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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAbbaye de Saint-Martin du Canigou
Abbaye de Saint-Martin du Canigou






Référence de la notice
PA00103981
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Abbaye de Saint-Martin du Canigou
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
abbaye
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Pyrénées-Orientales (66) ; Casteil
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
66043
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Au 10e siècle s'élevait une église dédiée à saint Martin, qui devait être le but d'un pèlerinage. Au 11e siècle, Guifred II, comte de Cerdagne et de Conflent, sa femme et sa mère firent de riches dons à cette église. Le comte voulut y installer des moines bénédictins et fit des dons pour la construction du monastère. Une colonie de Cuxa se rendit au Canigou. L'église du monastère fut consacrée en 1009. Par une bulle de 1011, le Pape reconnut que l'abbaye relevait du Saint Siège. En 1014, le comte y fit mettre les reliques de saint Gaudérique, prises à Toulouse. Une chapelle spécifique fut bâtie à côté de l'église. Quittant sa famille, le comte vécut à l'abbaye à partir de 1043 et y mourut en 1049. Les guerres du 14e siècle stoppèrent la prospérité de l'abbaye. En 1428, un tremblement de terre renversa le clocher de l'église. Peu avant la Révolution, les moines quittèrent l'abbaye après avoir demandé leur sécularisation en 1779. Bâtiments claustraux et église furent alors utilisés comme carrière par les habitants des environs. Au début du 20e siècle, monseigneur de Carsalade du Pont, évêque de Perpignan, entreprit de relever les ruines et d'y ramener ce qui avait été éparpillé. ££Sous la tour du clocher, accolée à la façade nord de l'église, se trouve l'entrée menant à une cour. D'un côté de cette cour s'élève l'église ; de l'autre, au pied d'un mur moderne, se trouve le tombeau de Guiffred. Le cloître est placé de l'autre côté de l'église, accolé à sa façade sud. L'église se compose d'une nef centrale et de deux bas-côtés. Chacun de ces vaisseaux se termine à l'est par une abside sans choeur. Les six travées sont successivement délimitées par deux paires de colonnes, une paire de piles cruciformes et deux autres paires de colonnes. Les trois voûtes sont en berceau, la centrale étant plus élevée. Les chapiteaux sont couverts d'une ornementation plate romane (animaux, feuillages, moulures). Seul le grand chapiteau de marbre qui supporte la table du maître-autel a été sculpté en relief (scènes de la vie de saint Martin). La crypte de saint Martin se présente comme une église inférieure dépassant, côté ouest, l'aplomb de la façade. Les travées y sont deux fois plus nombreuses que dans l'église supérieure. La tour du clocher, accolée à la façade nord de l'église, est carrée et se dresse sur trois étages. Au rez-de-chaussée se trouve le passage d'entrée de l'abbaye. Au-dessus de la porte orientale du couloir ressort une petite absidiole qui rappelle l'usage de placer un autel dans les tours. Au premier étage s'ouvrent deux fenêtres cintrées, surmontées d'arcatures. Le second étage comporte quatre fenêtres cintrées, unies deux par deux par de petites colonnettes. Le tremblement de terre de 1428 avait détruit la tour, comme la plus grande partie du monastère. Elle fut reconstruite en 1433 suivant le modèle du clocher primitif. Le cloître a pratiquement été refait au début du 20e siècle, à partir des éléments récupérés. Il dessinait en plan un quadrilatère irrégulier et comportait deux étages construits à des époques différentes. La partie inférieure remontait aux premiers temps de l'abbaye (11e siècle). Plus tard furent construites les galeries supérieures, avec colonnettes et chapiteaux en marbre. La galerie nord s'appuyait contre l'église ; celle de l'ouest contre les bâtiments renfermant la salle capitulaire ; celle de l'est, à la maison abbatiale. La galerie sud pouvait donner sur la gorge. Les galeries n'étaient pas voûtées mais simplement recouvertes d'un appentis. Faisant suite à l'église souterraine, une terrasse encadrait autrefois un second cloître.
Description de l'édifice
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture
Statut juridique, intérêt, protection et label
Nature de la protection de l'édifice
classé MH
Date et niveau de protection de l'édifice
1889 : classé MH
Précision sur la protection
Abbaye de Saint-Martin du Canigou (ancienne) : classement par liste de 1889
Nature de l'acte de protection
liste
Intérêt de l'édifice
A signaler
Observation concernant la protection de l'édifice
18 04 1914 (J.O.) ; Site classé 30 06 1927 (arrêté) et Site inscrit 22 01 1943 (arrêté). Objets mobiliers protégés OMH.
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
propriété privée
Références documentaires
Cadre de l'étude
Typologie du dossier
Dossier de protection
Date de rédaction de la notice
1992
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Voir aussi
Référence pour lien avec la base Archiv'MH

Référence de la notice
PA00103981
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
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