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Eglise Saint-Félix






Référence de la notice
PA00102743
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise Saint-Félix
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Aude (11) ; Lézignan-Corbières
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
11203
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1453
Description historique
Un diplôme de Charlemagne en date du 5 avril 806 attribue l'église à l'abbé de Lagrasse. C'est sur ce titre que s'appuyèrent, par la suite, les abbés de Lagrasse pour revendiquer, sans succès, la totalité de la seigneurie. Dès le 9e siècle, en effet, le territoire de Lézignan, se trouvait morcelé en trois parties : l'une revenant à Lagrasse, l'autre à des émigrés espagnols, la troisième au fisc royal. Dans une bulle du pape Gélasse II énumérant, en 1119, les possessions de l'abbaye de Lagrasse, Lézignan y figurait pour ses églises Saint-Félix et Saint-Nazaire, et avait la dénomination de "castrum". L'église Saint-Félix est mentionnée dans la charte de 899. Le prêtre desservant, présenté par l'abbé de Lagrasse, était institué par l'archevêque de Narbonne. Au 13e siècle, cette église est alors le siège d'une prévôté. Elle figure comme paroissiale dans les registres du Vatican de 1351. En 1453, le prieuré de Saint-Félix est uni à la mense conventuelle. Dès lors, l'église est desservie par trois prêtres séculiers, désignés par le chapitre. L'édifice présente une vaste nef unique, divisée en quatre travées, encadrée de chapelles latérales (sept chapelles, la huitième étant remplacée par le porche) et terminée par un chevet à sept pans. Ce sanctuaire est encadré, au nord par une tourelle carrée, au sud par une sacristie ancienne, prolongée à l'est au 19e siècle par une nouvelle sacristie appuyée aux contreforts du chevet. Le clocher encadre, avec le porche, la travée du fond. Il ne reste de l'édifice roman que le mur du fond et quatre massifs qui encadraient la nef au droit des second et troisième doubleaux. Ces éléments sont reconnaissables au petit appareil allongé et à la nature du matériau (calcaire gris). Comme plus tard la nef gothique, ce vaisseau devait être couvert d'une charpente appuyée sur des arcs diaphragmes sans doute en plein cintre. Lors de la réfection de la couverture, des voliges taillées à la hache ont été retrouvés, datant probablement du 11e ou du 12e siècle et réemployés lors de la reconstruction gothique. Il est probable que le maître d'oeuvre roman avait prévu deux tours carrées symétriques, encadrant l'avant-dernière travée, tours peut-être détruites par la suite ou inachevées. Au-dessus de l'ancien mur pignon occidental s'élève un mur percé de quatre baies qui limite le fond de la nef actuelle. Il semble que cette partie soit un ancien clocher-mur conservé par économie lorsqu'il fut nécessaire de fermer le fond de la nef gothique. Ce clocher-mur aurait été édifié après l'abandon du projet de tours latérales, soit vers le milieu du 13e siècle. Une autre hypothèse serait celle d'une reprise plus récente de la partie médiane du mur du fond, soit à la suite d'une réparation, soit par l'éclairement d'une tribune projetée. La construction des parties gothiques (13e-14e siècle) a visiblement commencé par le chevet. Les quatre premières chapelles latérales doivent être considérées comme plus tardives (15e siècle ?). Le parachèvement de l'édifice au 15e siècle intéresse uniquement la travée de fond, avec le porche et le clocher qui l'encadrent, et les deux chapelles adjacentes. Le clocher est une puissante tour carrée. Une arcade largement ouverte sur la nef donne accès à une chapelle. Ses étages supérieurs sont voûtés, le premier en arc de cloître, le deuxième en coupole. A l'ouest de cette grosse tour, et dans son axe, est accolée la tourelle d'escalier polygonale, plus haute d'un étage. La tourelle accolée au porche a été appuyée sans liaison contre l'ancien mur occidental roman. En 1877, installation de la tribune. En 1856, établissement de voûtes en briques sur la nef, boiseries du choeur, surélévation du dallage.
Description de l'édifice
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture ; menuiserie
Statut juridique, intérêt, protection et label
Nature de la protection de l'édifice
inscrit MH
Date et niveau de protection de l'édifice
1951/02/07 : inscrit MH
Précision sur la protection
Eglise : inscription par arrêté du 7 février 1951
Nature de l'acte de protection
arrêté
Intérêt de l'édifice
A signaler
Observation concernant la protection de l'édifice
Objets mobiliers protégés OMH
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
propriété de la commune
Références documentaires
Cadre de l'étude
Typologie du dossier
Dossier de protection
Date de rédaction de la notice
1992
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Voir aussi
Arrêté de protection MH
Liens externes éventuels
Référence pour lien avec la base Archiv'MH

Référence de la notice
PA00102743
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
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