Moulins

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin

Titre courant

Moulins

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Dordogne (24)

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Val de Dronne

Canton

Saint-Aulaye

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

La Dronne ; la Rizonne ; le Chalaure ; le Moudelou ; le Muret ; le Riou des Barges

Nombre d'édifices concernés par l'étude

22 repérés, 7 étudiés

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Moyen Age, 16e siècle, 18e siècle, 19e siècle, 20e siècle

Description historique

Il est difficile de dater avec précision l'apparition des moulins sur le territoire couvert par le canton de Saint-Aulaye. Il est vraisemblable que dès le moyen âge, des moulins banaux existaient au pied des bourgs de Saint-Aulaye et de la Roche-Chalais, tous deux étant, à cette époque, chefs-lieux de châtellenies . D'un point de vue architectural, les vestiges les plus anciens s'observent sur les ruines du Moulin Neuf à Ponteyraud, puisque les baies et les restes de la cheminée le place au 16e siècle. C'est au 18e siècle que semblent se développer les activités liées à l'énergie hydraulique. En plus des moulins à farine, on peut noter la présence d'établissements aujourd'hui disparus ou désaffectés comme les papeteries de la Roche-Chalais et de Porcherac (Saint-Antoine-Cumond) par exemple. Pour les premiers, la fin du 19e siècle est une période déterminante où bien souvent, de petits moulins peu rentables, notamment les moulins saisonniers situés sur le réseau secondaire, ont vu leur activité décliner jusqu'à disparaître devant l'essor d'établissements nouvellement équipés de turbines. Pour ces moulins, l'activité principale était dans la plupart des cas accompagnée d'activités secondaires comme l'élaboration d'huile de noix, la pêche (pêcheries) , le travail du bois (scieries) , voire de production d'électricité (certains villages du canton ont été parmi les premiers du département à être électrifiés) ou d'activités à part entière comme la forge (moulin de Raffaly à Saint-Vincent Jalmoutiers). Ancun de ces moulins n'est devenu minoterie au début du 20e siècle. Seuls deux établissements (Saint-Aulaye et la Roche-Chalais) , transformés en centrales hydroélectriques à l'orée du 20e siècle sont encore en activité aujourd'hui et vendent de l'électricité à EDF.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit, pierre de taille

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique, roue hydraulique verticale, turbine hydraulique, générateur, énergie électrique, produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

La majorité des moulins du canton sont construits en barrage sur le cours d'eau qui les alimente (bief ou ruisseau) , notamment les établissements les plus importants réaménagés à la fin du 19e siècle pour recevoir une ou plusieurs turbines (Raffaly). Les autres édifices sont des moulins de rive avec une roue verticale sur le flanc en contact avec le cours d'eau (la Gâcherie) ou encore présentent une configuration issue du plan des anciens moulins-nefs avec étrave en amont et gaillarde en aval. Ces moulins, de dimension modeste possédaient une roue à aubes ou à augets sur chacun de leurs flancs (Chenaud). Dans ce dernier cas de figure, le moulin est situé au milieu du bras alimenté par la Dronne, voire la Rizonne, cours d'eaux où l'activité était problématique en période d'étiage.

Commentaires d'usage régional

Moulin en barrage, moulin à étrave, moulin de rive

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2000

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Marabout Vincent

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier collectif

Adresse du dossier Inventaire

Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Bordeaux - 5, place Jean-Jaurès 33000 Bordeaux - 05 57 57 72 37