La mort de la Vierge

Identification du bien culturel

N°Inventaire

2006.0.E.32 ; 32 (Ancien numéro)

Domaine

estampe

Titre

La mort de la Vierge

Précision auteur

AMAND-DURAND : ?, 1831 ; ?, 1905 ; il est loin d'être un inconnu dans le milieu des bibliophiles et plus encore chez les amateurs d'estampes : il est l'éditeur privilégié des eaux-fortes de Rembrandt au XIXème siècle, grâce à la mise au point d'un procédé technique mêlant technique photographique et de l'aquatinte, permettant la réalisation d'épreuves gravées d'une très grande finesse. Son procédé ' d'héliographie sur acier et sur cuivre pour tirage typographique et en taille douce ' fut présenté à la Société Française de Photographie en 1867. La finesse de cette technique permettait d'approcher les états primitifs des premiers tirages, alors que les plaques gravées, usées, donnaient des tirages de mauvaise qualité. Amand-Durand devint alors l'illustrateur choisi par Georges Duplessis, conservateur du cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, pour différents ouvrages, on peut citer en particulier une histoire de la gravure en France ou encore ' L'oeuvre d'Albert Dürer ' (Paris : Armand-Durand, s.d.). Georges Duplessis s'adressa également à Amand-Durand pour réaliser le fac-similé de l'ouvrage de Boyvin, ' Le livre de bijouterie de René Boyvin, d'Angers ', imprimé à Paris en 1575. Ce fac-similé fut imprimé en 1876 avec 16 pages de textes et 20 planches en héliogravure. Amand-Durand signe ses oeuvres d'un monogramme rouge au dos des documents. REMBRANDT : REMBRANDT Harmenszoon van Rijn, habituellement désigné sous le nom de Rembrandt (15 juillet, 1606 - 4 octobre, 1669) est généralement considéré comme l'un des plus grands peintres de l'histoire de l'art baroque européen, et le plus important des peintres néerlandais du XVIIe siècle. Rembrandt a également réalisé des gravures et des dessins. Il a vécu pendant une période que les historiens appellent le siècle d'or néerlandais (approximativement le XVIIe siècle), durant laquelle culture, science, commerce et influence politique de la puissante Hollande ont atteint leur apogée. Rembrandt a produit environ 600 peintures, 300 gravures et 2000 dessins. Son goût pour les autoportraits (il en a réalisé une centaine tout au long de sa carrière) nous permet de suivre son évolution personnelle, tant physique qu'émotionnelle. Le peintre se représente sans concession, avec ses défauts et ses rides. Une des caractéristiques majeures de son ouvre est l'utilisation de la lumière et de l'obscurité (technique du clair-obscur), qui attire le regard par le jeu de contrastes appuyés. Les scènes qu'il peint sont intenses et vivantes, dépourvues du formalisme que l'on pouvait rencontrer chez certains de ses contemporains. Ce n'est pas un peintre de la beauté ou de la richesse, il sait montrer la compassion et l'humanité, qui ressortent dans l'expression de ses personnages, qui sont parfois pauvres et âgés. Ses thèmes de prédilection sont le portrait (et les autoportraits) ainsi que les peintures bibliques. Il a fait peu de paysages (cela est moins vrai pour l'ouvre gravé) ou de thèmes mythologiques. Sa famille proche - Saskia, sa première femme, son fils Titus et sa deuxième femme Hendrickje - apparaissent régulièrement dans ses peintures, dont l'inspiration est le plus souvent mythologique, biblique ou historique. Rembrandt aime aussi représenter des scènes de la vie quotidienne, des groupes sociaux.

Ecole-pays

France, Hollande

Période de création

19e siècle

Période de l’original copié

17e siècle

Matériaux - techniques

héliogravure, papier

Mesures

Hauteur avec cadre en cm 61 ; Largeur avec cadre en cm 45 ; Hauteur en cm 56 ; Largeur en cm 40

Inscriptions

Monogramme

Précisions inscriptions

Cachet, au dos de l'œuvre, monogramme à l'encre rouge : AD

Etat du bien

Bon état

Précisions sujet représenté

Ce thème, qui jouit dans l'histoire de l'art d'une longue tradition iconographique, n'apparaît pas dans les Évangiles. La source textuelle la plus utilisée en est la Légende dorée de Jacques de Voragine, selon laquelle un ange apparut à la Vierge et lui annonça sa mort prochaine. Marie lui demanda que les apôtres, qui prêchaient l'Evangile aux quatre coins du monde, viennent auprès d'elle et se chargent de l'ensevelir, et voilà que tous furent ainsi miraculeusement transportés par la voie des airs jusqu'à la montagne de Sion, au chevet de la Vierge qui se mourait. Dans cette estampe, Rembrandt représente les deux points forts du récit : l'apparition de l'ange accompagné de l'Enfant Jésus et le moment même de la mort. Rembrandt a conçu la scène comme s'il s'agissait de la mort d'une reine entourée de sa cour, et non pas de celle de Marie entourée des apôtres dans son humble maison de Béthanie. Tout contribue à cet effet : le décor de la pièce, ornée de grandes tentures et de moelleux tapis, le lit à baldaquin somptueux, digne d'un palais, et la présence de trois personnages richement vêtus, de plus petite taille que le reste des figures : l'un assis en train de lire l'Écriture sainte, le grand prêtre au chevet de la Vierge et la femme au pied du lit. Ils forment un triangle que délimite le lit sur lequel gît la Vierge, et ils font que le regard est nécessairement centré sur la lumineuse figure de Marie, honorée comme la mère de Dieu et la reine des cieux.

Source représentation

Voragine Jacques de : Légende dorée

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de la commune, mode d'acquisition inconnu, Péronne, musée Alfred Danicourt

Date acquisition

2006

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