Moulin à farine, puis minoterie des Morandais

Désignation

Dénomination

moulin à farine, minoterie

Appellation et titre

moulin à farine, puis Minoterie des Morandais

Titre courant

Moulin à farine, puis minoterie des Morandais

Localisation

Localisation

Bretagne 22 Chapelle-Blanche (La)

Aire d'étude

Côtes-d'Armor

Canton

Caulnes

Lieu-dit

Pont de l'Isle (près du)

Référence cadastrale

1983 C1 3, 4

Milieu d'implantation

isolé

Cours d'eau

Rance (la)

Parties non étud

atelier de fabrication, bâtiment d'eau, bief de dérivation, logement patronal

Historique

Datation des campagnes principales de construction

1er quart 19e siècle

Datation des campagnes secondaires de construction

1er quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle

Datation en années

1959

Justification de la datation

daté par source, daté par travaux historiques, daté par tradition orale

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Le moulin à farine des Morandais, d'origine banale et vraisemblablement reconstruit avant 1833, est réglementé par arrêté préfectoral du 9 août 1856. Il appartient alors à la famille de Saint Pern Couëllan et est exploité par François Ruellan. A la suite de ce procès verbal, la longueur du déversoir en bois est portée à 4 m ; les autres ouvrages régulateurs consistent en un vannage de décharge et deux vannes motrices. Au début du 20e siècle, l'édifice est légèrement agrandi. Après être passé entre les mains de messieurs Boixière en 1922, et Lepallec en 1924, le moulin des Morandais devient, en 1929, la propriété de la famille Auffret qui le fera tourner jusqu'à la fin de son activité. En 1936, la capacité d'écrasement journalier du moulin est de 25 quintaux. En 1959, l'équipement technique de l'usine est entièrement renouvelé et permet de traiter 600 quintaux de blé par mois. Lors de cette mécanisation, l'usine subit plusieurs transformations architecturales dont l'élévation du toit afin d'agrandir l'espace pour installer les plansichters. En cessant son activité le 30 novembre 1984, la minoterie des Morandais est le dernier moulin hydraulique à avoir fonctionné sur la Rance fluviale. Actuellement, le site est désaffecté. En 1856, le moulin des Morandais est actionné par deux roues hydrauliques en-dessous mesurant 4, 10 m de diamètre chacune. Elles sont remplacées, dans les années 1930, par une turbine développant 9 ch avec une hauteur de chute de 2 m. En 1912, les deux paires de meules sont remplacées par des cylindres. En 1936, le matériel de mouture se compose de deux broyeurs, deux convertisseurs et un plansichter. En 1959, un moteur diesel est installé afin de compléter l'énergie fournie par la turbine Teisset-Rose-Brault ; les deux sont toujours en place. Ce moteur Ruston-Hornsby (England) , acheté d'occasion, développe 30 ch. En 1939, le moulin des Morandais donne du travail à deux salariés.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

granite, moellon, béton, parpaing de béton, enduit

Matériau de la couverture

ardoise

Parti de plan

plan rectangulaire régulier

Vaisseau et étage

1 étage carré, étage de comble

Parti d’élévation extérieure

élévation à travées

Type de la couverture

toit à longs pans, croupe, appentis

Source de l'énergie

énergie hydraulique, produite sur place, turbine hydraulique, énergie thermique, produite sur place, moteur à pistons à combustion

Commentaire description

Etabli sur une dérivation de la Rance, le moulin des Morandais, édifié en moellon de granite, compte un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans et à croupe (pignon nord) en ardoises. Il est flanqué, sur sa façade postérieure ouest et sur ses pignons nord et sud de petits bâtiments en appentis bâtis en parpaings de béton abritant garage et dépendances diverses. Sa façade antérieure est rythmée par trois travées de baies rectangulaires encadrées de peirres de taille en granite. Une ancienne porte, murée, en plein cintre est encore perceptible sur le pignon sud. Autrefois, le logement patronal se situait à l'extrémité nord du moulin. L'ensemble du réseau hydraulique est toujours en place et dans un parfait état de conservation : biefs d'amont et d'aval, vannage de décharge, déversoir, coursier.

Typologie

Moulin intermédiaire, de plan allongé, comptant moins de deux étages carrés, abritant parfois le logement du meunier à son extrémité (type B3).

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté

Protection

Référence aux objects conservés dans l'édifice

IM22003226

Intérêt de l'oeuvre

à signaler

Eléments remarquables

machine énergétique (étudiée dans la base Palissy)

Observations

parfait état de conservation du réseau hydraulique

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

2002

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

ARRDT_DINAN