Usine de chaux et plâtrière de la Ville aux Olliviers, puis Moncoq et Giffard, actuellement maison

Désignation

Dénomination

usine de chaux, plâtrière

Appellation et titre

Usine de chaux et plâtrière de la Ville aux Olliviers, puis Moncoq et Giffard

Destinations successives et actuelle

maison

Titre courant

Usine de chaux et plâtrière de la Ville aux Olliviers, puis Moncoq et Giffard, actuellement maison

Localisation

Localisation

Bretagne 22 Lanvallay

Aire d'étude

Côtes-d'Armor

Canton

Dinan est

Lieu-dit

Fours à Chaux (route des) ; Ville aux Olliviers (la)

Référence cadastrale

1844B2 429, 430

Milieu d'implantation

isolé

Parties non étud

atelier de fabrication, four industriel

Historique

Datation des campagnes principales de construction

2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle

Datation en années

1846, 1850, 1874

Justification de la datation

daté par source, daté par travaux historiques, daté par tradition orale

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Les fours à chaux de la Ville aux Olliviers sont édifiés entre 1834 et 1836, le long du canal d'Ille-et-Rance, par Louis Leconte, armateur d'un bateau à vapeur. Il s'agit de deux fours à chaux à feu continu à courte flamme, associés à un four à plâtre qui semble avoir été construit à la même époque. En 1844, les fours, d'une capacité de 5 m3, produisent 450 tonnes de chaux et 15 tonnes de plâtre ; le calcaire provient de Régneville-sur-Mer, dans la Manche (50) , et le gypse de Rouen (76). En 1846, l'ancien hangar en bois est reconstruit en pierres. Quatre années plus tard, L. Leconte est autorisé à construire un quai de déchargement de 20 m de longueur, situé juste au pied des fours, sur la rive droite du canal. Ce quai, d'une grande utilité, est destiné à faciliter l'acheminement des 50 à 60 tonneaux de pierres à chaux que le propriétaire fait venir tous les quinze jours par voie fluviale pour l'alimentation de ses fours. En 1860, la production annuelle s'élève à 8000 hl de chaux. A cette date, il existe trois manèges à chevaux servant au fonctionnement de l'usine. Dans le courant du mois de novembre 1866, Louis Moncoq et Eugène Giffard font l'acquisition, auprès d'Edouard Leconte et suite à la faillite de son frère L. Leconte, des fours à chaux et à plâtre de la Ville aux Olliviers. Le 14 octobre 1874, un arrêté préfectoral autorise L. Moncoq à construire un second four à plâtre voûté en briques et destiné à fonctionner moins de trente jours par an. Il est édifié à proximité du premier dont l'état de vétusté exige de fréquentes réparations qui entravent la fabrication. En 1876, la construction de ce four n'est pas encore totalement achevée. En 1879, E. Giffard est autorisé à établir sur le chemin de halage du canal d'Ille-et-Rance, une voie ferrée mesurant 0, 70 m de largeur reliant les fours, les dépendances de l'usine et le quai. De source orale, les fours à chaux et à plâtre auraient cessé de fonctionner vers 1920. En 1881, E. Giffard installe une machine à vapeur neuve d'une force de 3 ch et une chaudière verticale de 4 ch, timbrée à 7kg. En 1840, l'usine de la Ville aux Olliviers emploie huit ouvriers et quatre enfants, contre dix hommes, une femme et cinq enfants en 1860, sa période la plus prospère, avant de descendre à cinq ouvriers vers 1880.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

granite, moellon

Matériau de la couverture

ardoise

Parti de plan

plan rectangulaire régulier

Vaisseau et étage

1 étage carré

Type de la couverture

croupe

Source de l'énergie

énergie thermique, produite sur place

Commentaire description

Usine de chaux dont il subsiste deux fours à chaux adossés à une levée de terre, ainsi que deux petits fours à plâtre. Les voûtes de service sont tout à fait visibles. L'ancien atelier de fabrication (ensachage, etc.) abrite désormais une maison. Edifié en moellons de granite, il compte un étage carré couvert d'un toit à croupes en ardoises. Les deux baies du premier étage qui percent le pignon sud-ouest sont couvertes de petits toits coniques. Les façades antérieure et postérieure sont, quant à elles, percées de trois grandes arcades aveugles originelles dans lesquelles s'inscrivent aujourd'hui les différentes baies. L'ensemble, enserré dans un mur d'enclos, se situe sur le chemin de halage qui longe le canal d'Ille-et-Rance ; le quai, édifié en 1850, destiné à l'acheminement et à l'exportation des matières premières et produits finis a disparu.

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté, restauré

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

2002

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

ARRDT_DINAN