Batteries, Pointe de Taillefer (Le Palais)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Batterie

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Batterie de côte

Appelation d'usage

Fort de Taillefer

Titre courant

Batteries, Pointe de Taillefer (Le Palais)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Morbihan (56) ; Le Palais

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Bretagne Sud

Canton

Belle-Ile-en-Mer

Lieu-dit

Pointe de Taillefer

Références cadastrales

ZD 462, ZD 463, ZD 466, ZD 467, ZD 468, ZD 469

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Batterie, casemate, fossé, poudrière, magasin de munitions, enceinte, poste d'observation

Nom de l'édifice

Corps de garde crénelé, batterie de Taillefer (Le Palais)

Références de l'édifice de conservation

IA56132127

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 17e siècle (détruit), 18e siècle (détruit), 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 2e quart 2e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1692, 1859, 1860, 1861, 1882, 1893

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques, daté par source, daté par travaux historiques, daté par source, daté par travaux historiques, daté par source, daté par source, porte la date, daté par travaux historiques, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

Génie

Description historique

"Lors de son passage à Belle-Île en 1689, Vauban demande la construction d'une batterie à la pointe de Taillefer. Cette batterie est attestée en 1692. En 1747 la pointe de Taillefer est armée de deux canons de 36 livres, deux de 12 livres et deux de 8 livres, et d'un mortier. La batterie est restaurée dans les années 1770. Elle reprend du service pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire. En 1803 comme en 1813, la batterie de Taillefer est armée de trois canons de 36 livres et un mortier de 12 pouces, et dispose d'un fourneau à réverbère. La batterie de Taillefer fait partie des sites dont on envisage le réarmement en 1830-1831. La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 conserve la batterie de Taillefer avec un armement composé de trois canons de 30 livres et trois obusiers de 22 cm. Un corps de garde défensif n° 2 doit lui servir de réduit. La Commission de défense des côtes de 1859 remplace une des pièces d'artillerie par un mortier de 32 cm destiné à battre le mouillage du Palais. Dès les premiers projets étudiés à la fin des années 1840, et de nouveau lors de leur reprise à la fin des années 1850, il est prévu de reprendre l'emplacement de l'ancienne batterie. Le nouvel épaulement est construit en 1859, le corps de garde crénelé pour 30 hommes est commencé en 1859 et achevé en 1860. Les "dés" en maçonnerie des plates-formes d'artillerie et l'emplacement du mortier sont construits en 1862. Un sémaphore est construit en 1861 en arrière de la batterie. La batterie de Taillefer est l'un des trois ouvrages de Belle-île, avec les batteries du Gros Rocher et de Ramonette, à être conservé et modernisé après 1870. La nouvelle batterie construite en 1882-1883 est armée de deux canons de 24 cm et deux de 16 cm. Le corps de garde de la batterie de 1859-1860 est conservé et intégré à la nouvelle organisation. Au début des années 1890, les progrès de l'artillerie amènent à moderniser une nouvelle fois le site. Le programme établi par la Commission d'études pour la défense du littoral en 1888 fixe l'armement de la batterie à quatre canons de 24 cm. Cet armement prend place en entier dans une nouvelle batterie construite en 1893 au sud-est de celle des années 1880. Deux "batteries annexes" armées chacune de quatre canons de 95 mm sont également construites à la fin du 19e siècle. Comme beaucoup d'ouvrages d'artillerie du littoral, la batterie de Taillefer est désarmée en 1915 et ses matériels envoyés au front. En 1918, deux pièces de 95 mm sur affût de côte constituent un poste de défense contre les sous-marins (PDCSM). Une nouvelle batterie armée de quatre canons de 138 mm est construite sur le site dans les années 1930. L'armée allemande la réutilise de 1940 à 1945. La batterie est définitivement désarmée après la guerre. Le site reste propriété militaire jusqu'à l'abandon du sémaphore par la marine en 1999. "

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, granite, béton, terre

Commentaire descriptif de l'édifice

Le site de la pointe de Taillefer est composé : - d'un corps de garde crénelé du type de 1846 ; - d'un sémaphore construit en 1861 ; - des vestiges d'une batterie construite vers 1880 ; - d'une batterie construite au début des années 1890 ; - d'une batterie construite vers 1930. La batterie du 17e-18e siècle a totalement disparu, de même que le parapet de la batterie de 1859. L'extrémité nord-ouest du site est occupé par la batterie des années 1880, très altérée par les travaux successifs sur le site. Elle se compose à l'origine de deux plates-formes semi circulaires pour canons de 24 cm, avec parapet terrassé, séparées par un abri-traverse, et d'un emplacement pour pièce de 16 cm à chaque extrémité du site. Ces structures ont été bouleversées par les aménagements postérieurs. Le corps de garde crénelé de 1860 est intégré à cette batterie, recouvert comme ceux des batteries du Gros Rocher et de Ramonette par un important massif terrassé, actuellement en partie arasé. L'organisation défensive de la batterie côté terre consiste en une escarpe maçonnée formant un redan très aplati, précédée d'un fossé et flanquée par un bastionnet placé à l'angle saillant. L'entrée était munie d'un pont-levis. Actuellement seule la partie centrale de cette enceinte est conservée. La batterie de 1893 se développe de manière linéaire au sud-est du site. Elle est organisée comme celle contemporaine du Gros Rocher, avec quatre emplacements de pièces séparés par des traverses ne dépassant pas le niveau du sol. Un magasin à poudre souterrain, des magasins à munitions et des postes de commandement complètent cette batterie. Une batterie pour canons de 95 mm sur affûts de côte la prolonge vers le sud-est. Une autre batterie de 95 mm, sur affûts de campagne, existait en dehors du site, au sud-ouest du sémaphore. La batterie des années 1930 se compose de quatre cuves bétonnées accompagnées de niches à munitions, réparties sur l'ensemble du site et implantées sur les anciens ouvrages, et d'un poste de direction de tir.

État de conservation (normalisé)

Inégal suivant les parties

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

inscrit MH

Typologie de la zone de protection

Loi littoral ; site classé ; zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

Intérêt de l'édifice

Vestiges de guerre

Eléments remarquables dans l'édifice

Batterie ; corps de garde

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune ; propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1974

Date de rédaction de la notice

1986 ; 2017

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Ducouret Jean-Pierre, Jadé Patrick, Duigou Lionel

Cadre de l'étude

Étude d'inventaire, enquête thématique régionale (Inventaire des fortifications littorales du milieu du 19e siècle dans les îles de Bretagne Sud (1830-1870))

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

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Batteries, Pointe de Taillefer (Le Palais)
Batteries, Pointe de Taillefer (Le Palais)
(c) Inventaire général, ADAGP
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