Portrait d'Adrienne Lecouvreur en Cornélie

Identification du bien culturel

N°Inventaire

899.11.1505 ; 964 (Testament de Madame Garinet) ; 46 (Inventaire Collard)

Domaine

estampe

Titre

Portrait d'Adrienne Lecouvreur en Cornélie

Précision auteur

DREVET : Paris, 1663 ; Paris, 1738 ; COYPEL : Paris, 1694 ; Paris, 1752

Ecole-pays

France

Période de création

18e siècle

Période de l’original copié

18e siècle

Matériaux - techniques

papier vergé, burin

Mesures

Hauteur de la feuille en cm 43.3 ; Largeur de la feuille en cm 31 ; Hauteur à la cuvette en cm 41.5 ; Largeur à la cuvette en cm 29.7

Inscriptions

Signature, inscription, lettre

Précisions inscriptions

Signature, en bas à droite : Gravé par P. Drevet ; signature, en bas à gauche : Peint par Ch. Coypel ; inscription : Dans l'ovale du médaillon : ADRIENNE LE COUVREUR Morte à Paris le 20e mars 1730 agé de trente sept ans ; lettre : C'eft peu de voir icy, pour attendrir vos cours, / Les cendres de Pompée & Cornelie en pleurs, / Reconnoiffés, pleurés cette Actrice admirable / Qui n'eut point de modele & fut inimitable.

Description

Burin sur papier vergé

Contexte historique

Historique

Il existe trois états de ce portrait d'après Coypel dont une version en réduction qui fut gravée par Jean-Baptiste Grateloup (Dax 1735 - id. 1817).Par rapport au tableau qui servit de modèle, le graveur a ajouté un cadre ovale posé sur un piédestal et appuyé à un mur de pierre. D'après Georges Monval , le quatrain qui figure sous le médaillon aurait été composé par Rémond de Saint-Médard. Adrienne Lecouvreur (Damerie 1692- Paris 1730), considérée comme l'une des plus grandes tragédiennes de son temps, est représentée en buste, de face, sous les traits de Cornélie dans La Mort de Pompée de Corneille. Charles Antoine Coypel, peintre du roi ne fut pas le seul portraitiste de la tragédienne, Nicolas de Larguillère, Fontaine, Jean-Baptiste Van Loo et à la fin du XVIIIe siècle Isabey nous offrent d'autres versions de sa physionomie. Les musées de Châlons conservent un portait anonyme du début du XVIIIe siècle provenant de la collection Picot et réputé reproduire ses traits. L'estampe prit le relais de ces grands peintres reproduisant ou réinterprétant de multiples manières ces modèles pendant près de deux siècles. Si aucune étude sur ces témoins iconographiques de la notoriété de l'actrice n'a été tentée, l'important fonds de la bibliothèque municipale de Reims donne une idée de ce foisonnement . Les inventaires des musées châlonnais répertorient quant à eux deux portraits d'Adrienne Lecouvreur gravés au XVIIIe siècle et deux lithographies. Cette célébrité durable tient à son immense talent et aux triomphes qui la portèrent au sommet des arts de la scène, célébrité qui la fit cotoyer les plus grands esprits et les personnages les plus puissants comme Voltaire ou le maréchal de Saxe. Son souvenir persista longtemps à travers une abondante imagerie. Sa mort, encore jeune, dans des conditions obscures, et l'outrage que subit sa dépouille, inhumée de nuit dans un terrain vague sur les berges de la Seine, l'Eglise refusant alors d'offrir aux comédiens une sépulture chrétienne, lui confèra le statut d'héroïne romantique. Nous éprouvons beaucoup de perplexité devant ces versions toutes dissemblables des traits que l'on a prètés à Adrienne Lecouvreur, impression confirmée par Monval qui n'en reconnait aucun de ' fidèle ou d'original '. Parmi tous les modèles que fournissent la peinture et le dessin, c'est le pastel de Coypel qui fut le plus souvent décliné, reproduit ou réinterprété, et tendit ainsi à devenir l'image de référence admise de l'actrice.

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de la commune, legs, Châlons-en-Champagne, musée des beaux-arts et d'archéologie

Date acquisition

1899 entrée matérielle

Ancienne appartenance

Collection privée, Garinet Marguerite-Victoire, 1899 ; Collection privée, Garinet Jules, 1877

Portrait d'Adrienne Lecouvreur en Cornélie_0