Sainte Régine d'Alésia ; Santa Regina de Alise

Identification du bien culturel

N°Inventaire

2001-5-1

Domaine

dessin

Dénomination

tableau

Titre

Sainte Régine d'Alésia ; Santa Regina de Alise

Précision auteur

PACHECO : Sanlúcar de Barrameda, 1564 ; Séville, 1644 ; nationalité : Hispanique

Ecole-pays

Espagne

Période de création

1er quart 17e siècle

Millésime de création

1604

Mesures

Hauteur en m 0.306 ; Largeur en m 0.174

Inscriptions

Annotation, signature

Précisions inscriptions

Annotation, en haut à gauche : S.REGINA. ; signature, en bas à droite : 1604

Description

Pierre noire et plume avec encre sépia, aquarelle sépia, touches de blanc de céruse sur papier préparé sépia et huile

Etat du bien

Bon état

Précisions sujet représenté

Sainte Régine est représentée en pied, de profil , couronnée de laurier et surmontée d'un nimbe. Elle tient d'une main la palme de son martyre et de l'autre une fleur d'où sort un enfant. Son vêtements dans le style d'un péplos antique paraît agité par le mouvement du personnage

Contexte historique

Historique

Ce dessin doit être mis en étroite relation avec son pendant, acquis un an plus tôt, Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus. Benito Navarrete Prieto a bien mis en évidence les similitudes entre les deux pièces : même format, même technique spécifique du traitement du papier peint à l'huile avec des rehauts de blanc fait de gesso (préparation à base de plâtre, cf. Pacheco, Arte de la Pintura). Alors que l'iconographie de Sainte Anne s'avère traditionnelle, celle de Sainte Régine demeure rare à Séville dans les années 1600-1630. La Sainte martyre, originaire d'Alésia en Bourgogne (Alise-Sainte-Reine), aurait été exécutée en 252 Apr. J.C. sur l'ordre d'Olibrius, préfet des Gaules qui souhaitait l'épouser et qu'elle avait repoussé au nom de sa foi chrétienne. La jeune femme couronnée de lauriers et nimbée tient la palme du martyre ainsi qu'une fleur d'où sort un enfant, iconographie elle-aussi médiévale que l'on retrouve sur certaines boiseries de choeur. Le peplum à l'antique que porte la sainte est figuré en mouvement, comme agité par le vent. Du point de vue des sources nous pouvons citer, comme Benito Navarrete, les gravures de Martin de Voos ainsi que Luca Cambioso sans parler, plus tard, des Vierges en procession de Zurbarán pour le Nouveau Monde. Les deux dessins doivent ainsi être rapprochés du retable de l'église San Onofre à Séville, daté de 1606 où l'on trouve une Sainte Anne et une Sainte Marie-Madeleine très semblables. Nous pouvons donc reprendre l'idée même d'une série préparatoire exécutée en vue de la réalisation d'un retable non localisé. Ainsi avec le Christ servi par les anges et le Jugement Dernier, Franscisco Pacheco est représenté de façon éminente dans les collections castraises. JLA

Lieu de création/utilisation

Espagne, Andalousie, Séville (lieu de création)

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de la commune, achat avec participation, Castres, musée Goya

Date acquisition

2001

Ancienne appartenance

Crispian Riley-Smith

Informations complémentaires

Exposition

MADRID, BILBAO, 2002/2003, Obras Maestras Españolas del Museo Goya de Castres.

Bibliographie

Obras maestra del museo Goya. Madrid du 8 octobre au 1er décembre 2002 et Bilbao du 18 décembre 2002 au 23 février 2003, organisée par BBVA. (pp.158-159, 216)