en retour d'équerre, abritant une salle à manger voûtée ; une chapelle, située vers l'extrémité de la seconde aile, longe le chemin des Pénitents. Les jardins sont disposés en terrasses sur la pente du coteau Le cloître, parallèle à ce même chemin, à la chapelle et à une des deux ailes, fut très tôt remplacé par un mur. Les frères peintres Sablet, élèves de Vien, y habitèrent. En 1912, M. Choque fait démolir ce qui reste des bâtiments conventuels et fait construire un château. L'édifice se compose d'un corps de bâtiment aux deux ailes en saillie sur la partie centrale et flanqué d'une tour carrée à toit quadrangulaire ; la façade, qui comprend une terrasse, est décorée de mascarons à têtes de moines et de bas-reliefs avec groupes de moines. Le parc s'agrémente de fûts de colonnes provenant d'une ancienne chapelle d'époque Renaissance, détruite à la Révolution. En 1914, le château est transformé en hôpital auxiliaire 204 des dames françaises. L'ensemble est incendié par les Allemands le 8 juin 1940. La Société des H. L. M. y a installé les chalets des Pénitents, destinés à abriter des familles nombreuses. Les rares vestiges subsistant sont ceux de l'escalier du parc et le logis du prieur situé de l'autre côté de la rue. Ce dernier est constitué d'une grande bâtisse en pierre calcaire d'un étage avec tourelle d'escalier et d'un 2e bâtiment plus bas sur la cour avec étage de comble et lucarnes à charpentes moulurées ; l'ensemble est couvert d'une haute toiture à croupe.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire (?)

Matériaux de la couverture

Tuile plate

Typologie de plan

Plan allongé ; plan régulier en U

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, flèche polygonale, pignon découvert

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre

Couverts ou découverts du jardin de l'édifice

Parterre de gazon ; pelouse ; massif d'arbres ; bosquet

Commentaire descriptif de l'édifice

Bâtiments monastiques de plan allongé formant un ensemble en U (cadastre 1825) ; château sur un plan en L constitué de deux ailes perpendiculaires ; lucarnes à croupe ; pignons découverts, baies cintrées et baies géminées au pavillon situé à l'extrémité sud-est ; jardin paysager avec allées sinueuses, parterres de gazon, bassin, bosquets

État de conservation (normalisé)

Détruit

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1995

Date de rédaction de la notice

1995

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bocard Hélène

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Haute-Normandie - Service chargé de l'inventaire 2, rue Maladrerie 76000 Rouen - 02.32.08.19.80