Le Triomphe de Tétricus

Identification du bien culturel

N°Inventaire

2000.33.1 ; Sans numéro (Numéro au musée des Augustins)

Domaine

sculpture

Dénomination

bas-relief

Titre

Le Triomphe de Tétricus

Période de création

2e quart 19e siècle

Millésime de création

1833

Matériaux - techniques

marbre

Mesures

Hauteur en cm 85 ; Largeur en cm 108 ; Epaisseur en cm 10

Description

Debout dans un quadrige (char tiré par quatre chevaux), couronnés de laurier, l'empereur Tetricus I portant un globe surmonté d'une Victoire et son fils, le César Tetricus II, tenant un sceptre consulaire, se dirigent vers un arc de triomphe en l’honneur de leur victoire contre les Goths, à Bordeaux, en 272. De nombreuses inscriptions latines aux mots largement abrégés entourent la scène. Tetricus est un empereur usurpateur qui gouverna les Gaules entre 271 et 274. Il fut finalement stoppé par l’empereur romain Aurélien, en 274. Ce relief est un faux. Le sculpteur et archéologue Théodore Chrétin prétendit l'avoir découvert en 1833 dans la villa romaine de La Garenne, à Nérac (Lot-et-Garonne). Après avoir trompé une partie du monde savant de son temps, il avoua, en 1835, l'avoir lui-même réalisé. Marie Nonclercq, 2016. ; Debout dans un quadrige, couronnés de laurier, l'Auguste Tetricus I portant un globe surmonté d'une Victoire et le César Tetricus II tenant un sceptre consulaire se dirigent vers un arc de triomphe. De nombreuses inscriptions latines aux mots largement abrégés " annoncent qu'aux ides d'avril de l'an 1025 de Rome [c'est-à-dire 272 après J.-C.] les deux Tetricus triomphèrent pour la seconde fois à Bordeaux, et que le sénat et le peuple Romain-Gaulois, leur décernèrent cet honneur ; elles montrent que les deux Tetricus possédaient, lors de ce second triomphe, l'autorité proconsulaire, et que Pivesuvius Tetricus était, en outre, Censeur perpétuel, dignité qui avait apparemment été rétablie depuis peu, car les monumens n'en font point mention depuis le règne de Domitien ; suivant l'une d'elles, le monument qui nous occupe, placé dans le temple de Jupiter protecteur, victorieux, et de la Victoire, situé dans la forteresse (de Nerae Aquae ?) fut fait avec magnificence, et d'après un Décret des Décurions, aux frais du trésor public et avec le consentement du peuple, et la cérémonie eut lieu le premier des ides de mai, un mois après la pompe du triomphe ; elles nous apprennent que l'empereur avait rétabli la discipline dans l'armée, et dans la flotte, détruit les fortifications élevées par les révoltés sur les Alpes et les bords de l'Eridan ; pardonné aux rebelles, rendu le droit de municipe aux villes qui l'avaient perdu, remis le reste des confiscations et une partie des impôts, concouru à exterminer les Goths, déjà vaincus par le Divin Claude, fondé cinq colonies, dix villes, renouvelé ou réparé sept voies et trente-un temples, avec le prix des dépouilles de l'ennemi ; rétabli dans un état prospère l'Afrique, l'Espagne, la Gaule, la Batavie, la Bretagne, fortifié trente-trois villes sur les frontières des barbares et purgé la mer des pirates qui l'infestaient ; enfin, selon la dernière, le sénat Gallo-Romain était composé de huit cents patriciens, savoir : deux cents chevaliers, deux cents membres désignés par l'empereur, et quatre cents plébéiens élus par le peuple, et ce sénat se divisait en cinq curies ou sections, chacune composée de cent soixante membres, qui, pendant les mois d'avril et de mai, se réunissaient pour veiller à l'administration publique, à Carthage, Hispalis [Séville], Bordeaux, Aquisgranum [Aix-la-Chapelle] et Eboracum ou York. " C'est ainsi qu'Alexandre du Mège les traduisit et commenta dans l'étude qu'il en publia dans les Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France (t. II, années 1834-1835).

Précisions sujet représenté

Victoire contre les Goths en 272

Contexte historique

Historique

Faux bas-relief antique. Le sculpteur et archéologue Théodore Chrétin prétendit l'avoir découvert en 1833 dans la villa romaine de La Garenne, à Nérac (Lot-et-Garonne). Après avoir trompé une partie du monde savant de son temps, il avoua en 1835 l'avoir lui-même réalisé.

Découverte / collecte

(Toulouse et Nérac, lieu de découverte)

Précisions découverte

Alexandre du Mège, qui étudia cette oeuvre comme une sculpture romaine authentique, reconnut, après une importante polémique, son erreur et avoir été dupe de la tromperie de T. Chrétin. Mérimée crut aussi à l'authenticité des sculptures et inscriptions réalisées par Chrétin. D. Cazes (avril 2001).

Informations juridiques

Statut juridique

propriété de la commune, transfert, Toulouse, musée Saint-Raymond

Date acquisition

1995 acquis

Ancienne appartenance

Collection publique, Musée des Augustins

Informations complémentaires

Exposition

Journées européennes du Patrimoine musée Saint-Raymond, Toulouse, 20/09/2003 - 21/09/2003 Au musée Saint-Raymond tout est vrai ou presque !, musée Saint-Raymond, 04/2018 - 12/2018, Chaque mois une oeuvre est sortie des réserves et exposée dans les salles du musée

Bibliographie

Du Mège (Alexandre), Bas-relief représentant le second triomphe des deux Tétricus, dans Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, 1836, tome II, années 1834-35, pp. 143-152