îlot 12 de la rue de la République

Désignation

Dénomination

Îlot

Appellation et titre

Îlot 12 de la rue de la République

Titre courant

Îlot 12 de la rue de la République

Localisation

Localisation

Provence-Alpes-Côte d'Azur 13 Marseille 2e arrondissement

Aire d'étude

Euroméditerranée

Lieu-dit

Grands Carmes (les)

Adresse

République (rue de la) 35-55 ; Jean-Marc-Cathala (rue) 9, 11 ; Phocéens (rue des) 2-6 ; Montbrion (rue) 2-14 ; Sadi-Carnot (place) 5

Référence cadastrale

2007 800 D 93 à 115

Milieu d'implantation

En ville

Parties non étud

Immeuble, passage couvert, casino, boutique, atelier

Edifice de conservation

Rue Impériale, puis rue de la République

Référence de l'édifice de conservation

IA13001480

Historique

Datation des campagnes principales de construction

3e quart 19e siècle

Datation en années

1866

Justification de la datation

Porte la date

Justification de l'attribution

Signature

Commentaire historique

L'îlot 12 a été construit en 1866 par les architectes Hilaire Curtil et Eric Buyron. Date et signatures sont mentionnées sur une plaque à chaque extrémité de l'îlot. Un casino est aménagé (parcelles 105 et 101). Devenu le music-hall des Folies Bergères, il est loué en 1878 pour abriter le troisième congrès ouvrier national qui voit la naissance du premier parti socialiste. En 1883, il est transformé en Palais de l'Industrie. En 1988, il devient le garage Carnot, parking couvert sur plusieurs niveaux. Seul demeure l'escalier.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

Pierre de taille

Matériau de la couverture

Tuile creuse, ardoise

Vaisseau et étage

Sous-sol, rez-de-chaussée, 5 étages carrés, 2 étages de comble

Parti d’élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Type de la couverture

Toit à longs pans, toit à longs pans brisés, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, suspendu, escalier symétrique, escalier en fer-à-cheval

Commentaire description

L'îlot 12 est un îlot allongé, de 4 963 mètres carrés, constitué de 23 parcelles, de superficie comprise entre 100 et 265 mètres carrés, majoritairement rectangulaires, à part celles de l'extrémité sud-est, irrégulières. Il présente une double rangée de parcelles, séparées par le passage des Folies Bergères, cour axiale commune à statut d'espace public. Le passage débouche au nord dans la rue Jean-Marc-Cathala par une porte cochère au rez-de-chaussée de la parcelle 115. D'est en ouest, il est traversé à hauteur de la parcelle 111 par le passage de Lorette qui met en relation la rue de la République et le vieux quartier du Panier. Pour racheter la différence de niveau de plusieurs étages entre ces deux espaces, le passage débouche sur la rue de Lorette par trois volées d'escalier. Deux autres passages (couloirs des numéros 39 et 45) permettent également d'accéder au passage des Folies Bergères. La densité d'occupation des parcelles par le bâti est forte, quasi totale, si l'on excepte la présence de puits de lumière. Les immeubles riverains de la rue de la République s'élèvent sur 5 niveaux d'étages carrés, au-dessus d'un sous-sol et du rez-de-chaussée, et sont surmontés de deux étages de comble. L'alignement des immeubles est unifié au niveau de l'îlot lui-même qui est ordonnancé à partir de l'axe donné par le n° 45 : élévation de 7 travées, porte d'entrée plus monumentale, travée centrale cantonnée de pilastres colossaux. De part et d'autre de cet immeuble la symétrie est donnée par les rythmes des travées (3 4 4 6 4 4 7 4 4 6 4 4 3) , la composition des balcons et balconnets et le décor. Horizontalement, l'unité est donnée par les bandeaux, le balcon filant et la corniche. Les 3 immeubles de la pointe sud présentent des différences en plan et en élévation : un seul étage de comble, façade à couronnement mansardé... L'immeuble parcelle 102 est couvert d'un toit à longs pans brisés aux brisis couverts d'ardoise. Les rez-de-chaussée sont prévus dès l'origine pour être occupés par des commerces. Le premier étage comporte parfois de petits appartements complétés par des pièces de stockage. Dans le passage des Folies Bergères, les rez-de-chaussée des parcelles ouest sont occupés par des ateliers artisanaux. L'accès aux immeubles se fait par un couloir latéral (à gauche ou à droite) qui dessert l'escalier, tournant à retours autour d'un jour, situé en profondeur dans le tiers médian de la parcelle. Le couloir est central dans les trois parcelles les plus larges (105, 108 et 111) où il fait office de passage couvert. Dans ces grosses parcelles, l'escalier est central dans les étages et n'est pas éclairé. Il peut alors prendre des formes plus complexes (escalier symétrique à première volée centrale et deuxième volée double à montées droites parallèles, parcelle 111). La parcelle 101 a conservé l'escalier de l'ancien casino (départ central, deuxième volée en fer à cheval). Concernant les distributions intérieures, le type le plus courant est celui que l'on trouve dans les parcelles de 170 mètres carrés. Elles abritent deux appartements symétriques par étage, un sur la rue et un sur le passage des Folies Bergères. Les cuisines sont en milieu de parcelle, éclairées par un puits de lumière. Sur le devant, le séjour est sur la rue ainsi qu'une ou deux chambres. Une autre chambre donne sur le puits de lumière. Deux parcelles de ce type (parcelles 107 et 110) n'ont qu'un seul appartement traversant au 2e étage (étage noble). Mais peut-être est-ce le résultat d'une modification ? Les trois grosses parcelles (265 mètres carrés) ont un escalier central. Les parcelles 105 et 111 ont trois appartements par étage : un appartement traversant (cuisine sur puits de jour, grande chambre avec alcôve et séjour sur la rue, deux chambres sur le passage et une chambre sur puits de jour, à l'arrière) , un appartement sur l'avant (cuisine sur puits de jour, séjour sur rue et chambre sur puits de jour) et un appartem ent sur l'arrière (cuisine sur puits de jour, séjour et chambre sur l'arrière). Au deuxième étage il n'y a que deux appartements traversants. Le quatrième étage de la parcelle 111 a une disposition différente : deux appartements se partagent le devant, un seul occupe la totalité de l'arrière. La parcelle 108 a quatre appartements par étage. Les pièces d'habitation recevant souvent le même type de traitement (décor, cheminées) , il est souvent difficile de différencier la salle de séjour et les chambres. Les équipements des cuisines étaient du type de ceux observés parcelles 103 et 111. Au deuxième étage de la parcelle 103, ils sont encore intacts. Il s'agit d'un potager surmonté d'une hotte en plâtre, saillante et évasée, au linteau en surplomb mouluré. Le potager est percé sur le dessus de 4 trous carrés grillagés où l'on plaçait les braises. La partie basse est constituée de niches pour contenir le charbon ou certains ustensiles de cuisine. A gauche, se trouve la "pile" (évier) en pierre surmontée d'étagère, et à droite un placard. Les autres pièces sont équipées de cheminées en marbre rouge, blanc ou gris. Au premier étage de comble, on a de petits appartements (50 mètres carrés).

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture (étudiée dans la base Palissy), sculpture, menuiserie, décor stuqué, mosaïque, fonderie

Représentation

Guirlande, ornement à forme végétale ; couronne végétale : chêne ; tête : homme : laurier, médaillon, cuir découpé, entrelacs ; ornement à forme géométrique, monogramme ; draperie ; rosette

Précision sur la représentation

Les façades sur rue présentent un abondant décor sculpté (étudié dans la base Palissy). Certaines portes ouvrant sur le passage des Folies Bergères sont aussi surmontées de cuirs, de guirlandes de laurier maintenues par des rubans, et autres motifs végétaux. Les passages couverts ont leur plafond orné de gypserie. Sur la rue, certaines fenêtres au deuxième niveau sont équipées de lambrequins en fonte figurant des draperies. Le tympan de menuiserie de la porte d'entrée du n° 5, place Sadi-Carnot, est à deux panneaux ornés de couronnes de feuilles de chêne, surmontés d'une fenêtre cantonnée d'ailerons et de guirlandes de feuilles de chêne. Les couloirs d'entrées et les pièces principales des immeubles présentent un décor de gypserie soigné. Les sols des couloirs sont parfois en mosaïque avec un motif central (ornement géométrique, monogramme...). Au n° 5, place Sadi-Carnot, la porte séparant le couloir de la cage d'escalier est surmontée d'un cuir découpé portant en son centre un médaillon où figure une tête d'homme à l'antique, de profil, ceinte d'une couronne de laurier, qui pourrait être une représentation de Napoléon 1er. L'escalier de l'ancien music-hall présente un décor de gypserie néo-18e siècle, dont une niche à pilastres cannelés, cantonnés d'ailerons à volutes.

Protection

Référence aux objects conservés dans l'édifice

IM13000444

Observations

Ilot type des grands lotissements haussmaniens marseillais. Seuls les immeubles des parcelles donnant sur la rue de la République faisaient partie de l'opération d'urgence.

Statut juridique

Statut de la propriété

Propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

2009

Crédits

© Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Date de rédaction de la notice

2009

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Négrel Geneviève

Cadre de l'étude

Opération d'urgence

Dossier

Sous-dossier

Dossier adresse

Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66