Minoterie Orieux, puis Lorgeril, puis Morin, puis Tassel, actuellement Fouéré

Désignation

Dénomination

minoterie

Appellation et titre

Minoterie Orieux, puis Lorgeril, puis Morin, puis Tassel, actuellement Fouéré

Titre courant

Minoterie Orieux, puis Lorgeril, puis Morin, puis Tassel, actuellement Fouéré

Localisation

Localisation

Bretagne 22 Jugon-les-Lacs

Aire d'étude

Côtes-d'Armor

Canton

Jugon-Les-Lacs

Adresse

Forges (rue des)

Référence cadastrale

1983 A1 355

Milieu d'implantation

en ville

Cours d'eau

la Rosette

Parties non étud

atelier de fabrication, bâtiment d'eau, bief de dérivation, bassin de retenue, digue, bureau d'entreprise, logement patronal, entrepôt industriel, magasin industriel, cour

Historique

Datation des campagnes principales de construction

3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 4e quart 20e siècle

Datation en années

1866, 1975, 1997

Justification de la datation

daté par source, daté par tradition orale

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

La minoterie de Jugon-les-Lacs est édifiée en 1866 sur la chaussée du Grand Etang de Jugon, par François Orieux, propriétaire des Grands Moulins, situés à l'ouest. Le canal de fuite de l'usine débouche dans la rivière des Eventails. Le 29 septembre 1881, le fils Orieux cède l'usine à Edmond Lorgeril qui en devient propriétaire ; la minoterie est alors exploitée par Antoine Morin. Avant 1866, il existait, en aval de l'étang, un enrochement peu élevé et submersible aux moindres crues guidant les eaux vers une vieille pêcherie. Lors de la construction de la minoterie, le propriétaire modifie ces ouvrages : un terre plein est établi en aval de l'usine, l'enrochement est reculé vers la rive gauche du cours d'eau et la pêcherie Guignard, située dans le bief aval, est élargie. Les cruesdes hivers 1878 à 1881 ont endommagé le mur de soutènement du terre-plein ainsi qu'une partie du déversoir en enrochement. Aussi, par arrêté préfectoral du 18 août 1882, E. Lorgeril est autorisé à rétablir les anciens ouvrages démolis àsavoir le mur qui sépare le déversoir de l'étang du canal de fuite de l'usine ; ce mur est destiné à empêcher les eaux du canal de l'étang de nuire à la marche de la roue hydraulique, ces eaux se déversant dans le bief lors des crues moyennes. Le mur prend naissance à l'angle nord-est de la minoterie et se prolonge jusqu'à la pêcherie Guignard. Entre 1883 et 1898, un logement est édifié contre la façade sud de la minoterie. En 1909, madame Veuve Lorgeril est autorisée à établir, dans la propriété de l'usine, une pêcherie pour l'anguille d'avalaison, dans le canal de décharge du Grand Etang, en aval du déversoir des Eventails, à une distance de 30 m au moins en aval des ouvrages régulateurs établis en exécution de la réglementation du 23 juillet 1897. Cette pêcherie est destinée à remplacer celle qui existait en amont des ouvrages régulateurs de l'étang. Jusqu'à l'électrification de Jugon-Les-Lacs, en 1924, la minoterie fournit lensemble de l'électricité à la commune (mention d'un contrat passé en 1922 entre la Cie Lebon et la minoterie) grâce à l'action de sa turbine. La minoterie passe successivement entre les mains de M. Morin qui la dirige jusqu'en 1939, date à laquelle elle est reprise par Jean Tassel, avant que la famille Fouéré en devienne propriétaire le 6 juin 1963. En 1975, Henri Fouéré fait agrandir le logementpatronal à l'ouest de la minoterie et construire un magasin industriel sur pilotis en béton à l'est. En 1997, un grand entrepôt industriel en bois est édifiéà l'ouest de l'ancienne écurie, elle-même accolée à la minoterie. Actuellement, la minoterie, dirigée par Thierry Fouéré, est toujours en activité avec six cylindres doubles et trois plansichters. De source orale, la minoterie aurait conjuguée énergie hydraulique et énergie thermique avec la mise en place d'un moteur à gaz pauvre attesté après la Première Guerre mondiale, dans les années 1920. La cheminée d'usine a été détruite avant la Seconde Guerre mondiale, vers 1930-1935.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

granite, moellon, bois, essentage de planches, béton, béton armé

Matériau de la couverture

ardoise

Parti de plan

plan rectangulaire régulier

Vaisseau et étage

2 étages de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble

Parti d’élévation extérieure

élévation ordonnancée

Type de la couverture

toit à longs pans, croupe

Source de l'énergie

énergie hydraulique, produite sur place, énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, produite sur place, achetée

Commentaire description

La minoterie occupe un site relativement vaste qui s'organise autour d'une courSituée juste en aval et en contrebas de la chaussée de l'Etang de Jugon, ellecompte deux étages de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble couvert d'un toit à longs pans en ardoises. Edifiée en moellons de granite, elle est flanquée, à l'ouest, d'un entrepôt industriel recouvert d'essentage de planches, qui abrite l'ensemble des silos ; et à l'est d'un magasin industriel construit sur pilotis en béton armé. La façade nord de laminoterie est rythmée par cinq travées de baies rectangulaires de cinq niveauxLes bureaux se situent dans un bâtiment à un étage carré et un étage de combles, situé à l'entrée du site (ancien magasin Orieux). L'ancien logement patronal flanque la façade sud de la minoterie, côté étang. Il compte un étage carré et un étage de comble couvert d'un toit à croupes en ardoises.

Typologie

Minoterie dite à l'américaine, de plan allongé, comptant au moins deux étages carrés et trois travées (type D1).

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

2002

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

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