Fortification d'agglomération

Désignation

Dénomination de l'édifice

Fortification d'agglomération

Titre courant

Fortification d'agglomération

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Doubs (25) ; Rougemont

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Rougemont

Références cadastrales

2009 AL 13, 17, 21, 25 à 28, 38 à 41, 59, 76, 77, 142, 143, 160, 161, 250 à 253, 256 à 259, 261 à 263, 265 à 271, 274 , 277, 397, 398, 462, 543, 2009 AK 185 à 187, 191, 192, 255, 273, 279 à 281

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Enceinte, porte de ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

12e siècle (?), 13e siècle (?), 14e siècle (?), 15e siècle (?)

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques, daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

La forme de l'enceinte fortifiée du village, sans flanquement, suggère une date précoce de réalisation : probablement le 12e siècle. A l'origine, elle est peut-être constituée de palissades, et est construite en maçonnerie postérieurement, et ce avant 1370. En effet, à cette date, le mur d'enceinte est attesté dans la charte de franchise. D'après le Père Dunand, la porte Fourquay (ou porte dessus) située rue de la Grande Côte n'existe déjà plus à la fin du 18e siècle. Le même auteur écrit, en 1783, à propos des fortifications : "on y voyait des tours rondes et quarrées placées de distance en distance". Les fortifications vont connaître de multiples vicissitudes : Rougemont est pris par les Suisses en septembre 1476, et en novembre 1479, il est pillé et brûlé. Gilbert Cousin, en 1552, décrit le bourg comme étant en ruine, et en 1583, a lieu "l'accensement au profit de Pierre Freuriot d'une vieille tour en ruines, nommée la tour Rolin, adjacente aux fortifications du bourg, à charge de la rebâtir et couvrir à ses frais". En 1595, le village est incendié par les troupes de Tremblecourt ; l'enceinte urbaine et le château restent à l'état de ruine. Rougemont est encore ravagé, en 1636, par les troupes suédoises et françaises. L'une des deux portes Fourquay (percée en arc brisé) située Grande Rue est démolie, en 1868, pour cause de vétusté et pour permettre une circulation plus aisée. Enfin, dans les années 1983-84, est détruite la plus importante partie de muraille encore conservée (située entre les deux portes Fourquay).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit

Commentaire descriptif de l'édifice

L'agglomération castrale est située sur un éperon barré divisé en une ville haute (basse-cour) occupant la pointe du promontoire et au sud, en un château barrant le paysage (détruit en 1809). Sa superficie est alors d'environ 1,5 hectare. Un bourg-dessous de forme semi-circulaire va être créé en contrebas, sa superficie intra-muros est de 6,7 hectares (306 x 250 m) ; Rougemont est ainsi l'un des bourgs médiévaux les plus vastes du Doubs. Quatre portes donnaient accès au village : les deux portes Fourquay au sud (détruites), la porte du moulin (détruite) face au faubourg de Rougemontot et la porte du vieux moulin en direction de Baume-les-Dames. Cette dernière (conservée mais très restaurée au XXe siècle) est formée d'un simple arc en plein-cintre appareillé. Elle est accolée à une maison possédant une tour à deux archères-canonnières en trou de serrure. La porte de l'ancienne basse-cour ne conserve que ses deux piédroits dont un est épaulé par un contrefort. Du temps de l'historien Jules Gauthier, en 1890, elle possédait encore son arc en plein-cintre. Non loin de là, sont encore visibles les vestiges d'une tour du château accolée à la "maison d'autrefois", et un pan de muraille en contrebas du presbytère. Certaines maisons de la ville basse sont construites sur le tracé des fortifications, englobant une part de leurs maçonneries, et longeant l'ancien fossé. Actuellement, le mur d'enceinte est conservé de manière très parcellaire ; des murs très épais sont encore décelables dans certaines constructions : 1,20 m (en AL 13), 1,50 m (en AL27 et AL 28) ou encore sur les parcelles AK185, 255 et 187. En AK187, le rempart est conservé sur environ 5 m de hauteur, son sommet est couvert de lauze et on constate la présence de baies bouchées, dont une à meneau, probablement percées au XVIe siècle. Un important massif en moellon visible rue de la Grande Côte est tout ce qui subsiste de la porte Fourquay (ou Porte Dessus) menant à la Citadelle. Enfin, une maison localisée Carrefour des Halles (AL 27) possède une archère-canonnière en "trou de serrure", formée d'une fente de visée surmontant un orifice circulaire, type très courant en Franche-Comté. Elle est percée dans la cave de l'aile en retour construite au-delà du tracé de l'enceinte. Peut-être est-il permis de voir en cette construction saillante, les vestiges d'un élément défensif (serait-ce la tour Rolin ?) datant de la fin du Moyen Age.

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune,propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Hamelin Liliane, Jacques Christophe

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine
8, avenue Denfert-Rochereau 25000 Besançon - 03.63.64.20.00

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© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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