Chapelle Saint-Jean-Guénan (Le Faouët)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Chapelle

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Jean

Titre courant

Chapelle Saint-Jean-Guénan (Le Faouët)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Morbihan (56) ; Le Faouët

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Bretagne

Canton

Faouët (Le)

Lieu-dit

Saint-Jean

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

16e siècle, 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

13e siècle, 14e siècle (?)

Description historique

La chapelle Saint-Jean du Faouët n’apparaît dans les archives hospitalières de la commanderie de La Feuillée qu’au XVIIe siècle sous le vocable de Saint-Jean-Guénan, car bâtie au village du même nom. Lors du procès-verbal de la visite de La Feuillée de 1617, le commandeur René de Saint-Offange précise que les vitres de la chapelle portent les armes de Malte, du duc de Bretagne et du baron du Faouët. En 1697, le commandeur Leonor de Beaulieu de Belthomas décrit ses dépendances en la paroisse du Faouët : la Chapelle de St Jean Guenan distant du moulin du Croisty dune lieüe et demy dans laquelle le Commandeur n’est tenu à aucun service, et desservie et entretenue des aumones et oblations qui y tombe. Il ajoute que, du domaine de la commanderie, dépendent aussi le moulin de Kerballec, afféagé au baron du Faouët, et quatre autres villages en tenures. En 1705, le croquis d’arpentage de la commanderie de La Feuillée propose une chapelle dédiée à Sain Jan de plan basilical, avec un portail occidental, un portail méridional et trois autels. L’aquarelle du terrier de La Feuillée de 1731 confirme en partie cette ordonnance, on distingue aisément le portail occidental, une baie sur le gouttereau sud, un portail méridional, un bras de transept sud percé d’une baie. Mais au milieu du siècle suivant, la chapelle tombe en désuétude comme semble le déplorer le commandeur de La Feuillée Jean-François du Bouilly : cette chapelle est pauvre et sans fondation, la couverture mauvaise et fort viciée, la messe se dispense le dimanche, il ÿ a trois ornements mal propre et un calice doré.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, moyen appareil, granite, grand appareil

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan en croix latine

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Commentaire descriptif de l'édifice

La chapelle Saint-Jean, bâtie au sommet d’un petit tertre, adopte un plan en croix latine à large transept. Le mur pignon occidental est totalement dépourvu d’élément décoratif, comme l’ensemble de l’élévation extérieure de la chapelle. Il est percé d’un portail en plein-cintre simplement mouluré en cavet et sommé d’un campanile construit en 1865, selon la date portée sur le linteau occidental de la chambre de la cloche. Au sud, un portail en arc brisé simplement mouluré donne accès à la nef, tandis que le transept est percé d’une baie au remplage moderne. Au niveau du chevet, un oculus éclaire le chœur via le mur gouttereau sud et le mur pignon est percé d’une baie au remplage flamboyant, soit deux lancettes trilobées et réseau à trois soufflets et écoinçons en symétrie. Les rampants sont lisses et deux imposantes pierres de taille en granite forment les crossettes du pignon. Le bras de transept nord est percé à l’est d’une baie à deux lancettes trilobées surmontées d’un soufflet encadré par deux écoinçons. Le mur pignon de ce transept est totalement aveugle, mais un portail en arc légèrement brisé, semblable à celui du mur gouttereau sud, en permet l’accès. Les trois murs qui forment l’ensemble de la façade septentrionale sont totalement aveugles.Le parement intérieur de la chapelle est entièrement composé de moellons, contrastant avec le moyen et grand appareil du parement externe. La nef étant exempte de fenêtre, ce sont les baies des transepts et du chœur qui sont sources de luminosité. Malgré leur symétrie apparente, les bras de transept ne présentent pas la même modénature. Le bras de transept sud est marqué par une série de deux arcs brisés simplement chanfreinés reposant sur une pile octogonale et sur des piles semi-octogonales engagées dans les murs adjacents. Au nord, c’est une série d’arcs en plein-cintre à doubles voussures à pénétration directe, mais il n’est pas exclu que ces arcades remplacent une série plus ancienne, car le bénitier de la nef réemploie une pile octogonale semblable à celle du transept sud. Un linteau monolithe en ogive incrusté dans la maçonnerie indique la présence d’une baie antérieure au XVe siècle. Plusieurs bancs en pierre longent les murs des transepts et du chœur, mais certains arrachements laissent penser qu’ils devaient être ininterrompus, de l’angle de la nef et des transepts au pignon du chœur. Le bras du transept nord abrite une statue figurant une Vierge de Pitié, elle présente encore des traces de polychromie et son style indique une œuvre du XVIe siècle. Enfin, si les armoiries des verrières décrites dans les archives ont disparu, on peut encore lire, sur le culot d’une des consoles du chœur, un blason barré d’argent (?) et de gueule.

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

inscrit MH

Référence aux objets conservés

IM56002680, IM56002685, IM56002682, IM56002684, IM56002688, IM56002686, IM56002683, IM56002681, IM56002687

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1986

Date de rédaction de la notice

1986 ; 2016

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Lemaître Stéven

Cadre de l'étude

Étude d'inventaire, enquête thématique régionale (Inventaire des commanderies templières et hospitalières de Bretagne)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35