Batterie, Pointe du Bugul (Locmaria)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Batterie

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Batterie de côte

Appelation d'usage

Batterie du Bugul, actuellementFort du Bugul

Titre courant

Batterie, Pointe du Bugul (Locmaria)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Morbihan (56) ; Locmaria

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Belle-Ile-en-Mer

Canton

Belle-Ile-en-Mer

Lieu-dit

Pointe du Bugul

Références cadastrales

ZB 342batterie du 19e siècle, ZB 343batterie du 18e siècle

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Batterie, corps de garde

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 17e siècle, 2e moitié 18e siècle (détruit), 3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1705, 1858, 1859

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques, daté par travaux historiques, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques, daté par source, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques, daté par source

Auteur de l'édifice

Génie

Description historique

"Lors de son passage à Belle-Île en 1689, Vauban reconnaît l'importance de la position de la pointe du Bugul pour la défense des Grands Sables et de l'anse de Port Yorc'h, et demande la construction de plusieurs batteries. Une batterie est attestée à l'extrémité de la pointe dès la fin du 17e siècle. Elle est encore mentionnée en 1705. En 1747, elle est armée de deux canons de 36 livres, un de 24 livres et quatre de 12 livres, et d'un mortier. Une deuxième batterie située 70 mètres en arrière est construite à la fin du 18e siècle. En 1803 et en 1813, la batterie basse est armée d'un mortier de 12 pouces, et la batterie haute de trois canons de 24 livres. Outre le corps de garde et le magasin à poudre situés dans la partie basse, la position est équipée d'un fourneau à réverbère dans la partie haute. La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 conserve la batterie du Bugul pour contribuer à la défense des Grands Sables, et lui affecte deux canons de 30 livres et quatre obusiers de 22 cm. Un corps de garde défensif n° 2 doit lui servir de réduit. Dès l'étude des premiers projets en 1847-1848, et à leur reprise en 1857, l'opportunité de réutiliser la batterie basse divise les ingénieurs militaires. Le chef du génie base son projet de 1847 sur la division de la batterie en deux parties, basse et haute. Il est désavoué par le Comité des fortifications dans son avis du 11 juillet 1848 qui demande l'abandon de la batterie basse et la construction d'une batterie haute composée de deux parapets d'artillerie opposés reliés par une traverse en terre. Début 1857, le chef du génie établit son projet en suivant ces indications, avant que la redécouverte derrière une étagère du registre où étaient consignés les ordres laissés par l'Inspecteur général en tournée en 1848, le général Noizet, lui fasse revoir sa copie dans le sens de la conservation de la batterie basse. Dans son avis du 15 janvier 1858, le Comité tranche une nouvelle fois en faveur d'une batterie haute en deux parties réunies par un épaulement continu. Avec les batteries de la Biche et de La Ferrière qui concourent avec elle à la défense des Grands Sables, la batterie du Bugul fait partie de premiers ouvrages du programme de la commission de 1841 pour Belle-Île à être entreprise. L'épaulement de la batterie proprement dite en construit en 1858. Le corps de garde crénelé pour 30 hommes en 1858-1859. Les "dés" en maçonnerie des plates-formes d'artillerie sont mis en place en 1862. La batterie n'est pas conservée par la commission de défense des côtes en 1874. Elle est déclassée par la loi du 27 mai 1889, versée aux Domaines le 26 juin 1890 et vendue à un négociant de Palais le 11 septembre 1891. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un petit détachement allemand chargé de la surveillance de la côte stationne sur le site. "

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, granite, terre

Commentaire descriptif de l'édifice

Le site du Bugul comporte deux batteries : - l'ancienne batterie basse du 18e siècle ; - la batterie de 1858-1859. La batterie basse est un ouvrage en forme de fer à cheval, en terre et maçonnerie de moellons grossiers, fermée à la gorge. Elle dispose d'un corps de garde et d'un magasin à poudre. L'ancienne batterie haute, située à l'emplacement de la batterie du 19e siècle, n'existe plus. La batterie de 1858-1859 se compose d'un fort massif terrassé en forme de fer à cheval. Les emplacements pour l'artillerie occupent les extrémités de ce massif, au nord-ouest et au sud-est. Le corps de garde crénelé est placé au milieu, bien couvert par les masses de terre. La batterie est ouverte à la gorge. Actuellement, les terrassements sont encore bien visibles malgré les arbres qui ont poussé dessus.

État de conservation (normalisé)

Bon état

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

inscrit MH

Typologie de la zone de protection

Loi littoral ; site classé ; zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

Eléments remarquables dans l'édifice

Batterie ; corps de garde

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1974

Date de rédaction de la notice

1986 ; 2017

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Ducouret Jean-Pierre, Jadé Patrick, Duigou Lionel

Cadre de l'étude

Étude d'inventaire, enquête thématique régionale (Inventaire des fortifications littorales du milieu du 19e siècle dans les îles de Bretagne Sud (1830-1870))

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Corps de garde crénelé actuellement maison, batterie du Bugul (Locmaria) ; Batterie, Pointe du Bugul (Locmaria)
Corps de garde crénelé actuellement maison, batterie du Bugul (Locmaria) ; Batterie, Pointe du Bugul (Locmaria)
(c) Inventaire général, ADAGP
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