Moulin à farine de l'Hyoméril, actuellement maison, Moulin de l'Hyoméril (Caulnes)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin à farine

Appelation d'usage

Moulin à farine de l'Hyoméril

Destination actuelle de l'édifice

Maison

Titre courant

Moulin à farine de l'Hyoméril, actuellement maison, Moulin de l'Hyoméril (Caulnes)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Caulnes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Arrondissement de Dinan

Canton

Caulnes

Lieu-dit

Moulin de l'Hyoméril

Références cadastrales

1834C1 198, 199, 1987C1 132, 133

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Rance (dérivation de la)

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, bâtiment d'eau, logement patronal, bief de dérivation, portail, écurie

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

4e quart 20e siècle

Description historique

Le moulin de l'Hyoméril, établi sur une dérivation de la Rance, dépend, au 12e siècle, de l'abbaye de Beaulieu, à Languédias. Il semble qu'il ait appartenu par la suite aux seigneurs de Couëllan jusqu'à la Révolution. D'origine banale, il a été reconstruit au cours du 19e siècle. En 1862, les ouvrages qui composent la retenue consistent en un déversoir en maçonnerie et en bois placé à 575 m en amont de l'usine, au point de jonction de la dérivation. Le 14 février 1865, le moulin est réglementé par arrêté préfectoral. Propriété de Jean-Marc Piedevache, négociant à Saint-Brieuc, il est exploité par Louis Hamon, fermier de l'usine. En 1866, il existe deux déversoirs qui présentent des longueurs de 4 et 5 m, tandis que le vannage de décharge mesure 4, 48 m de largeur. A la fin du 19e siècle, construction d'une écurie et du logement patronal, jusqu'alors établi à l'extrémité de l'édifice. Le moulin de l'Hyoméril a cessé de fonctionner en 1914. Désaffecté, il est acheté par la famille des propriétaires actuels en 1952. Dans les années 1970-1980, le moulin, transformé en logement, subit de nombreuses transformations ; il est agrandi par l'adjonction d'un second corps de bâtiment sur sa façade est. Plusieurs pierres gravées (dates et inscriptions) intégrées à l'édifice sont des apports extérieurs, tout comme son portail, dénaturant ainsi son aspect originel. Actuellement, la propriété abrite une maison.En 1862, le moulin de l'Hyoméril est actionné par une roue hydraulique à palettes. Lors de son rachat en 1952, le bief, qui avait disparu, a été rétabli. Dans les années 1970, une roue hydraulique verticale, en état de marche, a été construite à l'initiative du propriétaire actuel par Louis Hamon ; elle mesure 5 m de diamètre et compte quarante pales.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, schiste, moellon

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, étage de comble

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique, , produite sur place, , roue hydraulique verticale

Commentaire descriptif de l'édifice

Edifié en moellons de schiste et de granite, le moulin de l'Hyoméril compte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage de comble à surcroît couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Il est flanqué, sur sa façade postérieure est, d'un second corps de bâtiment, récent, construit en moellons de granite et surmonté d'un toit en pavillon. Au nord se situent l'ancienne soue à cochon, accolée au moulin, ainsi qu'une grange, bâtie dans les mêmes matériaux. Le logement patronal et l'ancienne écurie, compris dans un même corps de bâtiment au plan rectangulaire, sont recouverts d'enduit et comptent un étage carré et un étage de comble. A partir des années 1950, de nombreux travaux sont effectués dont, notamment, le réaménagement de l'ancien bief, l'installation d'une nouvelle roue hydraulique, et progressivement le moulin est transformé en maison ; des pierres gravées sont ajoutées à l'édifice, tout comme les encadrements des baies en plein cintre et en accolade qui ne sont pas d'origine. De même, le portail d'entrée en granite provient du manoir de Quingo, à Brusvily (22). Le moulin ne comporte que deux inscriptions originales sur son pignon nord : un blason et vraisemblablement le nom d'un ancien meunier.

Commentaires d'usage régional

Moulin de type artisanal, de plan allongé, abritant souvent le logement du meunier à son extrémité (type A1)

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté, remanié

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel (patrimoine industriel de l'arrondissement de Dinan)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Moulin à farine de l'Hyoméril, actuellement maison, Moulin de l'Hyoméril (Caulnes)
Moulin à farine de l'Hyoméril, actuellement maison, Moulin de l'Hyoméril (Caulnes)
(c) Inventaire général, ADAGP
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