La Chasse aux oiseaux ; Chasse à la pipée

Identification du bien culturel

N°Inventaire

1914.5.22 ; Peinture n°141 (Catalogue Masson 1879) ; 16 (Inventaire collection Gibert)

Domaine

peinture

Dénomination

tableau

Titre

La Chasse aux oiseaux ; Chasse à la pipée

Auteur

anonyme

Ecole-pays

France

Période de création

18e siècle

Matériaux - techniques

peinture à l'huile, toile

Mesures

Hauteur avec cadre en cm 63 ; Largeur avec cadre en cm 78.5 ; Largeur en cm 50.5 ; Hauteur en cm 65

Inscriptions

Inscription

Précisions inscriptions

Ancien cartel, sur le cadre : CHASSE AUX OISEAUX . _ / Tableau populaire XVIII° s.

Etat du bien

Bon état, Complet

Contexte historique

Historique

Attribué à Boucher dans le catalogue Masson (1879). Il serait plutôt l'oeuvre d'un suiveur. Avis de Stéphane Loire (Conservateur en chef au département des Peintures Musée du Louvre, 09/05/2016) : 'Ce tableau est probablement inspiré par des créations peintes ou gravées de François Boucher (1703-1770). ' Confirmé par Nathalie Volle (INHA). L'oeuvre représente une chasse au filet. Dans ce type de chasse, on attirait les oiseaux en contrefaisant leur chant ou à l'aide d'appeaux ; un filet fin était tendu dans un endroit dégagé, il était presque invisible pour les oiseaux qui s'y prenaient et étaient ensuite récupérés à la main par le «chasseur». Cela permettait notamment de capturer sans les blesser des oiseaux chanteurs (comme des chardonnerets) pour les mettre en cage. Ce n'est pas une chasse à la pipée (à la glu) malgré l'ancien titre donné à l'oeuvre. François Boucher (1703-1770) est connu pour ses scènes de la vie champêtre où de jeunes nobles déguisés en pâtres et en bergères se livrent galamment à leurs amours dans une nature très idéalisée. Vers le milieu du XVIIIe siècle le genre pastoral connaît un véritable succès auprès du public parisien et envahit tous les arts. Cette mode trouve son origine dans la redécouverte au XVIe siècle de la littérature arcadienne. La poésie antique décrivait en effet l'Arcadie, cette région bien réelle du centre du Péloponnèse, comme un lieu primitif et idyllique où les hommes vivaient en harmonie avec la nature. Mais ici les personnages, sans être de rustiques paysans (la femme qui se tient debout a la peau claire de ceux qui ignorent les travaux d'extérieur), sont moins raffinés que les nobliaux mis en scène par Boucher, et le modelé des visages, notamment, n'est pas aussi soigné. Pour autant, le peintre utilise pour les vêtements une palette colorée faite de jaunes, bleus et rouges vifs que l'on retrouve chez Boucher. Il s'agit sans doute d'un suiveur qui s'est inspiré assez librement des Charmes de la vie champêtre ou de la Chasse chinoise de Boucher qui représente aussi une scène de chasse au filet. Ce tableau fait partie du legs Gibert. Il a longtemps été considérée comme perdu : il ne figurait même plus à l'inventaire du musée en 1988. Les recherches réalisées à l'occasion du récolement décennal on permis de retrouver sa trace : il avait été mis en dépôt aux Archives départementales, probablement depuis le début des années 1960. Il est revenu au musée Denys-Puech en 2012.

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de la commune, attribution, Rodez, musée Denys-Puech

Date acquisition

1914

Ancienne appartenance

Collection privée, GIBERT François ; Ville de Rodez

Informations complémentaires

Exposition

Musée Denys-Puech. (Avril à juin 2016 à l'occasion de la restauration du tableau.)

Bibliographie

Catalogue Masson, 1879 (Peinture n°141 p 33)

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