Moulin à blé, puis établissement de bains : hôtel des Eaux

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin à blé, établissement de bains

Destination actuelle de l'édifice

Maison

Titre courant

Moulin à blé, puis établissement de bains : hôtel des Eaux

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Ain (01) ; Reyrieux

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Reyrieux

Lieu-dit

Eaux (les)

Références cadastrales

1824 C 466, 1982 AM 43

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Talençon (le)

Partie constituante non étudiée

Hôtel de voyageurs, café, restaurant, bief de dérivation, pavillon de jardin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Baron, docteur (promoteur)

Description historique

Le moulin à blé existait déjà au début du 19e siècle puisqu'il figure sur le cadastre de 1824. on ignore à quelle date il a cessé son activité. En 1859, le chimiste lyonnais M. Ferrand procède à des analyses qualitatives des eaux de la source située à proximité du moulin, à la demande du propriétaire Jean-Claude Perret. Elles révélèrent la présence d'eaux ferrugineuses hydrosulfurées dont les vertus sont nombreuses. S'en suivit la construction par le docteur Baron, d'un établissement de bains, d'un restaurant et d'un hôtel pour les curistes. Il fonctionna de 1861, date de son inauguration, jusqu'en 1900, date à laquelle les bains sont détruits. La renommée de cet établissement de bains donna au village le nom de Reyrieux-les-bains en 1895. Aujourd'hui les bains ont disparu, le pavillon de la Source dans le fond du parc de l'ancien hôtel des Eaux a été détruit après inventaire.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Pisé, brique, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, ardoise, tuile plate mécanique

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, étage en surcroît, étage de comble, 2 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon couvert, croupe, toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre : escalier en équerre

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique, produite sur place, roue hydraulique verticale

Commentaire descriptif de l'édifice

La parcelle comprend 4 corps de bâtiment séparés, disposés autour de la cour. A l'ouest, le moulin est construit en soubassement sur le Talençon, en pisé sur un solin en petit appareil de moellons calcaires. Sur la façade ouest, l'étage de soubassement est percé de trois portes rectangulaires surmontées d'arcs de décharge en plein cintre. A gauche, se trouvait la chambre de la roue. Les deux niveaux supérieurs sont organisés en trois travées régulières percées de fenêtres rectangulaires. Le logis se trouvait au rez-de-chaussée surélevé. Ce bâtiment est couvert en tuiles mécaniques plates par un toit à longs pans avec croupes. Le canal d'amenée d'eau est en pierre, à l'exception d'un lavoir en ciment. Au nord, l'hôtel des Eaux, en pisé (?) enduit, est couvert par un toit à longs pans en tuiles creuses, avec un avant-toit débordant porté par des aisseliers. Il est construit sur deux niveaux. Un grand balcon sur poteaux de bois longe la façade sur toute la longueur, à l'exception des deux travées de gauche occupées par l'escalier extérieur en pierre. La maison située à l'est est de trois niveaux. Le premier niveau est percé en façade de deux fenêtres rectangulaires, de 2 devantures de café et d'une porte piétonne surélévée par un degré de 5 marches ; elle ouvre sur un escalier intérieur en équerre. L'étage compte 4 travées de fenêtres rectangulaires à appui mouluré, surmontées, dans l'étage en surcroît, de fenêtres carrées à appui mouluré, plus une dans l'axe de la porte d'entrée. L'élévation latérale gauche est dissymétrique. Derrière s'adosse une remise. Les murs sont en pisé crépi sur solin de moellons calcaires et des chaînes de brique. Le toit à longs pans est en tuiles creuses. Cette maison abritait auparavant le Café-restaurant des Eaux Minérales. Le pavillon de la Source, situé au fond du jardin, est un corps de bâtiment en brique, carré, de 3 mètres de côté environ. Il est couvert en ardoise par un toit en pavillon avec un chien-assis en façade. Le sol de l'étage de soubassement est carrelé. Au rez-de-chaussée surélevé, la porte piétonne axiale est encadrée de bois. Trois fenêtres s'ouvrent sur le ruisseau.

État de conservation (normalisé)

Désaffecté, détruit après inventaire

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Pavillon de jardin

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1989

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Duperray-Millaud Bénédicte, Jourdan Geneviève

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88