Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Wignehies
présentation de la commune de Wignehies

Référence de la notice
IA59001363
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
18 mars 2003
Date de dernière modification de la notice
3 juin 2020
Rédacteur de la notice
Guillot Catherine
Mentions légales
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Wignehies
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Hauts-de-France ; Nord (59) ; Wignehies
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Parc Naturel Régional de l'Avesnois
Canton
Trélon
Historique de l'édifice
Description historique
En 1198, Guy, archevêque de Reims, fait don à l'abbaye de Saint-Denis en France du patronage de l'église de Wignehies. La donation est ratifiée la même année par le pape Innocent III. De plus, l'abbaye est seigneur temporel et spirituel du village. Cette seigneurie, placée sous l'administration du prévôt de Solesmes, consiste en moyenne et basse justices, greffe, tabellionage, cens, rente, ventes, dîmes, terrage, rivière et pêcherie, moulin à eau, terres labourables, pâturages... En 1675, le village est détruit par un incendie qui n'épargne pas l'église. Celle-ci, alors reconstruite, est à nouveau détruite au XIXe siècle et reconstruite en 1890. Au XVIIIe siècle, la principale industrie de la commune est celle du verre, comme en témoigne un document daté de 1771 émanant de l'intendant du Hainaut, décidant que les ouvriers verriers de Wignehies, attachés à la verrerie du Houy, seraient maintenus dans l'exemption des corvées, en vertu du privilège accordé à leur corporation. A la suite de la Révolution, la municipalité rachète le presbytère. Au XIXe siècle, Wignehies connaît une prospérité égale à celle de sa voisine Fourmies, à la suite du développement de l'industrie lainière vers 1825. En 1886, la ville compte 5 562 habitants ; il existe alors des blanchisseries de toiles, des fabriques de bas et de bonnets de coton, cinq filatures et trois tissages, des fabriques de fil à dentelle, un haut fourneau et une verrerie. Les deux guerres mondiales ont laissé des traces : par exemple, en 1914 l'usine Legros rue de Rocquigny, est détruite par les bombardements et en 1943, le tissage Bossus est démoli par les autorités d'occupation.