Couvent de carmélites

Désignation

Dénomination de l'édifice

Couvent

Genre du destinataire

De carmélites

Titre courant

Couvent de carmélites

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Corrèze (19) ; Brive-la-Gaillarde ; rue Barbecane ; rue Majour ; rue Jean-Maistre

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Brive-la-Gaillarde centre

Canton

Brive-la-Gaillarde 1

Adresse de l'édifice

Barbecane (rue) ; Majour (rue) ; Jean-Maistre (rue)

Références cadastrales

1923 K 532, 533, 534, 548, 549, 550, 1973 BL 175, 176, 177, 182, 183

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Chapelle, jardin, cour, cloître, communs, passage couvert

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 17e siècle

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Dumas de Neuville François (donateur)

Description historique

Les Carmélites s'installent en 1663, à l'initiative de François Dumas de Neuville, premier président du présidial de Brive, dans la partie nord-ouest de la ville, près de la porte de Barbecane. L'enclos du couvent, qui comprend des bâtiments formant un quadrilatère autour d'une cour ainsi qu'un vaste jardin, est limité au nord par l'actuelle rue Jean-Maistre, au sud par la rue de Barbecane, à l'est et à l'ouest par un réseau de rues sinueuses et étroites, remplacées au 19e siècle par les rues Carnot et Majour. En 1668, le Carmel qui périclitait est uni à celui de Limoges. Il est alors affermé par la ville de Brive qui en sous-loue certaines parties ; il sert aussi de casernement pour les régiments de Noailles et de Condé. Par lettres patentes du 24 février 1770, les Carmélites de Limoges sont autorisées à vendre l'établissement. Il est acquis la même année par les propriétaires de la manufacture royale de tissus de Brive, les sieurs Leclere, Hussey et Dalton. Selon l'état des lieux dressé en octobre 1770, les religieuses possédaient, en plus des bâtiments religieux et du jardin, deux maisons, des communs et un petit jardin hors les murs. Le plan Massénat levé vers 1744-1750 figure l'ensemble de leurs possessions sous le n° 596. Dès 1771, une partie des bâtiments annexes, situés entre la rue Jean-Maistre et les remparts ainsi qu'une partie du jardin de l'enclos sont revendus au sieur Cheyssial qui construira à cet emplacement un relais de poste (voir dossier). Plus tard, dans les années 1810-1820, les bâtiments conventuels sont vendus par lots à des propriétaires privés. L'aile sud est divisée entre trois propriétaires qui reconstruisent les élévations sur la rue Barbecane. Dans l'aile nord est aménagée une maison utilisant l'escalier extérieur d'accès à la chapelle qui, selon l'état des lieux de 1770, se trouvait à cet emplacement (voir dossier maison 8 rue Majour). Le parloir des Carmélites qui, selon le même état des lieux, se trouvait dans l'angle nord-ouest du bâtiment, est également transformé en habitation. Au cours du 19e siècle, le grand jardin est loti par différents propriétaires et la cour intérieure occupée par des constructions adventices. Un passage couvert, donnant accès à l'ancien jardin du côté de la rue Barbecane, existe toujours, repris sur des bases anciennes.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Grès, pierre de taille

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie, escalier intérieur : escalier en vis sans jour, en maçonnerie, escalier tournant à retours sans jour, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

Les maçonneries sont en grès local dit brasier et l'ensemble des couvertures en ardoise (alors que l'état des lieux de 1770 signale un mélange de tuiles creuses et d'ardoises). Les élévations sur la cour sont la partie la moins dénaturée du couvent, malgré plusieurs reprises de baies et le regrettable encombrement de cette cour par un atelier. Les ailes sud, est et ouest sont à deux étages carrés, l'aile nord présente, dans la partie anciennement occupée par la chapelle, une structure en rez-de-chaussée sur étage de soubassement avec escalier extérieur. L'aile est conserve, côté cour, au niveau du deuxième étage, une galerie à l'origine ouverte, supportée par une série de pilastres du 17e siècle, comparable à celle de la maison Leygonie, 7 rue de la Petite-Place. Les deux escaliers en vis en pierre de Grammont, décrits dans l'état des lieux de 1770, existent toujours, l'un dans l'aile est, l'autre dans l'aile sud. L'escalier en charpente à deux volées droites de l'aile ouest est un ajout contemporain de la vente par lots de cette partie des bâtiments. Une lucarne à devant en maçonnerie et fronton, du 17e siècle, subsiste dans l'angle nord-est, d'autres lucarnes à devants en pierre ou en charpente sont sur les versants côté cour. Il subsiste un épi de faîtage en céramique au-dessus du passage couvert.

État de conservation (normalisé)

Vestiges, remanié

Protection et label

Eléments remarquables dans l'édifice

Escalier ; galerie

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1999

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Chavent Martine

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Nouvelle-Aquitaine, Maison de la Région - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Limoges - 27, boulevard de la Corderie – CS 3116 - 87031 Limoges Cedex 1 – 05 55 45 19 00