BAYARD, REVEILS BAYARD (usine) : réveil (à mouvement mécanique)

Identification du bien culturel

N°Inventaire, ancien(s) numéros(s), autres numéros, N° de dépôt

207.08.217

Domaine (catégorie du bien)

horlogerie, métrologie - instruments de mesure

Dénomination du bien

réveil (à mouvement mécanique)

Appellation

nic

Auteur / exécutant / collecteur

BAYARD ; REVEILS BAYARD (usine)

Précisions / auteur / exécutant / collecteur

REVEILS BAYARD : La ' Société des Anciens Etablissements Duverdrey-Bloquel ' devient la Société Anonyme 'Réveils Bayard' le 14 décembre 1962. Elle perdure jusqu'en juin 1984. A partir de février 1907, DUVERDREY & BLOQUEL donnent l'appellation 'réveils Bayard', et cela bien avant que la marque 'Bayard' ne soit déposée en 1928. La S.A Jaeger devient en 1978 actionnaire majoritaire de la S.A 'Réveils Bayard' . En tant que filiale de la S.A Jaeger, la société 'Réveils Bayard' fait alors partie du groupe Matra-Horlogerie

Période de création / exécution

2e quart 20e siècle

Millésime de création / exécution

1925

Matériaux et techniques

tôle, embouti, galvanoplastie, nickelé, vernis, verre

Mesures

Longueur en cm 11.2 ; Epaisseur en cm 5.5 ; Hauteur en cm 14.5 ; Diamètre en cm 11.2

Inscriptions

marque de fabrique (français), inscription (anglais)

Précisions sur les inscriptions

marque de fabrique, Au centre du cadran : BAYARD NIC ; inscription, En bas du cadran : MADE IN FRANCE

Description

Il s'agit d'un réveil Bayard modèle Nic équipé du mouvement A, avec porte-échappement. Le mouvement mécanique est logé dans un fond de boîtier en tôle emboutie vernie bleue marine de 11.2 cm de diamètre. Le boîtier est fixé sur un boîtier-lunette de 11.2 cm de diamètre, en tôle emboutie vernie bleue marine. Au sommet du réveil, se trouve une bélière nickelée et un bouton 'arrêt réveil'. L' ensemble repose sur deux pieds boules nickelés. Le cadran blanc est composé de chiffres arabes noirs et possède deux aiguilles noires en forme de lance. Au niveau du chiffre '12', se situe un cadran de réveil avec son aiguille noire en forme de poire. En bordure de cadran, une graduation indique les minutes

Contexte historique

Historique – Objets associés

En 1867, Albert Villon fonde son premier atelier d'horlogerie à Saint-Nicolas d'Aliermont, future maison Bayard. Il se spécialise dans la pendule de voyage et la montre de marine. D'abord associé à Dessiaux jusqu'en 1883, il se rapproche ensuite de Paul Duverdrey et Joseph Bloquel, collaborateurs puis successeurs en 1902. Afin d'assurer sa succession, Albert Villon fonde, en 1896, la société au nom collectif ' Albert Villon, DUVERDREY & BLOQUEL '. A son départ en 1902, la société devient société en nom collectif ' Duverdrey et Bloquel '. Le 2 décembre 1916, la société devient une Société anonyme nommée ' Société des Anciens Etablissements Duverdrey-Bloquel ' (dont la durée est fixée à 5 ans). Le nom subsiste jusque dans les années 1960. On retrouve ces évolutions dans les marques de fabrique, les platines des mouvements ou les boîtiers sont tout d'abord estampillés d'un petit lion passant depuis l'époque du fondateur Albert Villon. A partir de février 1907, DUVERDREY & BLOQUEL donnent l'appellation 'réveils Bayard', et cela bien avant que la marque 'Bayard' ne soit déposée en 1928. Progressivement, la société se spécialise dans la production de masse de réveille-matin. Les années de la première guerre mondiale sont déterminantes dans cette évolution. Sur le modèle américain, l'usine se modernise et des méthodes de travail rationnelles s'imposent avec le travail en série. Les Grands Réveils (Sonnfor, Tapageur, Bayard-Bayard) ont un énorme succès. D'autres calibres très appréciés connaissent une production intensive comme le réveil Bijou et plus tard dans les années 1930, le célèbre réveil animé. Sous la direction de Raphaël Hennion, à partir de 1947, se sont les années fastes de Bayard. Les 600 employés de l'entreprise fabriquent 4000 mouvements par jour, des réveils mécaniques comme le Bijou, le Viking, le Stentor mais aussi la Mignonnette, réveil de voyage et les mouvements dits ' huitaine ' qui équipent les pendules murales. À la fin des années 1950, l'usine référence désormais ses productions par des lettres. Par exemple, les réveils mécaniques 30 heures (calibre G) à répétition sont appelés GR (' R ' pour répétition). Dans les années 1960, la société prend le nom de ' Réveils Bayard ' et c'est le passage à l'électronique avec Edmond Forest. En 1964, les établissements Bayard s'agrandissent en achetant l'usine de la Société Industrielle de Décolletage Automatique (au 120 rue robert Lefranc à Saint-Nicolas d'Aliermont), construite en 1939 sur requête de robert Duverdrey, patron de Bayard. Cette usine constitue le second site Bayard, et le lieu de fabrique des cadrans et aiguilles d'horlogerie en utilisant des peintures luminescentes à base de radium 226. La totalité des ateliers font près de 15 000 m² et la société compte environ 800 travailleurs. En 1967, Bayard fabrique 1 200 000 mouvements par an. La société éprouve ensuite des difficultés à se convertir à l'horlogerie électrique. La mévente des réveils à l'international et la concurrence entraînent une baisse de la production. Le mardi 24 janvier 1984, les 250 employés de l'entreprise sont avertis du dépôt de bilan de la Société des Réveils Bayard. Les deux tentatives de reprises par la Société nouvelle des Réveils Bayard en juin 1984, puis par la Centrale d'Horlogerie Bijouterie Laval en mars 1987, se soldent par un échec et la liquidation définitive des biens est prononcée le 13 mars 1989. La marque Bayard a été achetée dans les années 1990 par la société Spiero Horlogerie fondée en 1919 et qui fabrique notamment une gamme de réveils sous la marque Bayard

Lieu de création / d’exécution / d’utilisation

France, Haute-Normandie, Saint-Nicolas-d'Aliermont (lieu d'exécution)

Utilisation / Destination

mesure du temps

Précisions sur l’utilisation

Mécanisme à porte échappement, ce qui signifie que l'échappement est fixé sur une platine rapportée

Informations juridiques

Statut juridique

propriété de la commune, achat, Saint-Nicolas-d'Aliermont, musée de l'Horlogerie Aliermontaise

Date d’acquisition

2007

Ancienne appartenance

Béhague Alain

Localisation

Saint-Nicolas-d'Aliermont ; musée de l'Horlogerie Aliermontaise