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POP | Plateforme ouverte du patrimoineRuines de la chapelle Saint-Martin
Ruines de la chapelle Saint-Martin






Référence de la notice
PA00103230
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ruines de la chapelle Saint-Martin
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
chapelle
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gard (30) ; Saint-Victor-la-Coste
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
AC 1
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
30302
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
L'église est dans la tradition des premiers édifices chrétiens construits en bordure des voies romaines, sur les emplacements d'anciens temples païens. Un itinéraire reliant la voie Nîmes-Alba aux routes longeant la vallée du Rhône, passait pas Saint-Martin. Une pierre en réemploi atteste l'origine païenne du site. Il s'agit semble-t-il d'une stèle funéraire romaine qui sert de soubassement au pilier droit sous le clocher. Des sondages effectués permettent d'évaluer l'importance de la nécropole entourant la chapelle et d'en déduire, d'après le type de sépulture, qu'une agglomération existait à Saint-Martin vers les 11e et 12e siècles. Délaissée par les marchés et les pèlerins, Saint-Martin n'a pas survécu. L'état actuel de l'église ne permet pas d'en connaître le plan d'ensemble. Seuls le clocher et le sanctuaire subsistent. Le clocher est à trois niveaux, chaque étage en retrait par rapport au niveau inférieur. Il est ajouré au premier étage par une baie unique. Le dernier étage est ajouré sur chacune de ses faces par une baie. L'abside semi-circulaire est divisée intérieurement en trois absidioles voûtées en cul de four, pratiquées dans l'épaisseur de la muraille. Les arcs d'ouverture de ces absidioles avaient pour support des colonnes dont il ne reste que les bases. Les retombées s'effectuent par l'intermédiaire de chapiteaux inspirés de l'ordre corinthien. De part et d'autre de l'entrée du choeur, les deux premiers chapiteaux supportent une demi-colonnette engagée, chargée d'un chapiteau d'inspiration ionique qui recevait probablement les retombées de l'arc triomphal.