Tréfilerie, usine de quincaillerie (clouterie) dites Forges de Lods, puis station de pompage de la Société de Distribution Gaz et Eaux

Désignation

Dénomination de l'édifice

Tréfilerie, usine de quincaillerie

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Clouterie

Appelation d'usage

Forges de Lods, puis station de pompage de la Société de Distribution Gaz et Eaux

Destination actuelle de l'édifice

Station de pompage

Titre courant

Tréfilerie, usine de quincaillerie (clouterie) dites Forges de Lods, puis station de pompage de la Société de Distribution Gaz et Eaux

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Doubs (25) ; Lods

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ornans

Références cadastrales

1813 C 1, 2, 1813 D 812 à 893, 1971 AB 40 à 43, 1971 AB 116 à 128, 1971 AC 260 A 265

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

La Loue

Partie constituante non étudiée

Enclos, cour, laminoir, logement patronal, logement d'ouvriers, buanderie, écurie, hangar industriel, magasin industriel

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 18e siècle, 4e quart 18e siècle, 1er quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1760, 1816

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques, daté par source, porte la date

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

En 1760 début de la construction des forges de Lods sous la direction de Jean-Charles-Noël Fleur. La production est tournée vers la fabrication de fil de fer et de clous. En 1816 (date portée à l'entrée du sous-sol) , la veuve de J.C.N. Fleur, Jeannne-Françoise Fleur fit construire le logement patronal appelé le "château". En 1846, les forges consistent en 4 feux d'affinerie, 2 fours de chaufferie, 2 fours à recuire, 2 marteaux à un système de cylindre et 282 bobines de tréfilerie. En 1850, la production est de 804000kg. de barreaux qui sont vendus aux tréfileries voisines (soit 1/16 ; en 1789 1/5) , 750000kg. deviennent du fil de fer dont 250000 sont transformés en clous (presque 1/3 du total ; 1789 1/5 du total) ; le reste étant vendu directement. En 1885, la production est de 250000 kg. de fer et emploient 300 personnes. Le déclin des usines de Lods s'amorce à partir de 1918. Le laminoir continue à produire du fil de fer et des fers pour le béton armé. En 1925, arrêt de la production de clous. En 1939 incendie des bâtiments de la clouterie et de la tréfilerie. En 1942 fermeture du laminoir. En 1946, rachat de l'usine par la Société de Tournerie Industrielle de Vuillafans et de Lods qui se spécialise dans la production de manches d'outils. En 1950, vente à la société de distribution Gaz et Eaux qui utilise les bâtiments pour entreposer des éléments de canalisation. A partir de 1959, les bâtiments et les logements ouvriers inoccupés sont détruits. Seuls, les logements ouvriers situés aux Forges ont été restaurés à partir de 1960. Septembre 1981, destruction du laminoir.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique, tuile plate

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 3 étages carrés, étage de comble

Typologie du couvrement

Voûte en berceau

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, pignon couvert

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique

Commentaire descriptif de l'édifice

Les bâtiments industriels construits à la fin du 18e siècle, s'étendaient le long de la rive gauche de la Loue, de "Moulins Neufs" aux "Forges" et étaient désignés par les termes "Usines du Bas" et "Usines du Haut." Ils étaient en moellon calcaire, couverts en tuiles plates. La clouterie, en brique, était couverte de tuiles mécaniques. Le logement patronal, dit le château, en moellon calcaire, était à l'origine couvert en tuiles plates. Le sous-sol couvert d'une voûte en berceau, abritait le dépôt viticole de la coopérative ouvrière, les bureaux et la pharmacie étaient au rez-de-chaussée, le logement du directeur se situait au 1er étage et celui du contremaître au second étage. Depuis le rachat des forges par la Société de distribution Gaz et Eaux, l'ancien logement patronal a été restauré pour abriter plusieurs logements et a reçu un couverture en tuiles mécaniques.

État de conservation (normalisé)

Vestiges, restauré

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1980

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Hamelin Liliane

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

tréfilerie, usine de quincaillerie (clouterie) dites Forges de Lods, puis station de pompage de la Société de Distribution Gaz et Eaux
tréfilerie, usine de quincaillerie (clouterie) dites Forges de Lods, puis station de pompage de la Société de Distribution Gaz et Eaux
© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP, 1981
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