La Bataille de Cassel de 1677

Identification du bien culturel

N°Inventaire

C.996.2.1

Domaine

peinture

Dénomination

tableau

Titre

La Bataille de Cassel de 1677

Auteur

anonyme

Ecole-pays

Flandre

Période de création

17e siècle

Matériaux - techniques

toile, peinture à l'huile

Mesures

Hauteur en cm 112.4 ; Largeur en cm 178.3 ; Profondeur en cm 2.7 ; Hauteur avec cadre en cm 132.5 ; Largeur avec cadre en cm 199

Etat du bien

Bon état, Complet

Précisions sujet représenté

Le premier plan, animé de nombreux personnages, est situé en deçà du campement des armées françaises rassemblées entre le 6 et le 10 avril 1677 aux environs d'Ebblinghem. A droite des fantassins ou des paysans, grimpés sur des troncs d'arbres déchiquetés et juchés sur un toit assistent aux événements en manifestant leur enthousiasme. Au centre, un aide de camp conduit un cheval chargé de ce qui pourrait être les biens abandonnés par les troupes du prince d'Orange après leur défaite. A gauche, deux estafettes à cheval coiffées de turbans transmettent les ordres de deux cavaliers coiffés de chapeaux à plumets, dont l'un serait Monsieur et l'autre le duc de Luxembourg ou le maréchal d'Humières. De ce promontoire, au mont Cassel figuré à l'arrière-plan, s'étale une vaste plaine représentée à vol d'oiseau à la manière des cartes géographiques. Les tentes de l'armée de Hollande, rigoureusement alignées au pied de Cassel et protégées par un bras de la Peene, barrent l'horizon qui s'étend jusqu'à la mer.#La relation de la Bataille par De Smyttère, combinée aux sources iconographiques, permet de reconnaître les mouvements des troupes françaises et hollandaises et de situer précisément les lieux de leur affrontements. A gauche au deuxième plan, les troupes du Prince d'Orange marchant sur Saint Omer sont repoussées par les armées françaises et incendient l'abbaye de la Peene, couvent des moines de l'ordre de Saint Guillaume le 10 avril. Le lendemain, les armées hollandaises franchissent la Peene, et, bloquées par la Lyncke dont elles semblaient ignorer l'existence péripétie de la journée est celle de l'attaque de la gauche hollandaise par d'Humières. Ce mouvement, qui fut un échec est figuré au deuxième plan du tableau, à gauche du moulin. La dernière phase est celle de l'attaque générale des Français sous les ordres de Monsieur. Par le nombre des troupes en présence, leur nature - infanterie, artillerie et cavalerie - les explosions et les fumées, le peintre a tenu à rendre compte de la violence des combats et du mouvement de tenaille opéré par les armées françaises. La déroute des Hollandais, poursuivis jusqu'à Steenvoorde par la cavalerie de Monsieur et du duc du Luxembourg, est figuré à l'arrière plan, à la gauche du tableau. (source : RKD, 2009)

Contexte historique

Historique

La toile qui peut être attribuée à l'entourage de Pieter Snayers reproduit assez fidèlement les différents épisodes de la bataille de Cassel tels qu'en rendit compte pour Louis XIV Adam Van der Meulen et que Sébastien Le Clerc reproduisit en gravure d'après l'oeuvre de ce dernier.

Lieu de création/utilisation

France, Nord de la France, Flandres (lieu de création)

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété du département, Nord, achat en vente publique, musée départemental de Flandre

Date acquisition

1996

Informations complémentaires

Exposition

2003, Défense d'afficher#2006, Paysage de Flandre, De l'infiniment petit à l'infiniment grand

Bibliographie

Paysages de Flandre, 2006 (Notice 17, page 68)

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