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Ancienne forge de Gudanes

Désignation

Dénomination de l'édifice

Forge catalane

Titre courant

Ancienne forge de Gudanes

Localisation

Localisation

Occitanie ; Ariège (09) ; Château-Verdun

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ariège

Références cadastrales

1829 A2, 407, 413 ; 1985 A2 318, 568 ; 2013 A2 334 à 336, 757, 758

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Nom de l'édifice

Château

Références de l'édifice de conservation

IA09000009

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Temps modernes ; 19e siècle

Description historique

Ces forges existent de temps immémorial, principalement la forge de Château-Verdun. Un jugement souverain de la commission de réformation des Eaux et Forêts en date du 2 mai 1670 maintient les dites forges. Avant 1748, les forges de Sirbal, des Galis et des Esclarans, dont il reste des vestiges et des parties, ont été transportées ailleurs dans la baronnie de Château-Verdun. Le 10 juin 1747, le magasin général de Foix indique les forges de Château-Verdun, Aston, Sigueilles et Riete. En 1748, les marquis de Gudanes, propriétaire de 4 forges dans les baronnies de Château-Verdun et d'Aston, fait une requête pour démolir la forge de Riete, seule isolée, placée sur une des montagnes et éloignée de 3 lieues "des yeux de Monsieur le Marquis", et d'en faire construire apès une autre sur la même rivière attenant aux 3 autres qui'il possède. Il justifie cette demande en disant que "cet éloignement a toujours donné l'occasion de fréquents vols, pillages et ravages (en particulier l'incendie des charbons) faits... par des paysans des lieux voisins qui n'ont pu que rarement et à gros frais être surpris parce que leur retraite dans les forêts les a favorisés..." L'état du 1er avril 1772 donne trois forges pour le marquis de Gudanes. Dietrich, en 1786, nous précise que ces trois forges : celle de château-Verdun, la forge neuve et enfin la forge d'Aston mais il précise que "l'on ne peut en faire aller que deux à la fois". Une statistique de 1807 indique que "la forge de Sigueille est détruite depuis 10 ans à cause de la disette des bois". Les deux autres forges sont en roulement comme le prouvent les statistiques de 1814, 1815, 1819, 1824. La forge de Château-Verdun fut affermée jusqu'en 1828. Seule la forge neuve continua à travailler. Cela est confirmé par le relevé de 1838, des forges existant dans le département de l'Ariège, d'après les matrices cadastrales. Le 3 novembre 1853, Monsieur de Limairac, propriétaire du domaine de Gudanes, demande l'autorisation pour régulariser le reconstruction de la forge de Château-Verdun, "car les bois bien aménagés peuvent entretenir 2 feux. Ce même propriétaire demandera le 4 décembre 1867 l'autorisation pour reconstruire un double martinet attenant à la forge. L'ingénieur des mines de l'arrondissement de Toulouse présice dans son rapport du 11 novembre 1884 : "forges à la catalane : il n'en reste que 2 ; celles du Saut del Teil et de Château-Verdun. La seconde n'a marché que 1 moins, d'abord à cause de la mort de son propriétaire, ensuite faute de minerai, la concession de Château-Verdun n'en donnant pour ainsi dire plus". La forge continue à travailler alors que toutes les autres forges à la catalane ont disparu parce que son propriétaire trouve dans ses bois le charbon nécessaire à l'alimentation de son usine et que les fers qui en proviennent sont élaborés pour des usages spéciaux dans un martinet appartenant au même propriétaire. Puis cette forge s'arrêtera à son tour et sera reconvertie en martinet, durant le premier trimestre de l'année 1885.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Le site des forges de Gudanes est très étendu: on individualise très bien sur le terrain l'emplacement des deux usines :la Forge Neuve, la plus en amont, et la Forge de Château-Verdun. La Forge Neuve: le système hydraulique a été utilisé par l'usine de taillanderie-martinet qui lui a succédé. Cela explique que le canal d'amenée ait été modernisé et doté de vannes métalliques par exemple. Le grand bassin actuel : tout en longueur occupe l'emplacement exact du bassin de la forge. Il est en bois comme au 19e siècle même si son étanchéité est obtenue grâce à des plaques de fibro-ciment qui doublent à l'intérieur ses parois. Il est à remarquer que la partie haute de ces mêmes parois est tenue et consolidée par des traverses en bois et des tringles métalliques qui sont tendues d'un bord à l'autre. La manière dont sont tenus les contreforts est très intéressante car elle est identique à celle du 19e siècle: assemblage d'éléments de charpente et de pièces métalliques (les liadoux, les espigous, et le garlandas). Dans son premier tiers, il est soutenu par des piliers en pierre, certains ayant été rajoutés pour renforcer l'édifice en bois. Pour les deux tiers restants, il repose sur deux voûtes en gros blocs. La voûte en amont est nettement visible de l'intérieur des bâtiments. La voûte la plus en aval possède dans son plafond une ouverture qui devait laisser passer le ceutre de la roue d'un marteau ou les arbres d'une trompe ? La halle de la forge a été intégrée dans un bâtiment bien plus vaste construit postérieurement. A proximité immédiate de la forge subsiste un bâtiment annexe (Parcelle 412 du plan cadastral de 1829). Les deux canaux de fuite débouchent dans le canal d'amenée de la forge de Gudanes. La Forge de Château-Verdun : elle a été construite dans la deuxième moitié du 19e siècle sur les bases de l'ancienne forge de Château-Verdun ; le circuit hydraulique initial a alors été modifié: sur le canal de fuite de la Forge Neuve qui alimentait la deuxième forge s'est greffé un canal d'amenée propre. Aujourd'hui, l'ensemble du canal est bien visible dans le paysage jusqu'au bassin: ce dernier est recouvert par des arbres et une végétation dense. Les bâtiments jouxtant le bassin, où se situait la forge à la catalane, ont été réutilisés et modifiés depuis la fin du 19e siècle pour entretenir différentes activités liées à la métallurgie jusque vers 1960 : des manches de marteaux, arbres de roue, une soucherie et un ordon sont repérables au milieu des gravats des ruines de l'usine. Sans plans successifs marquant ces différentes transformations, il était difficile sur ce site bouleversé de déceler les vestiges appartenant en propre à la forge de Château-Verdun. Le canal de fuite était souterrain. Il existe encore et sa sortie sur la rive droite de l'Aston est toujours visible. Plus en amont dans la vallée de l'Aston ont été retrouvés les sites des forges de Sigueiles, del Galis, Sirbal,Esclarans, Riette, comme en témoigne la topographie, la présence d'éléments de canaux et de dépôts de scories.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1986

Date de rédaction de la notice

2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bonhôte Jérôme ; Cantelaube Jean

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Sous-dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47