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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineÉglise paroissiale Saint-Martin
Église paroissiale Saint-Martin

Référence de la notice
IA00067091
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
8 mars 1991
Date de dernière modification de la notice
25 avril 2025
Rédacteur de la notice
Riboulleau Christiane
Mentions légales
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Département de l'Aisne ; (c) AGIR-Pic
Désignation de l'édifice
Titre courant
Église paroissiale Saint-Martin
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
église paroissiale
Vocable, pour les édifices cultuels
Saint-Martin
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Oigny-en-Valois ; ruelle de la Ferme ; rue des Bourgeois
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Communauté de communes Retz-en-Valois
Canton
Villers-Cotterêts
Adresse de l'édifice
Ferme (ruelle de la) ; Bourgeois (rue des)
Références cadastrales
1835 B1 127, 128 ; 1987 B2 114, 115
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en village
Partie constituante non étudiée
cimetière
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
17e siècle (?) ; 18e siècle (?) ; 3e quart 19e siècle ; 2e moitié 20e siècle
Description historique
La rareté des archives d'Ancien Régime se rapportant à l'église Saint-Martin d'Oigny-en-Valois ne permet pas d'en suivre l'évolution architecturale avec précision. Les chapiteaux à crochets du chœur, ornés de feuilles, plaident en faveur d'une construction effectuée à l'extrême fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle. À cette époque, l'édifice est probablement de forme rectangulaire et est constitué seulement d'un chœur et d'une nef. C'est ce que suggère l'observation de la façade, sur laquelle se détache encore nettement l'un des anciens contreforts sud de la nef, englobé aujourd'hui dans le mur ouest de l'unique bas-côté. Au début du XVIe siècle - d'après le tracé du remplage des baies et le style du panneau de vitrail conservé -, une chapelle consacrée à la Vierge, et probablement réservée à la famille seigneuriale, est édifiée contre le côté sud du chœur sur lequel elle ouvre par une arcade. Sa maçonnerie réutilise sans doute quelques éléments du mur détruit du chœur, comme semblent l'indiquer les traces de peinture rouge et ocre, représentant en particulier un décor en faux appareil, qu'on distingue à l'extérieur d'un des murs de la chapelle. Peu après, peut-être dans le deuxième quart du XVIe siècle, la nef est agrandie au sud par un bas-côté avec lequel elle communique par trois hautes arcades.L'église a probablement été dotée d'une sacristie vers la fin de l'Ancien Régime (XVIIe ou XVIIIe siècle), puisque le desservant la mentionne en 1805, dans le questionnaire relatif à l'état de sa paroisse. Cette sacristie était alors située au nord du chœur, comme en témoignent le plan-masse du monument inclus dans le plan cadastral de 1835 et la porte murée qu'on remarque en faisant la visite extérieure de l'édifice.Les réponses portées par le curé dans le document qui vient d'être cité montrent qu'au tout début du XIXe siècle, le gros œuvre de l'église est en assez bon état. Seule la couverture exige des réparations. Les délibérations du conseil municipal attestent qu'elle en reçoit à plusieurs reprises, ainsi que le clocher, dans le courant du XIXe siècle. En 1842, le conseil municipal propose en outre de faire construire un plafond au-dessus de la nef et du bas-côté, à la place "des vieilles planches qui y sont clouées et qui menacent ruine", modification qui est réalisée en 1844-1845.Le 15 mai 1862, le conseil municipal constate non seulement la forte dégradation de la toiture, mais aussi la détérioration des "piliers" - sans doute les contreforts - situés au nord de l'édifice, ce qui contribue à faire pénétrer l'humidité dans l'église et surtout dans la sacristie qualifiée d'"inhabitable". La sacristie a donc été reconstruite au sud de la chapelle de la Vierge au cours de la décennie suivante, puisque le dessin d'un certain Barbier (?), daté du 19 avril 1872, la représente à son actuel emplacement (d'après un article publié dans le Bulletin municipal d'Oigny).La Première Guerre mondiale endommage le monument. Il semblerait toutefois, à la lecture du devis descriptif dressé par l'architecte parisien Frédéric Bertrand, que la maçonnerie ait peu profondément souffert, à l'exception du mur de soutènement et de clôture du cimetière qui se révèle disloqué. Les principaux dégâts de l'église concernent surtout la toiture et le vitrage. Bien que les délibérations du conseil municipal ne contiennent pas de précisions sur la progression de la restauration de l'église, on peut la placer dans le courant des années 1920, décennie au cours de laquelle les bâtiments communaux ont été entièrement restaurés par la Société coopérative de Reconstruction d'Ancienville, Faverolles, Fleury et Oigny, sous la direction de l'architecte Frédéric Bertrand.Le plafond du bas-côté sud a été remplacé dans la seconde moitié du XXe siècle par un lambris de couvrement. Et le plafond de la nef a été supprimé dans le premier quart du XXIe siècle, laissant apparaître les poutres qui soutiennent le plancher du comble.
Description de l'édifice
Matériaux du gros-œuvre
calcaire ; moyen appareil ; calcaire ; moellon ; grès ; moellon ; appareil mixte ; bois ; essentage d'ardoise
Matériaux de la couverture
tuile plate ; ardoise
Typologie de plan
plan allongé
Description de l'élévation intérieure
2 vaisseaux
Typologie du couvrement
voûte d'ogives ; lambris de couvrement
Typologie de la couverture
toit en pavillon ; toit à longs pans pignon découvert ; toit à deux pans croupe ; noue
Commentaire descriptif de l'édifice
Le plan de l'église Saint-Martin d'Oigny-en-Valois, relevé par Étienne Moreau-Nélaton, est celui d'un édifice de plan allongé, qui comprend une nef de trois travées, suivie d'un chœur s'achevant à l'est par un sanctuaire à chevet plat. La nef est bordée au sud par un collatéral, qui ouvre à l'est sur l'unique chapelle de l'église - sans doute l'ancienne chapelle seigneuriale -, édifiée au sud du chœur et communiquant aussi avec lui. La sacristie s'appuie contre le mur-pignon sud de cette chapelle. Le clocher surplombe la troisième travée de la nef. Le terrain de l'ancien cimetière entoure entièrement l'église, plus étendu néanmoins à l'ouest et au sud.L'église est bâtie à l'aide d'un appareil mixte de calcaire et de grès, unissant des pierres de taille et des moellons. Seule la sacristie est construite en pierre de taille calcaire disposée en lits réguliers. La couverture est entièrement réalisée en tuile plate, à l'exception du petit clocher de charpente, protégé par un essentage d'ardoise et par un toit d'ardoise.À l'intérieur, la nef - longtemps plafonnée - est actuellement (2016) surmontée par des poutres sur lesquelles repose le plancher du comble. Sur le bas-côté sud, règne un lambris de couvrement qui laisse la charpente apparente. Le chœur et la chapelle sud sont voûtés d'ogives.La nef et le bas-côté attenant sont surmontés d'un toit à longs pans et pignon découvert. Des toits à deux pans et pignon découvert recouvrent le chœur et la chapelle sud. La sacristie est protégée par un toit à deux pans et croupe. Enfin, un toit en pavillon coiffe le clocher.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture ; menuiserie ; menuiserie (étudié dans la base Palissy) ; vitrail (étudié dans la base Palissy)
Description de l'iconographie
Le seul décor sculpté de l'église a été confié à des feuillages qui recouvrent les chapiteaux et la clef de voûte du chœur. Un lambris de demi-revêtement en menuiserie - en cours de dépose - court le long du mur nord de la nef et du chœur.
État de conservation
restauré
Date de l'enquête ou du récolement
1985
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
propriété de la commune
Références documentaires
Cadre de l'étude
Typologie du dossier
dossier individuel
Date de rédaction de la notice
1989 ; 2016
Mentions légales
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Département de l'Aisne ; (c) AGIR-Pic
Sources complémentaires
Adresse de conservation et consultation du dossier
Conseil régional Hauts-de-France - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel£21 mail Albert-Ier 80000 Amiens
Voir aussi
URL vers le dossier complet de l'Inventaire

Référence de la notice
IA00067091
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
8 mars 1991
Date de dernière modification de la notice
25 avril 2025
Rédacteur de la notice
Riboulleau Christiane
Mentions légales
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Département de l'Aisne ; (c) AGIR-Pic
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