Immeuble et atelier d'horlogerie, dit maison Savoye

Désignation

Dénomination de l'édifice

Immeuble, atelier

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Atelier d'horlogerie

Appelation d'usage

Maison Savoye

Titre courant

Immeuble et atelier d'horlogerie, dit maison Savoye

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Doubs (25) ; Besançon ; 7 square Saint-Amour

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Besançon centre

Canton

Besançon centre ville

Lieu-dit

Saint-Amour (îlot)

Adresse de l'édifice

Saint-Amour (square) 7

Références cadastrales

1974 AH 65

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Boutique, atelier, cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques, porte la date

Auteur de l'édifice

Vieille Gustave (architecte)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques, signature

Description historique

L'immeuble, comprenant huit appartements et huit ateliers d'horlogerie ainsi que des magasins en rez-de-chaussée, a été bâti en 1864 par l'architecte Gustave Vieille pour la famille Savoye. Le nom de l'architecte et la date 1865 figurent sur une plaque de marbre à l'angle droit de la façade. Il est revendu en 1885 au patron de presse Millot. En 1909-1910, l'immeuble abritait trois fabricants de montres : la Zénith (ou société française et suisse d'horlogerie), Leroy et Cie et Neyret frères, successeurs de Savoye frères. Il hébergeait en outre un graveur de lettres, un atelier pour le parage des ponts et un régleur qui travaillait en réalité pour la maison Leroy. C'est dans l'atelier de Louis Leroy et Cie qu'a été fabriquée, entre 1897 et 1904, la montre la plus compliquée du monde pour le collectionneur portugais Antonio Augusto de Carvalho Monteiro. Grâce à une souscription, la ville de Besançon a pu la racheter en 1956 à ses héritiers afin qu'elle rejoigne la section horlogerie du musée des Beaux-Arts de la ville. L'immeuble semble avoir perdu son activité horlogère bien avant la Deuxième guerre mondiale pour ne rester qu'un bâtiment résidentiel.L’activité horlogèreAuparavant établie 50 Grande-Rue, la fabrique d’horlogerie Savoye Frères s’installe vers 1867 dans l’immeuble. Vers 1875, La maison Savoye s’associe avec l’établisseur en horlogerie Graa. En 1880 est créée la société en nom collectif "Les successeurs de Savoye frères et Cie" (siège social 6 boulevard Sébastopol à Paris), devenue peu après Graa, Dufour et Neyret, puis "Les successeurs de Savoye frères et Cie, Neyret Frères" en 1895. A cette date, l’immeuble abrite un monteur de boîtes (Schneider et Jeunot Ed.), deux graveurs-guillocheurs (Emile Perrenoud et Alphonse Dupont) et un fabricant de ressorts (Auguste Jequier). Outre les trois fabricants (Zénith, Leroy et Cie et Neyret frères), l’immeuble abrite un "réparateur de ponts en tous genres", Régnier, et le graveur Emile Perrenoud. En 1914, l’activité horlogère est représentée par deux sociétés (Zénith "Cie française d’horlogerie" et Leroy et Cie), deux horlogers (E. Maillard-Salin et J. Lador) et le graveur E. Perrenoud. En 1926, l’annuaire de commerce Fournier répertorie la présence de trois fabricants (J. Dubois, Leroy et Cie et Ch. Weitzel) et le graveur A. Couetdic. En 1928, James Dubois et Charles Renfer fondent la société des Etablissements James Dubois, qui y établit son siège social (marque Jubidos).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 4 étages carrés, étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

L'immeuble, de plan en U, avec une petite cour à l'arrière du bâtiment pour ménager l'accès des ouvriers aux ateliers, est situé entre quatre rues, avec une façade principale donnant sur le square Saint-Amour. Le rez-de-chaussée était occupé par quatre magasins, deux arrières-magasins, deux cuisines et deux lieux d'aisance. Chacun des quatre étages était constitué de deux appartements distribués par un escalier principal et de deux ateliers d'horlogerie situés dans les ailes, distribués par deux escaliers de service. Au total, l'immeuble comptait donc huit appartements et huit ateliers d'horlogerie.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Fronton ; ordre corinthien ; ordre dorique ; ordre antique

Description de l'iconographie

Les angles et les façades du bâtiment sont scandés par des pilastres à ordres superposés d'ordre dorique et corinthien. Les fenêtres du premier étage sont ornés de frontons cintrés.

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Si le quartier comprend plusieurs immeubles horlogers avec ateliers et logements attenants, la maison Savoye en constitue le cas le plus développé.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1996

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Roussel Christiane, Favereaux Raphaël

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (demeures bisontines)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00

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immeuble et atelier d'horlogerie, dit maison Savoye
immeuble et atelier d'horlogerie, dit maison Savoye
(c) Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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