Village de Blieux

Désignation

Dénomination de l'édifice

Village

Titre courant

Village de Blieux

Localisation

Localisation

Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Alpes-de-Haute-Provence (04) ; Blieux

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var

Canton

Barrême

Références cadastrales

1811 G, 1982 A3, AB

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Moyen Age, Temps modernes, Epoque contemporaine

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

On ne sait pas grand-chose du village avant la décision de procéder au renforcement de l'enceinte fortifiée vers 1420 sinon que le village était au début du 14e siècle l'une des localités les plus peuplées de la baillie de Castellane. Au premier quart du 15e siècle le village était déjà protégé par une enceinte doublée d'une maison forte « nommée Bellegarde ». La volonté d'améliorer les structures existantes se justifie certes par l'atmosphère troublée dans laquelle baignait la Provence à cette époque, mais l'importance stratégique et économique de Blieux explique en grande partie cette opération d'ampleur pour laquelle le coseigneur des lieux, Jacques de Pontevès, accordait un délai de quinze ans à la communauté. Le village atteint son maximum démographique dans le deuxième quart du 19e siècle. Le village disposait de commerces (cafés, bureaux de tabac, mercerie, agence postale) et de services administratifs (mairie) ainsi que de deux écoles, l'une de garçons, l'autre de filles. Il n'en reste plus rien depuis la fin du premier tiers du 20e siècle. Avec l'inexorable dépérissement du centre historique le quartier des Ferrajas a pris la relève : il concentre toute l'activité du village avec une épicerie qui tient également lieu de café et permet d'approvisionner le camping municipal donc d'assurer des recettes par le biais du tourisme vert estival. La mairie et le groupe scolaire, finalement déplacés dans un bâtiment construit à cette occasion à la fin des années 1930, la structure abritant ces deux fonctions sur la place du village étant devenue totalement obsolète, insalubre et dangereuse, ont subi des fortunes diverses : si la mairie demeure, l'école primaire mixte a fermé ses portes, faute d'élèves, en 1986 : le logement de l'instituteur au premier étage de la construction, qui appartient à la commune, est loué sous forme d'appartement à des particuliers. Il ne reste plus désormais que 18 parcelles bâties, chacune ne correspondant pas à une habitation (ainsi des parcelles 1008 ou encore 1085), certaines étant d'ailleurs abandonnées (parcelles 998, 1028 ou 1043). Autrement dit le village « intra muros » a perdu près de 90 % de son bâti depuis 1811 (87,6 %), ce qui s'assimile à une véritable décrépitude.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Le site historique du village prend place sur l'extrémité orientale de l'éperon rocheux de la Barre de l'Échelette, un massif calcaire orienté nord-ouest / sud-est. Perché à environ 1 000 m. d'altitude, il domine la vallée de l'Asse de Blieux en contrebas, à l'est. Il s'agit donc d'une position défensive qui permettait de contrôler l'accès à Majastres ainsi que les ressources agricoles du territoire communal. À 23 km. de Castellane, 10 de Senez, on accède au village depuis l'ancienne route nationale 85 dite Napoléon (aujourd'hui départementale 4085) par un pont qui franchit l'Asse après une route sinueuse, la départementale 21, qu'il faut suivre sur une distance de 7 km. L'implantation à l'intérieur du rempart était loin d'être égale, le terrain présentant un fort relief et des affleurements de roche constants. Les fortifications ont été vraisemblablement édifiées avec des pierres provenant de l'ancienne carrière sur la Barre de l'Échelette, à proximité et dont la ferme dite du Taillet garde le souvenir puisqu'un tailleur de pierre l'occupait encore au début du siècle dernier, comme en témoignent d'ailleurs certains blocs calcaire dégrossis derrière le bâtiment. Le village disposait d'une chapelle, contre le rempart, dans un coude qu'il dessine en sa portion ouest (sous le vocable Saint-Pierre, voir la carte 1). Il ne reste rien de cet édifice qu'un tas de pierre au sol sans aucune élévation discernable. À peine peut-on estimer d'après le cadastre ancien et actuel ainsi que par les restes sur place que l'édifice devait s'inscrire dans un rectangle régulier – avec un léger renfoncement au niveau du chœur – de 10 m. sur 6 m. environ. La tour de guet, dans la partie sud-ouest, élément de l'ancien château disparu, est aussi en ruine, mais on peut encore appréhender son parement en moyen appareil destiné à masquer le fourrage en maçonnerie de moellons calcaire noyés dans le mortier (fig. 05). Les habitants s'en sont servi comme carrière de pierre, ainsi qu'il apparaît très visiblement pour une partie de l'élévation sud du bâtiment occupant la parcelle 1028. La situation du village sur un éperon ne disposant pas de réelle surface plane détermine une implantation du bâti dans la pente. Seule la place dite de la Fontaine ménage un étroit replat. Le chemin qui menait du village historique au quartier des Ferrajas, avant la construction de la route départementale, existe encore ; caladé, il descend de l'éperon rocheux pour traverser en contrebas le Thouron, un affluent de l'Asse de Blieux, grâce à un pont qui est encore en service aujourd'hui, même si largement délaissé, avant de remonter à l'ancien quartier de l'Église, exposé à l'adret.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune,propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2008

Date de rédaction de la notice

2008

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Mosseron Maxence

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel
Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66