Fabrique de cellulose et usine à papier Jean-Baptiste Weibel et Cie, puis Société Anonyme des Papeteries Bisontines, puis société CENtrale des usines à PApier, puis La Rochette-Cenpa, actuellement Otor-Papeterie du Doubs

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de papeterie

Appelation d'usage

Fabrique de cellulose et usine à papier Jean-Baptiste Weibel et Cie, puis Société Anonyme des papeteries bisontines, puis société CENtrale des usines à PApier, puis La Rochette-Cenpa, puis Société Industrielle et Papetière de Novillars, puis Papeterie du Doubs, actuellement Otor-Papeterie du Doubs

Titre courant

Fabrique de cellulose et usine à papier Jean-Baptiste Weibel et Cie, puis Société Anonyme des Papeteries Bisontines, puis société CENtrale des usines à PApier, puis La Rochette-Cenpa, actuellement Otor-Papeterie du Doubs

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Doubs (25) ; Novillars ; rue Jean-Baptiste Weibel

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Doubs

Canton

Marchaux

Adresse de l'édifice

Jean-Baptiste Weibel (rue)

Références cadastrales

2009 AD 9, 14, 27, 32 à 101, 134, 2009 AE 136 à 141, 188

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Doubs (le)

Partie constituante non étudiée

Hangar industriel, aire des matières premières, atelier de réparation, atelier de fabrication, bureau d'entreprise, chaufferie, magasin industriel, bassin de décantation, logement d'ouvriers, logement de contremaître, logement patronal, cinéma, magasin coopératif

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 2e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1882, 1886, 1901, 1910, 1925, 1929, 1937, 1983

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques, daté par tradition orale, porte la date

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Suite au rattachement de l'Alsace à l'Allemagne après la guerre de 1870, l'industriel Jean-Baptiste Weibel, propriétaire d'une usine de pâte à bois à Kaysersberg (68) , décide d'établir une usine de papeterie sur le territoire français. En 1881, il achète des terrains situés entre la ligne de chemin de fer et la rivière du Doubs. Cette même année, il dépose un brevet pour l'élaboration de papier alimentaire ingraissable à base de bisulfite de chaux. Il fonde la société dénommée Fabrique de cellulose et usine à papier Jean-Baptiste Weibel et Cie, comptant parmi ses actionnaires M. Lamy, directeur de la papeterie Zuber Rieder et Cie à Boussières (25). Dès l'ouverture de l'usine, en 1882 ou 1883, de nombreuses constructions sont enregistrées au cadastre et ce, jusqu'en 1886 : atelier de la machine à papier, local de la machine à vapeur, cheminée, divers logements d'ouvriers et de contremaîtres, et deux cités ouvrières, dont une au lieu-dit Chemontey. La cellulose est produite à partir de bois de résineux, selon le procédé de Mischerlisch (addition d'acide sulfureux). Une partie de la production annuelle, soit 1500 t, est transformée en papier sur place, le reste étant vendu à d'autres papeteries. Un quai de déchargement est aménagé en amont sur le Doubs. En 1889, Jean-Baptiste Weibel fonde la Société Anonyme des Papeteries Bisontines (SAPB) et établit à Besançon, aux Prés-de-Vaux, une usine de fabrication de papier, qui utilise une partie de la cellulose produite à Novillars. Celle-ci poursuit néanmoins la fabrication de papier pour l'emballage et, dès le début du 20e siècle, de papier alimentaire (Superblanc, Superalba, Novalba). En 1889, "une salle à papier" est aménagée avec une (seconde ?) machine à papier et un presse-pâte. De nouvelles installations sont enregistrées sur la matrice cadastrale en 1901 et 1902 : fours et magasins à soufre, magasins, ateliers des autoclaves, bâtiment de lavage et bassins, cité de contremaîtres à la Cude. En 1909, un incendie détruit l'atelier de menuiserie. L'année suivante, de nouvelles constructions sont achevées : un bâtiment de délayage de la chaux, un magasin à papier et un réfectoire. En 1925, une cité ouvrière pour 76 ménages, dite cité Lehmann, est construite sur des terrains acquis sur la commune de Vaire-le-Petit. Dans le même temps, une autre cité voit le jour sur la commune voisine de Roche-lez-Beaupré. Un magasin coopératif avec logements est attesté en 1928 à proximité de la cité de la Cude, tandis qu'une salle de cinéma est édifiée en 1937 (date portée sur le linteau). L'usine est modernisée et agrandie en 1929, entraînant l'établissement de bassins de décantation, d'un transporteur à charbon, d'un hangar à pâte et d'ateliers pour les lessiveurs. Un nouvel atelier de fabrication est reconstruit le long de la voie ferrée. Il abrite à l'ouest la machine à papier n°6, et à l'est l'atelier de préparation de la pâte comprenant 14 piles raffineuses. Dans les années 1940, la production annuelle atteint 23 000 t. En 1976, l'usine produit annuellement 24 000 t de pâte à papier et autant de papier. Edifié à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle, le logement patronal est rasé au profit de la construction d'un centre hospitalier spécialisé. La seconde moitié du 20e siècle est marquée par divers changements de raisons sociales : appelée CENPA (société CENtrale des usines à PApier) en 1951, l'entreprise prend le nom de La Rochette-Cenpa en 1961 et de Société Industrielle et Papetière de Novillars (SIPN) en 1982. De nouveaux logements ouvriers sont construits dans les années 1970, suite à l'achat de terrains par la société. En 1983, un incendie détruit partiellement le bâtiment de la machine à papier. D'importantes destructions ont été entreprises entre 1989 et 2002 : le bâtiment abritant la machine à papier n°2, une partie de l'atelier de façonnage, le bâtiment des turbines à vapeur et sa chaufferie, le bâtiment des lessiveurs, les ateliers de p réparation et d'écorçage du bois, et les tours à soufre et à bisulfite. Aujourd'hui converti en magasin industriel (stockage des bobines) , l'atelier de façonnage a été agrandi au sud et pourvu d'un magasin d'expédition. Connue depuis 1989 sous le nom d'Otor-Papeterie du Doubs, l'usine fait partie du groupe Otor, qui regroupe 11 usines en France. Elle est spécialisée dans la production de papier pour ondulé (PPO) destiné à la fabrication de carton, à partir de papier recyclé. La capacité de production annuelle de la machine à papier est de 72 000 t. Présence d'une machine à vapeur en 1886, complétée (ou remplacée ?) par une autre machine en 1929. Présence d'une turbine à vapeur au milieu du 20e siècle. Installation des machines à papier n°2 et 6 en 1925. En 1982, la machine à papier n°2 est arrêtée et démontée. Le Syndicat des ouvriers de l'usine de Novillars est créé en 1890 (contremaîtres et surveillants en sont exclus). D'importantes grèves sont organisées en 1936, 1950 et 1968. Une caisse de secours mutuel est fondée par Mme Weibel en 1910. Une coopérative est attestée en 1938. En 1889, la papeterie emploie près de 1000 personnes, dont 600 à Novillars. En 1923, l'usine emploie 458 ouvriers. Pendant le 3e quart du 20e siècle, l'usine emploie entre 350 et 400 ouvriers selon les périodes. En 1976, l'effectif est de 395 personnes et tourne autour de 75 dans les années 1980. En 2009, la papeterie emploie 80 personnes.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit, brique, béton, parpaing de béton, béton armé

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique, tuile plate, tôle ondulée

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés, étage de comble, étage en surcroît, étage de soubassement

Typologie du couvrement

Charpente métallique apparente, charpente en béton armé apparente

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis, demi-croupe

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, produite sur place, achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

L'usine était desservie par un embranchement ferroviaire particulier et par une voie navigable. L'atelier de fabrication construit le long de la voie ferrée possède une ossature et une charpente en béton armé, couverte d'un toit à longs pans en tuile mécanique. La halle ouest abrite la machine à papier et la partie est, pourvue de deux étages carrés, accueille l'atelier de préparation de la pâte. La halle ouest est pourvue d'un plafond en brique creuse suspendue. Les bâtiments techniques (transformateur, atelier de réparation et magasin de pièces détachées) sont en rez-de-chaussée, construits en moellon de calcaire enduit, percés de baies à arc segmentaire en brique. Le bâtiment des bureaux possède un étage carré. Bâti en rez-de-chaussée, l'ancien atelier de façonnage possède une charpente métallique, augmentée d'une charpente en béton armé, le tout couvert de toitures à longs pans. Les différents logements et le magasin coopératif sont en moellon de calcaire enduit, à un étage carré, couverts de toits à longs pans en tuile plate et tuile mécanique. La cité Lehmann comprend treize maisons abritant chacune deux logements. Chacun d'eux possède un potager et un bûcher. Les deux maisons de direction sont en parpaing de béton enduit, avec étage de soubassement et étage carré, couvertes d'un toit à longs pans.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'une société privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2009

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Favereaux Raphaël, Huguenin-Vuillemin Léa

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00

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Fabrique de cellulose et usine à papier Jean-Baptiste Weibel et Cie, puis Société Anonyme des Papeteries Bisontines, puis société CENtrale des usines à PApier, puis La Rochette-Cenpa, actuellement Otor-Papeterie du Doubs
© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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