Abri d'instrument équatorial dit pavillon de l'équatorial coudé

Désignation

Dénomination de l'édifice

Abri d'instrument équatorial

Appelation d'usage

Pavillon de l'équatorial coudé

Titre courant

Abri d'instrument équatorial dit pavillon de l'équatorial coudé

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Doubs (25) ; Besançon ; 34 avenue de l'Observatoire

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Canton

Besançon nord-ouest

Lieu-dit

La Bouloie

Adresse de l'édifice

Observatoire (avenue de l') 34

Références cadastrales

2004 HK 92

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Nom de l'édifice

Observatoire

Références de l'édifice de conservation

IA25000379

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1883

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Le décret présidentiel du 11 mars 1878 crée l'Observatoire astronomique, météorologique et chronométrique de Besançon. L'achat du terrain et la construction des bâtiments étant à la charge de la ville, le conseil municipal approuve le 16 janvier 1883 le projet de l'architecte du département, Etienne-Bernard Saint-Ginest (1831-1888). La tour de l'équatorial est placée au centre de la composition, rappelant que l'observatoire est aussi astronomique et a un rôle à jouer dans l'enseignement (une chaire d'astronomie est créée le 15 octobre 1883). Le gros oeuvre est fini par les entrepreneurs bisontins Théodore Sauvanet et Joseph Simplot en mars 1884 et l'observatoire est inauguré le 16 août (la réception définitive des travaux aura lieu le 11 avril 1890). La lunette coudée système Loewy est installée en décembre 1888 et janvier 1889, et un escalier extérieur métallique est mis en place dans le courant de l'année pour accéder à son objectif, protégé par un wagon en bois, mobile sur une galerie en maçonnerie. L'année suivante, un second escalier est posé et une cabane métallique remplace le wagon. Des malfaçons importantes nécessitent le doublement de la façade ouest en 1888 puis la pose en 1896 d'un essentage métallique sur les façades sud et ouest. Par la suite, un corps de bâtiment est adossé au nord (en 1906 pour l'appareil à acétylène ?). En 1967, l'équatorial coudé est démonté (la plupart des pièces métalliques étant cependant conservées). La galerie qui précède le bâtiment est supprimée et celui-ci, doté d'un dôme en résine de synthèse en remplacement de celui existant, prêté à l'Association astronomique de Franche-Comté pour accueillir un télescope de 400 mm, de fabrication artisanale.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre avec brique en remplissage, pierre de taille

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique, béton en couverture, matériau synthétique en couverture

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré

Typologie du couvrement

Voûte en berceau segmentaire, en brique

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit en pavillon, terrasse, appentis, dôme polygonal

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur, escalier droit, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours avec jour, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Le bâtiment de l'équatorial coudé aligne du sud au nord la tour d'observation, une cage d'escalier et l'ancien atelier de mécanique et d'horlogerie. Il était précédé au sud par une galerie (aujourd'hui démolie) , ouverte de 5 arcades coiffées d'arcs segmentaires et supportant une terrasse, et a en outre été complété au nord par un corps de bâtiment en rez-de-chaussée et en appentis, adossé à l'atelier de mécanique. L'instrument était établi sur deux piliers maçonnés, fondés sur le rocher afin d'assurer une plus grande stabilité, dont subsiste celui de la tour. Construit autour de ce pilier, qu'il ne touche pas, le bâtiment présente un socle en pierre de taille sur lequel s'élèvent des murs associant appareil de pierre et brique en remplissage. Le sous-sol, dont les voûtains transversaux en brique reposent sur des poutrelles métalliques, est desservi par un escalier tournant en bois, donnant aussi accès à l'étage de la tour. Celle-ci et la cage d'escalier sont protégées par une terrasse en béton (qui a remplacé le dôme nervuré d'origine et supporte un dôme polygonal en résine de synthèse, de fabrication artisanale) , l'atelier par un toit en pavillon couvert de tuiles mécaniques.

Protection

Référence aux objets conservés

IM25001964, IM25001961, IM25001960, IM25001962, IM25001963

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Bien que modifié, le pavillon de l'équatorial coudé témoigne de son adaptation à un instrument exceptionnel, dont peu d'exemplaires demeurent, et constitue l'une des constructions majeures de l'observatoire.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Poupard Laurent, Blandin Patrick

Cadre de l'étude

Recensement du patrimoine astronomique

Typologie du dossier

Sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.81.65.72.10

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© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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