Corps de garde crénelé actuellement maison, Port Larron (Le Palais)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Corps de garde, réduit

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Corps de garde crénelé servant de réduit à un poste garde-côtes ; corps de garde défensif

Appelation d'usage

Fort Larron

Destination actuelle de l'édifice

Maison

Titre courant

Corps de garde crénelé actuellement maison, Port Larron (Le Palais)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Morbihan (56) ; Le Palais

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Belle-Ile-en-Mer

Canton

Belle-Ile-en-Mer

Lieu-dit

Port Larron

Références cadastrales

ZL 25

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Citerne, caserne, mur défensif, cuisine

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1859, 1860

Commentaires concernant la datation

Porte la date, daté par source, daté par travaux historiques, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques, daté par source

Auteur de l'édifice

Génie

Description historique

"La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 demande la construction d'un poste garde-côtes consistant en un corps de garde défensif n° 3 pour la protection de l'aiguade de la Belle Fontaine, en remplacement de la batterie existante. Le premier projet présenté en 1847 envisage de placer le corps de garde derrière l'épaulement de l'ancienne batterie située 70 mètres à l'est de l'aiguade. Dès 1848, l'Inspecteur-général du génie en tournée à Belle-Île, le général Noizet, demande de rapprocher le corps de garde de la citerne en le plaçant dans le petit vallon immédiatement à l'ouest de celle-ci. Le registre contenant les recommandations des Inspecteurs-généraux ayant été momentanément égaré, le chef du génie conserve l'emplacement initialement envisagé lors de la reprise des projets début 1857. La découverte derrière une étagère du document perdu amène à la rédaction d'un contre-projet dans lequel le corps de garde trouve son emplacement définitif. La construction commence en 1859 et est achevée en 1860. Le poste garde-côtes de Port Larron n'est pas conservé par la Commission de défense des côtes en 1874. Il est déclassé par la loi du 27 mai 1889, et transféré, avec l'aiguade et l'ancienne batterie, au ministère des Travaux publics le 10 juin 1891. Le corps de garde, qui n'est pas utilisé par les Ponts et Chaussées, est remis aux Domaines en 1926. Des particuliers manifestent leur désir de l'acquérir. En juillet 1939, le poète surréaliste Robert Desnos demande à louer le corps de garde. Les Domaines accèdent à sa requête, mais le déclenchement de la guerre et l'Occupation empêchent l'affaire de se conclure, l'armée allemande utilisant le bâtiment comme casernement. Le poste est acheté en 1954 par un particulier qui le revend au début des années 1970 à la famille des propriétaires actuels. Le bâtiment est alors transformé en habitation. "

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon, granite, pierre de taille, terre

Typologie de plan

Plan régulier

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré

Typologie du couvrement

Voûte en berceau plein-cintre, voûte en berceau segmentaire

Typologie de couverture

Terrasse

Commentaire descriptif de l'édifice

"Le corps de garde du poste garde-côtes du Port Larron est situé 30 mètres au nord-ouest de l'aiguade qu'il surveille. Il est défilé du large par un épais massif terrassé. Ce massif est traité en glacis afin de permettre de couvrir l'aiguade depuis la terrasse du corps de garde. Le bâtiment est issu du plan-type n° 3 de la circulaire du ministère de la Guerre du 31 juillet 1846. Toutefois, le Comité des fortifications, dans son avis du 11 juillet 1848, demande la construction d'un corps de garde dont les locaux à munitions seraient sous-dimensionnés, le bâtiment n'ayant pas à desservir une batterie de côte. Comme les corps de garde pour 30 hommes des postes garde-côtes de Port Maria, Port Fouquet et de la pointe des Poulains, celui de Port Larron présente donc cette particularité. La nécessité de défiler sa terrasse des vues du terrain alentour fait construire un système de murs-traverses en maçonnerie sur sa terrasse, comme pour les corps de garde des batterie de la Biche et du Bugul. La face sud, façade de gorge, porte l'inscription "Poste du Port Larron" au dessus de la porte, et la date "1859". Les matériaux employés sont le schiste local pour les moellons et le granite importé du continent pour les pierres de taille. Les travaux de transformation en habitation réalisés au début des années 1970 ont entraîné la suppression des murs-traverses de la terrasse et la couverture de celle-ci, ainsi que le percement d'ouvertures dans la face est de son parapet. L'aspect originel du bâtiment a néanmoins été conservé sur ses trois autres faces. "

Commentaires d'usage régional

Corps de garde crénelé type 1846 n° 3 pour poste garde-côtes

État de conservation (normalisé)

Bon état, remanié

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

inscrit MH

Typologie de la zone de protection

Loi littoral ; site classé ; zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

Eléments remarquables dans l'édifice

Corps de garde

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1973

Date de rédaction de la notice

1973 ; 2017

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Jadé Patrick, Duigou Lionel, Service régional de l'Inventaire de Bretagne

Cadre de l'étude

Étude d'inventaire, enquête thématique régionale (Inventaire des fortifications littorales du milieu du 19e siècle dans les îles de Bretagne Sud (1830-1870))

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Corps de garde crénelé actuellement maison, Port Larron (Le Palais)
Corps de garde crénelé actuellement maison, Port Larron (Le Palais)
(c) Association 1846
Voir la notice image