GAMELIN Jacques : L'évanouissement d'Andromaque

Identification du bien culturel

N°Inventaire, ancien(s) numéros(s), autres numéros, N° de dépôt

988.26.1

Domaine (catégorie du bien)

dessin

Titre

L'évanouissement d'Andromaque

Auteur / exécutant / collecteur

GAMELIN Jacques

Précisions / auteur / exécutant / collecteur

Carcassonne, 1738 ; Carcassonne, 1803

Ecole

France

Période de création / exécution

4e quart 18e siècle

Millésime de création / exécution

1789

Epoque / style / mouvement

Néo-Classicisme

Matériaux et techniques

papier vergé, lavis d'encre, gouache

Mesures

H. 37 cm ; l. 49,7 cm

Inscriptions

signature, date, annotation

Précisions sur les inscriptions

signé en bas à droite : Gamelin ; daté en bas à droite : an 8 ; annoté en dessous : Il y avait aux portes de la ville d'Epire un bois sacré qui était arrosé d'un ruisseau auquel Andromaque avait donné le nom de Simoïs. elle i (sic)dressa deux autels, et au milieu un cénotaphe, pour entretenir le souvenir de se malheurs. Elle offrait des dons funèbres aux cendres de son cher Hector, et dans le temps quelle appellait ses manes à haute voix elle vit avancer, Enée le long du bois, a l'aspect des armes troyennes, la frayeur la saisit, elle tomba évanouie entre les bras de ses femmes. Enéi. de Virg. Liv. 3e ( sic)

Etat du bien

Restauré en 2013

Sujet représenté

scène mythologique (Enée, soldat, apparition, Andromaque, autel, rite funèbre, évanouissement, groupe de figures) ; fond de paysage (forêt)

Précisions sur le sujet représenté

Enée, guerrier rescapé de Troie rencontre Andromaque qui subit l'exil en Epire. Douloureusement frappée par la guerre de Troie, elle pleure toujours la mort d'Hector et celle de son fils Astyanax. Enée la découvre occupée à faire des offrandes près du cénotaphe bâti en leur mémoire. A la vue du guerrier troyen, simple silhouette casquée visible sur la gauche de la composition dans une trouée de végétation, Andromaque croit être en présence d'un revenant et s'évanouit. Gamelin adopte une composition ambitieuse où l'abondance des frondaisons et le grand nombre de personnages ne nuisent pas à la lisibilité de la scène. Les rehauts de gouache blanche retiennent le regard, le fixant sur l'évanouissement d'Andromaque, figure tragique par excellence, qui fut tout au long des siècles l'image même de la souffrance.

Source de la représentation

poésie lyrique, Virgile : Enéide (3ème livre)

Informations juridiques

Statut juridique

propriété de la commune, achat, Clermont-Ferrand, musée d'art Roger-Quilliot

Date d’acquisition

1988 acquis

Localisation

Clermont-Ferrand ; musée d'art Roger-Quilliot

Informations complémentaires

Exposition

Chroniques de papier, dessins et gravures d'histoire, Musée d'art Roger-Quilliot [MARQ], du 14 septembre 2013 au 30 mars 2014.