usine de transformation des métaux, moulin, centrale hydroélectrique

Désignation

Dénomination

usine de transformation des métaux, moulin, centrale hydroélectrique

Titre courant

usine de transformation des métaux, moulin, centrale hydroélectrique

Localisation

Localisation

Franche-Comté 25 Scey-Maisières

Aire d'étude

Ornans

Lieu-dit

Scey-en-Varais

Référence cadastrale

1816 C 216 à 229, 1980 AC 65 à 71

Milieu d'implantation

en village

Parties non étud

cour, barrage, logement, parties agricoles

Historique

Datation des campagnes principales de construction

4e quart 15e siècle, 1er quart 17e siècle, 1er quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Au début du 16e siècle, Etienne Roland possède des forges et un haut fourneau à Scey. Le 16 décembre 1528, les forges sont achetées par Denis et Antoine d'Emskerck, famille originaire d'Anvers. C'est aux forges de Scey qu'aurait été fabriqué le premier fer-blanc en Franche-Comté. En 1732, faute de minerais le haut fourneau arrête sa production, seule la forge poursuit son activité. Avant 1832, les forges se composaient de 2 feux d'affinerie, 2 martinets, 1 maréchalerie, 1 cylindre, 1 tréfilerie (installée en 1820) de 20 mouvements pour la fabrique de fil de fer, 1 fabrique de clous, 1 chaînerie. En 1832, les nouveaux propriétaires sont les frères Mercier. A partir de cette date la production ralentit. En 1832, les frères Mercier sont les nouveaux propriétaires. La production décline : les forges comprennent : 1 feu de forge, 1 martinet, 6 mouvements de tréfilerie. En 1840, la tréfilerie (constituée de 15 bobines) est complétée de 2 feux d'affinerie. En 1852, les forges passent entre les mains de M. Velloreille, propriétaire des usines de Chenecey. Elles ne possèdent plus qu'1 feu de forge, 1 moulin à 4 paires de meules, 1 huilerie, 1 ribe à chanvre. La tréfilerie arrête sa production vers 1850. Il ne reste plus qu'un moulin associé aux forges repris par M. Bourgeois. Puis les forges arrêtent à leur tour. En 1860, le moulin se composait de 8 paires de meules, 1 scie verticale, 1 battoir à blé et 1 ribe à chanvre. En 1890, les activités cessent et la ville d'Ornans achète les bâtiments et le cours d'eau afin d'y installer une usine électrique pour l'éclairage des villages voisins et d'Ornans. Le rendement étant faible, l'usine électrique arrête sa production vers 1960. Les bâtiments sont vendus à un particulier et transformés en habitation. Seuls les bâtiments situés sur la rive droite ont pu être observés. Ils datent de la fin du 18e siècle et ont été modifiés après le cadastre de 1813. En 1755, la forge produit 150 milliers de fer, 400 à 500 en 1772, dont un tiers pour la clouterie et un autre tiers en fer laminé, 350 milliers en 1788. .La production de fer est de 65 tonnes en 1811. Avant 1832, la forge reçoit de Haute-Saône des fontes en gueuses qu'elle transforme en fer : 250 tonnes de métal sortent chaque année de ses feux d'affinerie ; un tiers est laminé pour en faire du fer blanc et des cercles de futailles ; un autre tiers est converti en verges crénelées prêtes à être filées ; le reste se vend directement en barres. La vente se fait essentiellement en Franche-Comté et en Suisse. En 1840 la production est alors de 160 tonnes de fil de fer. En 1811, la forge emploie 4 ouvriers. Avant 1832, les forges occupaient 25 à 30 familles (150 individus environ) sans oublier les ouvriers qui travaillaient au dehors, comme bûcherons, soit 50 personnes environ. Après cette date, les familles ne sont plus que 9 (soit 48 individus). En 1840, le nombre d'ouvriers est de 34. En 1860, le moulin occupait 4 ouvriers

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

calcaire, enduit

Matériau de la couverture

tuile mécanique

Vaisseau et étage

sous-sol, 2 étages carrés

Type de la couverture

toit à longs pans, appentis, pignon couvert, pignon découvert

Emplacement, forme et structure de l’escalier

escalier intérieur, escalier de distribution extérieur, escalier droit

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1980

Crédits

© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Date de rédaction de la notice

1981

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Hamelin Liliane, Claerr-Roussel Christiane

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Dossier

dossier individuel