Bâtiment d’accueil de la grotte de Pair-non-Pair

Désignation

Dénomination de l'édifice

Architecture de culture recherche sport ou loisir ; édifice et aménagement de culture recherche sport ou loisir ; musée ;

Titre courant

Bâtiment d’accueil de la grotte de Pair-non-Pair

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Gironde (33) ; Prignac-et-Marcamps ; 2 chemin de Pair-non-Pair

Adresse de l'édifice

Pair-non-Pair (chemin) 2

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

21e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

21e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

2007

Auteur de l'édifice

Hernandez Patrick

Description historique

Patrick Hernandez diplômé de l’Ecole d’architecture de Bordeaux (1976) et du Centre de recherche d’urbanisme (1977) fonde son agence d'architecture à Bordeaux en 1983. Il a reçu en 1988 le prix de la première oeuvre pour une maison érigée à Lège-Cap-Ferret. Il a également été nominé pour le prix de l’Equerre d’argent en 1999 pour un restaurant d’entreprise à Artigues. Il enseigne à l’Ecole d’architecture de Bordeaux depuis 2004. Découverte en 1881, la grotte de Pair-non-Pair abrite un ensemble important de gravures pariétales figurant différents animaux et datant de la période aurignacienne (il y a environ 30 000 ans). Son nouveau bâtiment d’accueil a été réalisé en 2007 en réponse à plusieurs enjeux : accueil du public, espace de travail pour les agents du CMN, espace d’expositions d’éléments archéologiques trouvés sur le site (os, silex, etc.).

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Le bâtiment d’accueil de la grotte de Pair-non-Pair comprend des espaces de bureau pour les agents du Centre des monuments nationaux, sert à l’accueil des visiteurs de la grotte et comprend des vitrines extérieures et intérieures d’exposition de vestiges historiques. L’édifice se présente sous la forme d’une construction assez neutre, bâtie au sommet colline dans un espace isolé (l’entrée de la grotte se fait en contrebas, au Sud, dans un espace boisé) et l’accès au bâtiment se fait par l’Ouest. Une galerie, partiellement fermée par des poteaux en bois, fait le tour du bâtiment au Nord et à l’Est, formant un espace de transition entre intérieur et extérieur. Des vitrines ont été aménagées dans les murs de la galerie Nord. Leurs parois en verre permettent à leur contenu d’être visible aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, ceci en cas de fermeture du bâtiment. Leur éclairage zénithal par des spots fait écho à celui originellement en place dans la grotte (que l’on suppose avoir été éclairée par une cheminée percée dans son plafond). La galerie Nord ouvre également sur deux cours fermées (au Nord-Ouest et au Nord-Est) séparées par des sanitaires, afin d’accueillir le public. La simplicité des formes et le choix de matériaux bruts (sols et murs en béton et en bois, couverture en cuivre) répondent à ce souci d’intégrer le bâtiment à son environnement et d’introduire la thématique préhistorique du site. Le bâtiment se veut être un sas précédant la descente vers grotte, ce qu’accentue volontairement sa situation sur une éminence. Dans un document préparatoire daté de mars 2002, Patrick Hernandez décrit son bâtiment comme « une plate-forme d’observation, mi-enclos, mi-habitacle, […] conçue comme un passage dans le temps de l’humanité naissante ».

Protection et label

Intérêt de l'édifice

Caractère innovant ou expérimental de la conception architecturale, urbaine ou paysagère On peut relever le caractère neutre de la réalisation, qui vise à se fondre dans le paysage, et la cohérence de son architecture qui se veut un écho à la grotte qu’elle introduit : situation en hauteur pour annoncer la descente dans la grotte, emploi de matériaux bruts, éclairage zénithal des vitrines pour annoncer celui en usage dans la grotte. On peut également relever l’originalité des vitrines à double paroi en verre pouvant être observées de l’extérieur aussi bien que de l’intérieur. Appartenance à une œuvre dont l’auteur fait l’objet d’une reconnaissance nationale ou locale L’architecte Patrick Hernandez a été primé en 1988 pour sa première œuvre, érigée à Lège-Cap-Ferret. Il a également été nominé pour l’Equerre d’argent en 1999. Exemplarité de l’œuvre dans la participation à une politique publique Le bâtiment répond à un triple enjeu d’espace de travail, d’exposition et d’accueil du public.

Date de label

2019

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2021

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Emeline Trevesaigues – François-Xavier Maillart

Cadre de l'étude

Labellisé Architecture contemporaine remarquable

Typologie du dossier

Dossier individuel

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