Presbytère puis mairie et école primaire

Désignation

Dénomination de l'édifice

Presbytère, mairie, école primaire

Titre courant

Presbytère puis mairie et école primaire

Localisation

Localisation

Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Alpes-de-Haute-Provence (04) ; Méailles

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var

Canton

Annot

Références cadastrales

1830 D 130, 1984 D 374

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

16e siècle (?), 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

16e siècle (?), 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1869, 1876

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

Maire (architecte voyer)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Ce bâtiment montre une succession d'états, de reprises et transformations. Ainsi, la partie orientale pourrait remonter au moins au 16e siècle. A cette époque, le bâtiment est beaucoup moins enterré qu'aujourd'hui et il est accessible par un escalier de distribution extérieur adossé au pignon est. A la base de ce pignon, on remarque quelques assises en arêtes de poisson ; une porte de communication extérieure, murée et enterrée, est visible dans l'angle sud-est ; au second niveau du pignon est, on note une porte murée ; à l'angle sud-est on note une fenêtre en demi-croisée, également murée. Le cadastre de 1830 mentionne ce bâtiment comme « Presbytaire », appartenant alors à la commune de Méailles ainsi qu'un jardin attenant (actuel parking). En janvier 1861, le bâtiment est « en état complet de délabrement et ne peut être utilisée par l'instituteur ni par les élèves. Les planchers intérieurs sont effondrés […] la toiture est en mauvais état […] les portes et fenêtres tombent en pièces ». L'architecte voyer de Castellane dresse un devis des travaux à entreprendre pour le réaménager et y installer une école. Le bâtiment doit être presque entièrement refait : parties hautes des murs, ouvertures, escaliers et aménagements intérieurs, charpente, couverture... C'est à cette occasion que sera adjointe l'excroissance accolée au nord-ouest du bâtiment. Dans ce devis, on note que la toiture conservera ses deux versants et sera couverte en tuile creuse, avec deux rangs de génoises à l'est et à l'ouest, un seul rang au nord et au sud. La charpente sera à ferme centrale avec entrait et aura une panne faîtière. « Sur la voûte du rez-de-chaussée, on construira un carrelage en moellons [sic] ordinaires pour le sol de la salle d'école ». Aux étages, les planchers seront carrelés de la même façon. Les cloisons du rez-de-chaussée seront en plâtre, celles des étages en briques sur chant. L'accès aux étages et au comble sera fait par « un escalier à palier tournant que l'on construira au nord de la cour » ; les marches seront en « mallons ». La salle d'école sera éclairée par quatre grandes fenêtres et équipée d'un poêle en remplacement de la cheminée existante. Au premier étage, il y aura une cuisine, une salle à manger et une chambre à coucher. Deux cheminées seront adossées, l'une dans la cuisine et l'autre dans la salle à manger. « A gauche de la cheminée de la cuisine, on construira un potager en brique à trois fourneaux et à droite un placard à étagères. […] Deux placards semblables seront construits de chaque côté de la cheminée de la salle à manger », un autre placard dans la chambre à coucher. Dans la cuisine, un évier sera placé sous la fenêtre, il sera « formé d'une pierre de taille disposée comme d'usage ». Les murs et plafonds seront enduits et blanchis. « Les moellons bruts proviendront des bancs de rochers aux abords du village […] le sable sera prit dans le lit de la Vaïre ». La chaux sera prise « aux fours de la contrée » (à environ 4 kilomètres) et sera amenée vive sur le chantier. « Les briques pour le carrelage et les tuiles creuses proviendront de la meilleure fabrique des environs. […] Tous les bois qu'on emploiera à la toiture et aux planchers seront en bois de pin et de peupliers et proviendront du quartier de La Combe. […] Le plâtre que l'on emploiera proviendra du Castellet les Sausses ». Les portes intérieures seront en sapin, celle de l'entrée sera en noyer doublée de pin. L'ensemble des travaux est estimé à 3 800 francs, plus 200 francs pour dépenses imprévues, soit un total de 4 000 francs. En juillet 1873, le Conseil de Fabrique apporte 400 francs. Par ailleurs, il est décidé de demander un secours de 1 000 francs au Ministre des Cultes. En octobre 1873, un courrier du Préfet des Basses-Alpes approuvant la subvention sur les fonds de l'Etat,indique que « la Fabrique a entreprit, en 1870, la reconstruction de cet édifice » et que la population a consenti des « sacrifices énormes (2 300 francs de souscription volontaire) ». En décembre 1873, le Ministre de l'Instruction Publique et des Cultes accorde un secours de 600 francs pour la reconstruction. En 1876, les travaux ne sont pas finis et la commune n'a plus de finances pour payer les surcoûts, liés notamment à la construction hors œuvre de l'escalier nord-ouest. Il est décidé de demander un nouveau secours pour terminer cette reconstruction. En août 1899, la Commission des églises, presbytères et écoles accepte la demande de secours demandée par la Commune de Méailles pour l'agrandissement de la maison d'école, pour un montant de 3 400 francs. Le rez-de-chaussée du bâtiment est alors remanié. L'école est restée installée dans ce bâtiment jusqu'à la construction d'une nouvelle école dans les années 1950. La Mairie a continué à occuper le rez-de-chaussée jusqu'au début du 21e siècle, où elle s'est installée dans l'école désaffectée.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, grès, moellon sans chaîne en pierre de taille

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte en berceau segmentaire

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur : escalier tournant

Commentaires d'usage régional

B : maison sans partie agricole, artisanale ou commerciale

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2011

Date de rédaction de la notice

2012

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Laurent Alexeï

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel
Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66