Commentaire descriptif de l'édifice
L'église se présente sur un plan allongé composé d'un choeur à cinq pans, d'un clocher à flèche et d'une nef flanquée de quatre chapelles latérales et d'un porche.Les murs sont en grande partie recouverts d'enduit, excepté les encadrements de baies, chaînes d'angle, contreforts et décors qui sont laissés en briques ou en pierres apparentes. Les contreforts et baies en partie basse sont en pierre alors que la brique est préférée en partie haute. La différence de matériaux indique une reprise des parties hautes ou bien un exhaussement de l'édifice. Le clocher est élevé sur une base carrée surmontée d'une flèche polygonale en brique. La base, percée d'un oculus et de jours en archères, est renforcée par des contreforts en brique. Plus haut, la chambre des cloches est ajourée par des baies campanaires jumelées munies d'abat-sons. Des chanfreins, mâchicoulis, corniches, pinacles et mitres d'amortissement témoignent de l'effort esthétique voulu pour ce clocher. Contrairement aux usages traditionnels, le clocher n'est pas placé contre l'élévation occidentale de la nef mais dans la continuité du porche. Ce changement peut s'expliquer par la présence de l'ancien clocher-mur lors de la construction du nouveau ou bien par des problèmes de solidité du mur occidental de la nef. La sacristie est comprise entre le chevet et le presbytère et accessible des deux côtés. La baie en arc brisé et la reprise de la chaîne d'angle sont les rares éléments permettant de différencier la sacristie du presbytère depuis l'extérieur. Le porche, situé dans la continuité des chapelles sud, est ouvert par deux arcades en plein cintre construites en briques. Le portail de la nef, construit dans le même style, est agrémenté de chapiteaux et est fermé par deux vantaux et une imposte vitrée. Toujours visible mais muré, l'ancien portail sert aujourd'hui d'élément de décor. La différence de hauteur entre les deux portails indique une probable surélévation du sol.La nef est divisée en trois travées recouvertes de peintures murales datant du 19e siècle et couvertes de voûtes d'arêtes reposant sur des culots sculptés. Des baies en partie haute permettent d'éclairer l'église, la première travée dispose de deux baies plus vaste munies de vitraux signés Henri Fauré.Le choeur, voûté en ogives, accueille un autel de style néogothique et également une piéta du 17e siècle classée Monuments Historiques. La lumière pénètre dans le choeur par trois baies munies de vitraux signés Dominique Rigaud représentant, de gauche à droite : saint Jean, le Christ et Marie-Madeleine. Le même peintre verrier est intervenu dans les deux chapelles près du choeur, dédiées à la Vierge et à saint Joseph. Les deux chapelles sont également voûtées en ogives contrairement aux deux chapelles restantes couvertes de voûtes d'arêtes. Une cuve baptismale sculptée en pierre est placée dans une niche creusée dans le mur nord de la nef. Absente du plan de 1843, la niche est certainement creusée tardivement. Enfin, un abri en appentis est accolé à l'élévation ouest de la nef.