Moulin à farine, puis minoterie de Dombriant (Taden)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin à farine, minoterie

Appelation d'usage

Moulin à farine, puis minoterie de Dombriant

Titre courant

Moulin à farine, puis minoterie de Dombriant (Taden)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Taden

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Arrondissement de Dinan

Canton

Dinan Ouest

Lieu-dit

Moulin de Dombriant

Références cadastrales

1843 D1 351, 1998 D2 1668

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Argentel (ruisseau d'); Richardais)

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, bâtiment d'eau, logement patronal, bureau, cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle, 2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1880, 1935, 1965

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par tradition orale, daté par travaux historiques, daté par travaux historiques

Description historique

Un premier moulin à farine, fondé en titre et dépendant alors du château situé à proximité, est d'abord installé sur le site de Dombriant. Par arrêté daté du 18 décembre 1843, la cour d'appel de Rennes fixe les niveaux des ouvrages régulateurs de l'usine et précise que les eaux qui forment sa retenue proviennent non seulement du ruisseau d'Argentel, mais aussi de celui de la Richardais. En 1870, l'édifice appartient à Jacques Cornillet. En 1880, Eugène Briand, propriétaire du site depuis un an, fait construire un second moulin à farine, accolé au premier, ainsi qu'un logement patronal, situé au nord. Les importantes inondations de 1929 sinistrent entièrement l'usine qui ne reprendra son activité qu'à partir de 1934. Vers 1935, la minoterie fait l'objet d'une première campagne d'agrandissement avec l'édification d'un bâtiment en briques creuses reliant les moulins au logis patronal, suivi d'une seconde campagne vers 1965 avec la construction d'un entrepôt. En 1939, la capacité d'écrasement journalier de l'usine est de 80 quintaux. La minoterie de Dombriant, propriété de la famille Briand, est toujours en activité. En 1870, les eaux de l'étang, aujourd'hui disparu, mettent en mouvement une roue hydraulique à augets. Le 14 mai 1882, E. Briand annonce qu'il utilise, en complément de l'énergie hydraulique, une machine à vapeur achetée d'occasion en 1869 à Fidèle Simon, propriétaire du Plessix-Bardoult, à Pléchâtel (35). La chaudière à vapeur horizontale, de forme cylindrique, à deux bouilleurs latéraux, provient du constructeur Farcot, à Paris (75). E. Briand opte pour le moteur à gaz pauvre durant la Première Guerre mondiale. L'enquête menée en 1936 sur les moulins en vue de préparer leur contingentement précise que ce moteur développe 30 ch et que l'usine se compose par ailleurs de quatre broyeurs, quatre convertisseurs, un plansichter, une bluterie centrifuge, une ronde et une hexagonale. Une turbine, bénéficiant une chute d'eau de 6, 80 m, est également attestée. La minoterie est électrifiée après la Seconde Guerre mondiale, vers 1950.En 1939, la minoterie de Dombriant emploie quatre salariés contre deux actuellement.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, schiste, brique creuse, béton, enduit, moellon, béton armé

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis, croupe

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique, énergie thermique, énergie électrique, , produite sur place, , produite sur place, , achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

La minoterie de Dombriant comprend plusieurs corps de bâtiment accolés et adossés les uns aux autres couverts de toits à longs pans en ardoises. Le bâtiment le plus élevé compte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble. Le logement patronal, ainsi que les deux moulins accolés, sont édifiés en moellons de granite ; le plus ancien se situe à l'est et donne sur la cour, tandis que celui construit en 1880 est placé à l'ouest. Vers 1935, construction, entre les moulins et le logement, d'un corps de bâtiment en briques creuses avec pignon en façade ; son rez-de-chaussée présente une façade entièrement ouverte sur la cour. Vers 1965, un autre corps de bâtiment (entrepôt), bâti en béton armé recouvert d'enduit, vient partiellement masquer la façade antérieure sur rue du second moulin daté de 1880. Ce dernier conserve l'emplacement de l'ancienne roue hydraulique qui se situait dans un coursier couvert d'un arc en plein cintre. La salle des machines ayant abrité successivement machine à vapeur et moteur à gaz pauvre, est toujours en place ; c'est un petit corps de bâtiment en appentis adossé à l'ancien moulin. La cheminée d'usine en briques a disparu, de même que le bief et l'ancien étang qui sont asséchés.

Commentaires d'usage régional

Moulin intermédiaire, de plan allongé, comptant moins de deux étages carrés, abritant parfois le logement du meunier à son extrémité (type B3)

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel (patrimoine industriel de l'arrondissement de Dinan)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35