Ancienne maison noble puis relais de poste (L'Hermitage)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Relais de poste, maison

Titre courant

Ancienne maison noble puis relais de poste (L'Hermitage)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; L'Hermitage ; de Montfort (rue) 1

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Rennes Métropole

Adresse de l'édifice

De Montfort (rue) 1

Références cadastrales

1829 AI 195, 1 rue de Montfort

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 16e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

19e siècle, 2e quart 20e siècle

Description historique

"Ancienne maison noble de la seconde moitié du 16e siècle, récemment restaurée et profondément remaniée sur la cour (tour moderne).(1986)En plein centre bourg, s’ouvrant face à l’église, l'ancienne maison noble appelée "la commanderie" marque nettement la voirie de l’axe principal de Rennes à Montfort. Sa position stratégique, visible de loin en arrivant de Rennes en fait l’une des bâtisses majeures du bourg, s’affirmant nettement dans le paysage. Malgré son nom, ce bâtiment n’est ni une commanderie ni un manoir fortifié, mais une ancienne maison noble que l’on retrouve mentionnée en nombre dans le centre bourg. Cette maison noble fait aussi office de relais de poste jusqu’au 19e siècle. A partir de cette période, certaines modifications architecturales transforment le relais en ferme. Dans sa forme primitive, l’édifice ne disposait pas d’un ensemble bâti aussi vaste que de nos jours ; le cadastre napoléonien de 1829 permet de mieux cerner la disposition des bâtiments à cette époque. L’actuelle bâtiment était divisée en deux parties. Un édifice, longeant la rue de Montfort à l’instar des autres fermes du bourg et un second plus au sud, perpendiculaire au premier. Ces deux bâtiments ne possédaient pas de liaison directe, ce qui permettait d’accéder facilement à la cour intérieure par un passage cavalier situé dans le prolongement de la rue principale. Cette disposition peut laisser penser que le bâtiment le plus au sud correspondait aux écuries, alors que l’édifice en front de rue servait d’auberge (la présence d’une cheminée d’origine toujours en place vient confirmer cette hypothèse). Il faut aussi noter la présence d’un ancien vivier et d’une fontaine proche de cet ensemble de bâtiments, sûrement nécessaires pour abreuver les chevaux de passage. En 1892, la famille Despouez est mentionnée pour la première fois comme exploitant ces lieux. Les deux bâtiments sont reliés entre eux par une extension longeant la route principale. Une grande porte charretière est néanmoins préservée pour permettre la circulation entre l’intérieur de la cour et la voirie. C’est à cette même période que se construit à l’intérieur de la cour une dépendance accolée au logis sud, ainsi qu’une grange en terre typique de L’Hermitage. Une photographie aérienne, datée de 1940 nous montre ces modifications apportées au 19e siècle.En 1930, Jean Despouez vend sa ferme à M. Jehannin de Bréal qui l’exploite jusqu’en 1963. A cette date, elle est rachetée par M. Hallenault. Passionné d’histoire et par le bâtiment, celui-ci va rapporter de nombreux éléments d’architecture appartenant à diverses commanderies, notamment celle de Tours. Seul le bâtiment primitif, servant d’auberge a conservé sa volumétrie ainsi qu’une porte cintrée en pierre de calcaire et sa cheminée principale. Les autres parties ont reçu des éléments d’architecture parfois surprenants comme des meurtrières, plusieurs blasons sculptés ou encore des cheminées monumentales avec leur armoiries. Une des cheminées de la salle basse est datée de 1589 est proviendrait comme d’autres éléments de la région de Combourg. Une tour au sud-ouest est édifiée à cette même date, avec des pierres de réemploi : son apparence défensive, qui n'a aucun lien avec l'histoire réelle du lieu, veut rappeler les donjons du 13e siècle. Enfin deux autres tourelles coiffées d’un toit en pavillon sont érigées dans la cour intérieure, de chaque côté de l’ancien passage.En 1984, la « Commanderie » est rachetée par la commune qui la réhabilite en centre culturel en 1986. Un programme de restauration est mis en place, ne cherchant pas à dénaturer les transformations apportées en 1963. L’enveloppe du bâtiment est elle aussi revalorisée ; les pans de bois en façade sont rendus apparents et repeints. Les murs arrière sont enduits pour uniformiser l’ensemble et la petite dépendance au milieu de la cour est détruite. Malgré une destination première assez familière des autres édifices de L’Hermitage, ce bâtiment s’inscrit malgré lui comme un exemplaire original dans le bourg, au même titre que l’église ou la laiterie. "

Description

Matériaux du gros-œuvre

Pierre, bois, enduit, pan de bois, bauge

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, croupe

Commentaire descriptif de l'édifice

"Implantée en plein centre bourg et face à l’église, la "commanderie" de L’Hermitage est un édifice original à la fois dans sa conception, mais aussi dans son histoire. Elle fut conçue à l’origine sur deux plans indépendants rectangulaires simples, l’un longeant la voirie et l’autre perpendiculaire à la rue ; ils sont rassemblés au XIXe siècle pour ne former qu’un seul corps de bâti en forme de « L ». L’orientation du bâtiment est donc contrainte par la rue qui ne permet pas d’ouvrir la façade au sud. Le logis primitif, le plus au nord, en pan de bois, est daté du XVIe siècle. Sa façade principale est en front de bâti et s’ouvre à l’est. Le bâtiment comporte un rez-de-chaussée avec un étage carré. L’entrée principale se trouve au nord-est et donne directement sur une seconde porte intérieure qui permet de rejoindre la cour. Le logis a reçu de nombreuses modifications, notamment l’ajout d’une porte en plein cintre et un agrandissement des baies. Ces remaniements se retrouvent sur la façade ouest, ce qui rend la lecture et la compréhension du bâti difficile. Il faut noter la présence à l’est de pan de bois sur une partie du rez-de-chaussée, assemblés en poteaux courts. Le premier étage, en encorbellement sur un corps de sablières moulurées, présente un colombage en feuilles de fougère. La toiture a gardé sa pente assez forte, avec une ligne de coyaux en partie basse pour rejeter les eaux. Le second bâtiment plus au sud est disposé à la perpendiculaire du premier. Il a quant à lui été fortement remanié dans les années 1960. Aucune archive ne mentionne les plans de cet édifice qui correspondait très probablement aux écuries. Sur le pignon est, une porte en plein cintre en pierre de taille a été rapportée de la commanderie de Tours. La toiture a été rabaissée et l’ancienne ligne de coyautage retirée. Coté cour, deux tours carrées coiffées d’une toiture en pavillon ont été intégrées dans les maçonneries. L’une se trouve sur le pignon ouest et l’autre est greffée dans le mur gouttereau ouest de l’ancienne auberge. Elles possèdent toutes deux des attributs défensifs, comme des meurtrières, des hourds en partie haute et des grilles en fer forgé. Les grilles pourraient provenir de manoirs aux alentours de L’Hermitage, notamment à cause des similitudes avec celles du manoir du Boberil. En 1963 la porte charretière est bouchée pour être transformée en salon d’apparat. Les deux bâtiments primitifs sont donc solidaires. Ce regroupement est marqué par la construction d’une troisième tour carrée, pourvue d’un faux mur de garde. L’extérieur du bâtiment reçoit de nombreux décors d’ornementation, comme des blasons représentant une licorne avec un lion, ou encore des corbeaux positionnés au-dessus de l’ancienne porte charretière, servant à recevoir de faux mâchicoulis.Hormis les combles et la salle d’honneur, qui est la partie la plus ancienne de l’édifice (correspondant à l’ancienne auberge), toutes les pièces ont été remaniées. La cheminée de la salle principale a conservé son état d’origine. Elle possède un très long manteau en chêne et des pieds droits en granite sculptés ; l’âtre est quand à lui en briques. Les autres pièces au rez-de-chaussée sont toutes pourvues de cheminées rapportées de la commanderie de Tours (?) et de Combourg. Entièrement en pierres de taille sculptées, la cheminée de la « cuisine » impressionne par son raffinement et ses modénatures. D’autres éléments architecturaux tel un passe-plat ou des portes en pierre de taille cintrées ont été rapportés. Le choix de rapporter des éléments de divers édifices donne à cet ensemble un aspect hétéroclite et falsifié. Malgré ses multiples reprises, la commune a su réhabiliter l’ensemble des pièces pour en faire un lieu d’accueil public. "

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Armoiries

Description de l'iconographie

Armes non identifiées.

État de conservation (normalisé)

Restauré, remanié

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1986

Date de rédaction de la notice

1986 ; 2017

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Ducouret Jean-Pierre, Dantan Pierre

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, inventaire topographique (L'Hermitage)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Ancienne maison noble puis relais de poste (L'Hermitage)
Ancienne maison noble puis relais de poste (L'Hermitage)
(c) Région Bretagne
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