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Eglise basse





Référence de la notice
PA00103327
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise basse
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gard (30) ; Lirac
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
D 160
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
30149
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
En 919, donation de Lirac à l'église Notre-Dame des Doms d'Avignon. En 1118, une bulle du pape Gélase II mentionne Lirac parmi les dépendances du monastère de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. La nef unique est voûtée en plein cintre et rappelle les églises médiévales. Les chapelles latérales formant transept ont été ajoutées postérieurement et ont modifié cet aspect médiéval. A l'ouest, une tribune a été ajoutée et la fenêtre agrandie. A l'est, la petite abside semi-circulaire a été remplacée en 1858 par un choeur avec déambulatoire voûté d'ogives et reposant sur des colonnes. Chapiteaux composites et culots ont été sculptés en 1897. La crypte semble en fait être une église primitive. L'accès s'en fait de plain-pied par le côté sud-est de l'église et elle possède une porte située dans l'angle sud-ouest, c'est-à-dire du côté du château. Cela pourrait donc être la chapelle castrale sur laquelle, au Moyen Age, a été édifiée une église dédiée à Saint-Pierre. Cette crypte présente en plan une nef et une abside semi-circulaire voûtée en cul de four avec une baie axiale. Cette première construciton pourrait être datée par la porte dont l'arc repose en retrait sur les piédroits, technique fréquente au 11e siècle et qui caractérise l'architecture pré-romane. L'édifice voûté est, quant à lui, entièrement peint à la détrempe. Un décor souligne l'architecture, qui devait être ininterrompu. Le décor de l'abside présente un Christ bénissant, tenant le livre saint, entouré d'une riche mandorle. De part et d'autre se tiennent quatre personnages en pied. Des phylactères les accompagnent mais un seul est lisible : il s'agit de Grégoire. Un autre pourrait se lire Bénédictus. Les deux autres personnages sont très abîmés par la construction d'un mur au niveau de l'arc triomphal et d'une porte dans ce mur faisant communiquer la nef et l'abside. Tous les visages ont été bûchés sauf celui du Christ. Ces peintures ont été endommagées au niveau de l'accès actuel et au niveau de la voûte, prouvant qu'une communication directe fut établie depuis l'église, transformant celle-ci en crypte. Puis, cet accès fut rebouché grossièrement. La porte ancienne située dans l'angle sud-ouest ouvre sur un escalier à moitié creusé dans le roc.