Banc (modèle GN), pied (élément)

Identification du bien culturel

N°Inventaire

983.6.3a

Précision auteur

GUIMARD Hector : Lyon, 1867 ; New York, 1942 ; Elève de Génuys et Train à l'Ecole nationale des arts décoratifs et de Raulin à l'Ecole des beaux-arts de Paris qui sensibilisa Guimard aux théories de Viollet-le-Duc. Expose ses dessins et projets à la Société des artistes français et à la Société nationale. Son style médiévisant (hôtels Roszé et Jassedé, école du Sacré-Coeur) devient linéaire, 'en coup de fouet', à la suite d'un voyage à Bruxelles où il visite l'hôtel Tassel de Victor Horta. Le Castel Béranger (1898) illustre cette transition et le rend célèbre. Dans un souci d'harmonie stylistique, Guimard conçoit également les décors intérieurs (agencement, papiers peints, mobilier, vitraux, céramiques...). L'exemple le plus achevé est l'hôtel Guimard construit en 1909. En 1899, Guimard remporte le concours lancé par la CMP pour la construction des édicules et entrées de la première ligne de métro de Paris, inaugurée à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900. Son oeuvre fait scandale. Les éléments en fonte de ces entrées de métro ont été coulés au Val d'Osne (Haute-Marne). Adepte de la standardisation industrielle et soucieux de diffuser son style, il crée un grand nombre de modèles décoratifs rassemblés au sein d'un catalogue intitulé 'Fontes artistiques pour constructions, fumisterie, jardins et sépultures - style moderne, Leclerc et cie' édité par les Fonderies de Saint-Dizier en 1907. Guimard est considéré comme le maître de l'Art nouveau en France ; FONDERIES DE SAINT-DIZIER (fonderie) : Créées en 1876, par Isidore Leclerc, fabriquant de lits en fer et en fonte et de mobilier de jardin, elle est louée en 1877 à Saleur jeune, membre d'une fratrie exerçant une activité métallurgique à Osne-le-Val. Ce dernier se lance dans la production de fontes ornementales. En 1893, dans le cadre d'un projet de rachat de l'usine à Édouard Leclerc, Saleur crée la Société anonyme des Fonderies de Saint-Dizier. L'entreprise reste cependant dans la famille Leclerc jusqu'en 1916, date de sa prise de contrôle par la Société des fonderies de Bayard et Chevillon appartenant à la famille Chatel. Entre 1903 et 1907, l'architecte Hector Guimard crée des modèles de serrurerie et décoratifs de style Art nouveau qui sont édités en série par les Fonderies de Saint-Dizier. Ces objets ornent les immeubles conçus par Guimard à Paris et un certain nombre de maisons à Saint-Dizier et dans d'autres villes de France. Plusieurs catalogues de Saleur, Leclerc et des Fonderies de Saint-Dizier témoignent de l'évolution des productions de la société. En 2012, les Fonderies de Saint-Dizier sont la propriété de Pierre Chatel, qui y développe une production liée à la voirie et l'assainissement.

Ecole-pays

France

Période de création

1er quart 20e siècle

Millésime de création

1921

Epoque

Art nouveau

Matériaux - techniques

fonte

Mesures

L. 56 cm ; H. 83,5 cm

Description

Modèle GL dans le catalogue des Fonderies de Saint-Dizier de 1907. Pied de banc réalisé en 1983 à partir d'un modèle.

Etat du bien

Très bon

Contexte historique

Genèse

Objet en rapport

Historique

Objet en rapport : 983.6.3b (pied de banc)

Lieu de création/utilisation

France, Champagne-Ardenne, Haute-Marne, Saint-Dizier (lieu de création)

Utilisation / Destination

support

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de la commune, achat avec participation du FRAM, Saint-Dizier, musée municipal

Date acquisition

1983/09/22

Informations complémentaires

Exposition

Exposition 'Guimard et la fonte 1900 à Saint-Dizier', juillet - octobre 1983 au musée de Saint-Dizier

Bibliographie

Société des Fonderies de Bayard et St-Dizier (Haute-Marne), Fontes de fumisterie, articles de quincaillerie, fontes d'ornements pour jardins, fontes diverses, 1921, Fascicule 4, page 320 ; Perchet Dominique, 'Guimard et Saint-Dizier', Fontes, octobre 1992 ; Delorme Philippe, 'Les fonderies de Saint-Dizier : sous les Trente Glorieuses, comment répondre à la demande ? 1944-1973', Fontes, décembre 2005 ; Delorme Philippe, 'Les fonderies de Saint-Dizier', Fontes, avril 2005