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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineÉglise paroissiale Saint-Michel
Église paroissiale Saint-Michel






Référence de la notice
IA59002719
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
6 juin 2009
Date de dernière modification de la notice
3 juin 2020
Rédacteur de la notice
Guillot Catherine
Mentions légales
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
Église paroissiale Saint-Michel
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
église paroissiale
Vocable, pour les édifices cultuels
Saint-Michel
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Hauts-de-France ; Nord (59) ; Lille ; place Philippe-le-Bon
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Lille
Canton
Lille centre
Adresse de l'édifice
Philippe-le-Bon (place)
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en ville
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1868
Commentaire concernant la datation
daté par source ; date portée
Auteur de l'édifice
Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
attribution par source
Description historique
La construction de léglise Saint-Michel de Lille prend place dans la recomposition urbaine de la ville sous le Second Empire à la suite de la décision prise par Napoléon III en 1858 de repousser l'emprise des fortifications et de lannexion des faubourgs et quartiers de Moulins, Wazemmes, Esquermes et Fives. Ces grands travaux comprennent notamment laménagement de lactuelle place de la République et de la place Philippe-Lebon, à partir de 1868. Sur celle-ci est érigée léglise Saint-Michel, treizième paroisse de Lille, formant le premier équipement de ce nouveau quartier bourgeois. £Le concours de léglise Saint-Michel est lancé en 1868, sous le mandat du maire Crespel-Tilloy, auquel succède en 1872 Catel-Béghin. Par une lettre au préfet en date du 29 avril 1868, le maire transmet la délibération du conseil municipal du 10 avril 1868 arrêtant le programme pour la mise au concours dun projet déglise et dun presbytère (aujourdhui détruit) , à construire place Philippe-Lebon sur un terrain concédé gratuitement par les hospices pour cette destination. Outre des membres du conseil municipal, les doyens des principales paroisses et des ingénieurs, figurent parmi le jury six architectes, Davioud, Garnier, Guillaume, Coquart, Ballu et Moyau. £Le procès-verbal du 20 novembre est publié le 23 novembre 1868 : Alfred Coisel, 13 rue du Bac à Paris, est le lauréat, Georges Arnold est classé second et Félix Vionnois troisième. Elève à lEcole des Beaux-Arts de Paris de Constant-Dufeux (promotion 1860) , Alfred Coisel (1839-1883) est un architecte parisien. En 1879, il est nommé architecte diocésain de Rennes. En 1874, il participe au concours de la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, où il est classé 6e. Ce choix est assez rare, car ce sont en général des architectes locaux qui sont retenus, en particulier Leroy, Canissié, Caloine, Croin, Maillard ou Benvignat.£Malgré la guerre de 1870, le chantier se déroule assez rapidement, de 1869 à 1874, et de 1877 à 1878 pour le presbytère. Les plans de léglise, dont un plan modifié de la nef, sont fournis à la ville le 28 juin 1869 et un projet pour lélévation de la façade est proposé à la municipalité le 12 juillet 1869. Le 13 septembre 1869 est achevé le cahier des charges pour lentrepreneur et cest Delporte, de Tourcoing, qui emporte le marché, le devis estimatif des travaux étant établi à 668 850 F. Le 30 septembre 1874, le décompte général et définitif des travaux exécutés est effectué, ceux-ci se montent à 566 997, 28 F. et le 30 octobre 1874 a lieu la réception définitive des travaux. Au total, la construction de lédifice a coûté 689 700 F. Les dates portées sur le clocher-porche, 1869 et 1874, viennent confirmer la chronologie du chantier établie à partir des archives. Placées en façace, les deux sculptures d'anges, inspirées des saints Michel et Raphaël de Perrey pour le maître-autel, sont dus à Henri Biebuyck.£Léglise est érigée en succursale sous le vocable de Saint-Michel Archange le 28 août 1875 par larchevêque de Cambrai, Mgr Régnier, et bénie le 29 septembre 1875, jour de la Saint-Michel.
Description de l'édifice
Matériaux du gros-œuvre
brique ; béton ; calcaire ; calcaire marbrier ; grès
Typologie de plan
plan en croix latine
Description de l'élévation intérieure
3 vaisseaux
Typologie du couvrement
coupole en pendentifs ; cul-de-four
Typologie de la couverture
toit à deux pans ; flèche en maçonnerie ; dôme
Commentaire descriptif de l'édifice
Léglise Saint-Michel inaugure le style romano-paléochrétien à Lille. Elle est proche chronologiquement et stylistiquement de Saint-Pierre de Montrouge de Vaudremer, dont la commande remonte à 1864, même si certains partis sont différents (ouvertures, coupole et transept plus court) et le vocabulaire architectural issu de la Renaissance plus affirmé à Saint-Michel. Lédifice lillois adopte un plan basilical avec une coupole à la croisée du transept. Il comporte trois vaisseaux : la nef centrale ayant deux niveaux et les bas-côtés un. Le transept est au même niveau que la nef jusquaux bas-côtés et se prolonge par un volume saillant plus bas qui abrite deux autels. De style néo-Renaissance, les ouvertures divisées par un meneau sont surmontées dun oculus. Le clocher-porche évoque celui de Saint-Pierre de Montrouge. Cest dailleurs le même horloger parisien, Armand-François Collin, qui intervient sur les deux chantiers. Léglise est principalement construite en pierre calcaire de vergelé pour le clocher-porche, la flèche et les parements, avec un remplissage en brique. Deux sacristies prennent place de part et dautre du choeur. La nef, supportée par des arcades en plein-cintre retombant sur des colonnes à chapiteaux corinthiens, est couverte, ainsi que les bas-côtés, par un plafond à caissons en chêne. Une coupole octogonale sur pendentifs surmonte la croisée du transept et le chevet est circulaire, couvert d'un cul-de-four.£Le clocher porche comporte une dédicace qui donne les dates de début et de fin des travaux : 1869 DOM SUB INVOCATIONE SANCTI MICHAELIS 1874.
Date de l'enquête ou du récolement
2006
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
propriété de la commune
Références documentaires
Typologie du dossier
dossier individuel
Date de rédaction de la notice
2006
Mentions légales
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Sources complémentaires
Adresse de conservation et consultation du dossier
Conseil régional Hauts-de-France – service de l’Inventaire du patrimoine culturel£151 Bd Hoover 59555 Lille Cedex

Référence de la notice
IA59002719
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
6 juin 2009
Date de dernière modification de la notice
3 juin 2020
Rédacteur de la notice
Guillot Catherine
Mentions légales
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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